Les baptistes dans l’histoire se disaient chrétien car ils avaient fait l’expérience de la nouvelle naissance. Ils considéraient les réformés (pédobaptistes) comme suivant les coutumes de leurs parents, attachés à leurs habitudes et non pas nés d’eau et d’esprit. (Même s’ils étaient baptisés) Ils considéraient donc les réformés comme des non-chrétiens perpétuant des habitudes de chrétiens. Ou bien sur comme des libéraux.

Les uns ont mis l’accent sur l’eau et d’autres sur l’esprit, voyant que naitre d’eau ne donnait pas forcement une naissance de l’esprit.

Dans l’histoire, la question posée était qui est chrétien. Est-ce qu’un état chrétien rend forcement tous ses habitants chrétiens, est-ce que le baptême rend forcement chrétien, est-ce que suivre le culte tous les dimanches rend chrétien, etc.

Les pentecôtistes ont été encore plus loin, préconisant que la nouvelle naissance se reconnaissait au parler en langue.

Aussi ce ne sont souvent pas des vues différentes qui divisaient les protagonistes mais bien le fait de ne pas considérer d’autres comme réellement chrétiens.

Comme les nouveaux convertis étaient parfois instables, d’autres ont fait le contraire et ont mis l’accent sur le fait d’avoir été élevés dans une famille chrétienne, et se sont éloignés des born again les trouvant trop illuminés, ou encore instables, voir trop radicaux, trop « bigots » etc.

La Bible parle du petit troupeau restant ou encore de l’étroitesse du chemin et plusieurs se sont considérés comme faisant partie du petit troupeau rejetant tous ceux qui ne le leur ressemblaient pas. Généralement 2 ou 3 critères plus ou moins subjectifs sont mis en avant pour juger de la foi des uns et des autres.

Ces 30 dernières années, ce ne sont souvent plus les dénominations qui sont répertoriées comme justes ou fausses mais bien chaque personne prise individuellement. C’est à dire, que beaucoup d’évangéliques pensent qu’au sein d’une même église, il y a des enfants de chrétiens qui suivent « par habitude » les rituels de leurs parents sans être eux réellement chrétiens, et toujours que la même église comporte des nés de nouveau, des imposteurs, etc et qu’en chaque église ou presque, on peut trouver la vraie foi chez quelques-uns.

D’autres pensaient au contraire que « tout le monde est chrétien » peu importe son baptême d’eau et son baptême de l’esprit. Que les uns et les autres ont une foi vivante, c’est à dire fluctuante, que les uns tombent et se relèvent, et que dans leur chute, l’esprit n’est plus visible en eux.

Certains catholiques romains pensent que seuls les catholiques romains seront sauvés. Et parmi eux certains pensent que les baptisés catholiques romains seront tous sauvés même ceux qui n’ont jamais mis les pieds dans une église une fois adulte. D’ailleurs plusieurs se sentent assurés de leur salut car ils ont été baptisés enfants. Certains évangéliques pensent la même chose. D’autres évangéliques pensent que car ils se sont un jour repenti et ont levés la main lors d’une soirée d’évangélisation, ils sont sauvés depuis ce jour là même s’ils ne mettent plus jamais les pieds dans une église.

Mais qui donc a l’esprit et qui donc est chrétien, qui donc est sauvé ???

La Bible répond par deux fois à cette question. Les évangiles par « Jésus lui répondit que t’importe ce qu’il adviendra de l’autre, toi suis-moi » et Paul aux Romains au chapitre 6 si je ne m’abuse dit de ne pas se demander qui montera au ciel (c’est en faire descendre Christ)

Béréenne attitude