Le canton de Berne (Suisse) a demandé pardon aux anabaptistes-mennonites pour les persécutions contre ces chrétiens par cet état protestant dans l’histoire. Les mennonites ont accepté leur demande de pardon. Plus encore, ils s’excusent.

Citation: Nous admettons la faute résultant de la recherche de normes de vie et de communauté – orientées sur la vie de Jésus – ayant donné lieu dans bien des cas à des formes égoïstes de suffisance et à des prétentions de supériorité morale injustifiées. L’aspiration à une vie conforme à l’Évangile de Jésus Christ et à une vie commune agréable pour tous dans notre pays n’a pas toujours été recherchée dans la paix. Avec l’octroi du pardon nous nous engageons dès lors à nous questionner de manière critique sur les conséquences d’une attitude non – conformiste dans le passé et le présent. (Fin de citation)

Le texte dit deux phrases très, très différentes:

1° Nous admettons la faute résultant de la recherche de normes de vie et de communauté – orientées sur la vie de Jésus – …
2°L’aspiration à une vie conforme à l’Évangile de Jésus Christ …

Je vous invite à lire par exemple, « L’Église Mennonite ou anabaptiste en pays Neuchâtelois » auteur: Ch et Cl Ummel. On y découvre beaucoup d’humilité. Les auteurs du livre ont réellement pardonné les exactions commises dans le passé. Et pourtant, ils sont forcément au courant de beaucoup de « détails ».
La première chose que l’on lit entre les lignes de ce livre, c’est une très grande foi et beaucoup de souffrance. On y voit aussi partout la main de Dieu, qui PROTÈGE ses enfants.

Le mouvement anabaptiste a émergé en parallèle du protestantisme dans les années 1525. Il s’en diffère principalement par le fait de croire que naître dans un état protestant ne rendait personne chrétien sans une réelle conversion-transformation du coeur produisant à partir des pensées, un comportement découlant de la foi chrétienne.

Tout comme les protestants, les anabaptistes possédaient la Bible en langue courante, alors qu’elle était interdite par l’inquisition. Pour cela, ils ont été constamment persécutés et souvent brûlés sur les bûchers. Souhaitant ne pas faire baptiser leurs bébés par les États, qu’ils soient protestants ou catholiques, les anabaptistes seront noyés dans la Limmat, rivière bordant Zurich en Suisse, par la Commune de cette même ville et indirectement par les réformés de cette ville, dont Ulrish Zwingli.

Sous leur égide, en janvier 1525, la ville de Zurich devient commune protestante et interdit les réunions pour étudier la Bible. Les réformateurs Félix Mantz, Guillaume Reublin, Georg Blaurock, Conrad Grebel, et Georges Cajacob se réunissent pourtant avec d’autres chrétiens et se baptisent les uns, les autres. Conrad Grebel est mis en prison, Georg Blaurock chassé de la ville, et Félix Mantz noyé. Plusieurs personnes seront noyées en réaction à leur baptême. Bien d’autres anabaptistes furent emprisonnés ou chassés de la ville protestante de Zurich.

Rejetés de toutes part, persécutés, une partie des anabaptistes a été récupérée politiquement et a pris les armes. D’autres, ont eu la possibilité de fuir. Ils se sont réfugié dans les montagnes (notamment dans celles du Canton de Berne en Suisse).

Béréenne attitude