C’est en tout cas ce que pense un petit coin de la Suisse, le canton-état de Neuchâtel.

En 1530, un grand groupe de chrétiens, et parmi eux, Guillaume Farel, l’un des participant au Cénacle de Meaux, annoncent l’Évangile dans cette région, au péril de leur vie parfois.

Vers 1810-1830, les églises protestantes se vident. Du protestantisme, elles étaient passées au libéralisme de Jean-Jacques Rousseaux, sans Dieu et sans Jésus, Christ.

Les églises évangéliques par contre se sont multipliées. L’église catholique romaine n’existait alors pas du tout dans ce canton. (Dans l’ensemble des cantons protestants en Suisse).

La Suisse fonctionne comme l’Europe ou encore comme les États-Unis. C’est une constitution de plusieurs états-cantons.  Dans l’histoire,  les cantons étaient soit protestants soit catholiques. Les autres étaient interdits dans le dit canton, y compris les évangéliques qui y étaient parfois tolérés.

Les premiers catholiques du canton de Neuchâtel étaient catholiques chrétiens non rattachés à Rome.

Par la suite, plusieurs cantons protestants ouvrir progressivement leurs portes aux catholiques romains.

Puis le canton de Neuchâtel, dont il était question en début d’article, a adopté la liberté religieuse,  comme l’ensemble de tous les cantons Suisse en 1874.

Récemment, l’arrivée de communautés latines italiennes et portugaises notamment, dans les cantons historiquement protestants, a augmenté de façon considérable la population catholique romaine. Il ne reste actuellement, que les congés-fêtes qui sont en fonction de Jésus uniquement (naissance, crucifixion, résurrection, ascension) et pentecôte.

Depuis les années 1850, les évangéliques, dont l’Armée du Salut,  sont représentés en grand nombre dans le canton de Neuchâtel, ainsi que d’autres groupes de chrétiens indépendants (de l’état).

Plusieurs parmi les évangéliques se sont regroupés depuis avec les protestants dans plusieurs cantons de Suisse et ont formé différentes Églises Réformées Évangéliques par canton. Le culte en est principalement protestant bien que plusieurs pasteurs protestants dans l’histoire récente étaient de réels chrétiens.

Deux articles avaient attiré mon attention et j’avais posté deux commentaires dans un blog annexe ne pouvant pas en poster directement sous ces articles.

Mes commentaires

J’ai posé les questions suivantes dans l’un des sites des églises du canton de Neuchatel: paroisse reformee val de travers wordpress com

Béréenne attitude

Bonjour,
Je lisais les titres des deux derniers articles parus sur le site général de L’EREN (Église Réformée Évangélique du canton de Neuchâtel)

Le dernier s’intitule ainsi:
«Liberté religieuse: Une journée de réflexion pour défendre un droit fondamental»
Et l’avant dernier s’intitule ainsi:
« Résultats du concours photo des Églises reconnues »

J’y ai vu une antinomie frappante, et j’ai donc ouvert les deux articles que j’ai lu avec attention. C’est à dire, j’ai regardé les photos de l’un et lu attentivement l’autre! 🙂

La liberté religieuse fait partie de la constitution du canton de Neuchâtel. L’article le souligne en long et en large.

Aussi, utiliser le groupe de mots «églises reconnues», c’est contredire directement ce droit fondamental, car cela sous-entend avec évidence qu’il puisse exister des églises non-reconnues! Reconnaitre ou ne pas reconnaitre une église entrerait dans le cadre du droit fondamental à la liberté religieuse? J’ai beaucoup de peine à suivre les intentions de l’EREN et du canton de Neuchatel. Si l’état reconnait certaines églises et d’autres pas …

Clairement quelles sont les églises reconnues dont votre article parle? Et quelles sont celles qui ne sont pas reconnues comme étant « des églises »? Et plus loin (ou plutot en amont) qui les a reconnu en tant que telle? Si c’est le canton …

Existe-t-il un article sur votre site (ou celui de l’EREN) qui explique cette ambivalence?

Réponse à partir du blog en question: Paroisse Réformée du Val-de-Travers

Les Eglises dites «reconnues d’utilité publique» sont dans le canton de Neuchâtel l’Eglise réformée, l’Eglise catholique romaine et l’Eglise catholique chrétienne, dite aussi vieille catholique.
Il ne s’agit pas d’interdire aux autres d’exister, bien au contraire. C’est un lien historique qui reconnaît à ces Eglises-là leur action au service de la population du canton.
Mais vous adressez à ce blog une question qui concerne la publication du site http://www.eren.ch. N’hésitez pas à poser votre question directement aux adresses de contacts du site que vous consultez 😉

Béréenne attitude
Bonsoir,
Merci d’avoir pris le temps de me répondre. Je souhaitais cette conversation public. Or c’est impossible depuis le site de l’EREN.

J’hésite entre plusieurs réponses. Je vous les donne toutes:
certains seront heureux d’apprendre qu’ils n’ont aucune utilité public …! 🙂
– vous jouez sur les mots …
– étonnamment ???, ce sont les 3 institutions qui dans l’histoire étaient étatiques …
– se pourrait-il qu’un jour, parmi les trois proposées actuellement, une ou plusieurs ne soient plus sur cette liste, mais qu’à la place, une ou plusieurs qui ne sont pas sur cette liste s’y retrouvent? Des églises dont l’ensemble des membres et surtout l’ensemble des responsables sont chrétiens par exemple …

Bonne soirée.
Et merci encore d’avoir répondu.

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