Passer d’une mode à l’autre, d’un groupe à l’autre, d’une philosophie à une autre, de la énième vague de Toronto à la suivante, est très facile.

Passer d’une petite assemblée, au catholicisme ou encore d’une grande assemblée à une église de maison aussi.

Changer de mode, de groupe, de raisonnement, de leader … et pourtant ne jamais arriver à l’évangile de Jésus-Christ.

Les apotres nous parlaient déjà au tout début de l’Eglise d’être emportés à tout vent de doctrine. De se laisser porter par le courant d’une mode ou d’une autre. De suivre l’une ou l’autre personne … mais toujours pas Jésus-Christ.

Vers qui sommes-nous dirigés ?

Et nous-mêmes vers qui dirigeons-nous les autres ?

Vers le livre de x ?

Vers le blog de z ?

Vers le groupe a, l’église b?

Vers un leader ou vers Dieu ?


Soyons attentif lorsque les autres nous recommandent ceci ou cela. Est-ce que la personne prend le temps de nous amener à Dieu « en personne », car elle-même est très proche de Dieu? Est-ce qu’après l’avoir entendue, nous sommes plus proche de Dieu? Ou bien, nous avons soudain le sentiment qu’il nous manque quelque chose, que nous nous sommes trompés, que nous ne sommes pas digne de Dieu, que nous aurions besoin de premièrement avoir tel ou tel « déclic » avant de pouvoir aller à Dieu, etc, etc?

Soyons toujours très attentif à nos pensées, juste après avoir écouté « le conseil » (ou la prière, etc) d’une personne. Sommes-nous humble et dans la joie de Dieu? Culpabilisé? Avons-nous soudain le besoin de quelque chose?

Si la personne crée en nous un besoin, est-ce que réellement le but de la personne est de nous rapprocher de Dieu?

La personne nous laisse-t-elle dans la paix avec une plus grande soif de Dieu? Ou bien avons-nous soudain soif de réussir, de devenir riche, etc?

Avons-nous plus confiance en Dieu ou bien nous sommes soudain satisfaits de nous-même et avons soif de nous épanouir? Nous sommes soudain « le centre de l’attention » et Dieu devient très petit. Nous ne penserions pas même à rechercher sa Volonté pour nous.

Nous pourrions tout autant avoir soudain soif d’ambiances, de rencontrer des gens, soif de musique, de rituels, etc.

Soudain nous nous représentons une certaine situation qui nous avait apporté « une sécurité » (ou une joie) (ou les deux ensembles) … aussi, ce n’est toujours pas placer notre confiance en Dieu, être dans la joie de Dieu, dans la sécurité de Dieu mais placer notre confiance dans un environnement particulier.

Pour transmettre la soif de Dieu, il faut avoir Dieu soi-même. Et plusieurs parlent parfois de « choses chrétiennes » mais comme si Dieu était très, très lointain. Et parfois nous aveuglent.

Est-ce que la personne remet en question notre foi? L’Évangile même?


Et nous?

Vers qui, vers quoi, dirigeons-nous les autres? Leur apportons-nous réellement Jésus-Christ? Ou bien leur apportons-nous une mode, un leader, notre groupe, notre raisonnement logique, notre bonne ambiance, etc, etc.

Prenons-nous le temps de réellement prier pour la personne, quel est notre but en lui parlant? Réellement?

C’est très révélateur car cela démontre en quoi nous plaçons nous-même notre confiance: en l’Homme, en nous-même, dans une église, un frère, un leader,  telle pratique, tel rituel, telle ambiance, etc. On peut même placer notre confiance dans la prière, la louange, ce qui n’est toujours pas placer notre confiance (avoir foi) en Dieu lui-même.  Ou encore placer notre confiance dans notre propre foi uniquement.


Et lorsque nous suivons Jésus-Christ à chaque contour du chemin, une mode ou une autre nous tend les bras, nous proposant une solution facile, bien souvent, mais qui devient très vite un piège. Soudain, nous sommes si loin de Dieu.

Passer d’une doctrine ou d’un leader à JESUS est bien, bien plus difficile. Mais c’est bien Jésus que nous sommes censés suivre et aucunes de ces modes. Aucun leader, aucun.

Passer des livres chrétiens qui ne comportent en eux-mêmes que des échantillons de Bible, passer des commentaires sur la Bible, des résumés de la Bible à La Bible elle-même est bien difficile aussi. Les commentaires ne sont pas la Bible.

Revenir à la doctrine de Christ, Jésus est le chemin (unique), la Vérité, la Vie (entre autre chose) et parfois après avoir débattu sur de nombreux sujets, sans en avoir été édifié, si ce n’est dans notre orgueil d’avoir trouvé un argument que d’autres n’avaient pas relevé est tout aussi difficile.

Revenir à Jésus!

Les modes ont souvent l’apparence d’être reposantes mais ce sont surtout des pièges.

Ou alors venir à Jésus pour la première fois et sortir de toutes ces choses pour aller à Jésus, c’est une conversion, une réelle conversion, qui ne se fait pas en disant une prière mais qui est le fruit d’une réelle révélation de Dieu et d’un réel changement de façon de penser, de priorités, de ‘foi’, de croyances.  Notre conscience, notre coeur sont profondément touchés et durablement.

Dieu devient important et non pas le leader, le livre ou le blog de x, la doctrine z, le rituel a ou le groupe b.

Puissions-nous annoncer Jésus-Christ ! Tous !

J’ai envie de vous dire : ne lisez pas ce blog ne perdez plus de temps à le lire! Mais rapprochez-vous encore plus de Dieu, réellement !


Prions pour les chrétiens que nous connaissons, prions pour les malades, pour les puissants de ce monde, pour nos voisins, nos familles, nos amis, nos collègues de travail, et lorsque nous aurons prié pour tous, alors … et lorsque nous aurons relu les évangiles, relu les lettres des apôtres alors … nous pourrons passer à l’Ancien Testament et premièrement à aimer.

Qui aurait besoin de se savoir tellement aimé de Dieu qu’il a donné Son Fils pour nous sauver ? Qui aurait besoin de notre sourire, d’un thé, d’un encouragement ? Qui aurait besoin d’un soutient matériel, financier, de notre talent de bricoleur, de couturière, de notre repas ?

Et bien avant encore, allons à Jésus. Hors de Jésus-Christ, nous ne pouvons rien faire. Pas même aimer comme Jésus nous a aimé. Car parler d’amour est facile, même parler de choses chrétiennes avec un vocabulaire chrétien est facile. Mais concrètement, réellement aimer comme Jésus-Christ nous a aimé, c’est autre chose.


Savons-nous à quel point nous sommes aimés de Dieu?

C’est LUI le centre et le fondement de tout. L’amour pour le prochain en découle. Mais si l’amour de Dieu concret reçu au travers de Jésus n’est pas la base, de quel « amour » parle-t-on?

Béréenne attitude