En 2017, en Europe francophone, existe-t-il encore des églises composées uniquement de professants, c’est à dire de chrétiens réels, qui ont pour dieu, réellement Dieu? Les chrétiens semblent de plus en plus comme noyés au milieu de la multitude.

Alfred Kuen a écrit environ 90 livres. Avec d’autres théologiens tels qu’André Loverini, Jacques Buchhold ou encore Sylvain Romerowski, il a participé à la traduction de la Bible en français « La Bible du Semeur ».

Cela représente environ 400 000 livres publiés en français, espagnol, italien et d’autres langues. La Bible dans la version du « Semeur » a été vendue à des centaines de milliers d’exemplaires.

Alfred Kuen a, en particulier, écrit une encyclopédie des difficultés bibliques en plusieurs volumes.

Il a d’autre part été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, en Suisse, pendant  10 ans. Il a également été directeur des éditions Emmaüs pendant de nombreuses années.

Il a écrit le livre: « Quelle église choisir? »

Après ce qui est enseigné, le premier critère d’Alfred Kuen est une église de professants. C’est à dire, de personnes qui croient en Dieu et en Jésus. Des personnes qui lorsqu’elles prient croient que Dieu entend. En premier chacun des responsables-pasteurs. Une église dont les pasteurs croient à ce qu’ils disent. Nous n’en avons bientôt plus aucun en Suisse. La plupart sont libéralistes et ne croient pas aux Écritures de la Bible. Lorsqu’ils prient, ils récitent des prières qui ressemblent à ce que les chrétiens de la démonination ont l’habitude d’entendre.

Ce livre coûte 7.50 euros. Il n’est pas encore sur Internet. Je n’ai pas lu chaque page de ce livre, mais suffisamment pour vous recommander de l’acheter.

Béréenne attitude

Table des matières du livre: « Quelle église choisir? »

Critères principaux

Un enseignement évangélique
Une constitution d’Eglise de professants

Critères secondaires

L’organisation de l’Eglise
La participation de tous à la vie du Corps
La gestion des finances
Le ministère auprès des enfants et des jeunes
Les ministères pour toutes les tranches d’âge et les catégories sociales
L’existence de réunions de prière et de cellules de prière
La pratique des deux symboles que le Seigneur a ordonnés à son Eglise
Le critère géographique
L’action sociale
L’unité de l’Eglise
La communion fraternelle
La discipline
L’évangélisation
L’intérêt missionnaire
L’attitude face à l’oecuménisme
Charismatique ou non-charismatique ?

Autres considérations

Et s’il n’y a qu’une seule Eglise ?


Extrait de la biographie d’Alfred Kuen

En 1939, Alfred Kuen se retrouve avec un mennonite et un baptiste pour prier et lire la Bible. Leur recherche de lieux tranquilles, à l’abri des autres, les mènent dans divers lieux hétéroclites (salle de douches, atelier de menuiserie, serre de jardin…). Leur but est d’appliquer la Parole de Dieu, de mettre en œuvre les principes de l’église primitive. (…)

Leur soif de la Parole, leur authenticité, leur curiosité, leur ouverture, les font piocher dans tous les livres à portée de main, faire des kilomètres à vélo pour rencontrer un chrétien (…)

Après un nouveau camp de travail, cette fois-ci c’est l’armée française qui le réquisitionne et un appel sous les drapeaux l’oblige à retourner en France. Il est envoyé au front pour la libération de l’Alsace. C’est à Mulhouse qu’il va vivre une fois de plus combien Dieu le garde, alors qu’un commandant un peu timbré lui demande « d’aller voir ce qui se passe dans les autres gourbis ». L’armée allemande est en face, les obus tombent à sa droite et à sa gauche… et il s’en sort indemne ! Il traverse d’autres situations périlleuses où il est protégé par Dieu, grâce à des moyens humains parfois cocasses.

«Vous qui le révérez, faites confiance à l’Éternel ; il est pour vous un secours et un bouclier» Ps115.11

En 1945, c’est la fin de la guerre et « Le Groupe » se retrouve à Strasbourg. Il se constitue en église et devient « La Bonne Nouvelle ».(…)

Son premier livre « Que tous soient un », ou encore « Je bâtirai mon Église », en sont des exemples. Stimulé par les questions concrètes de la vie d’église, confirmé par ses expériences sur le terrain, il développe sa compétence sur différents thèmes de fond.(…)
Peu à peu ses ouvrages le font connaître, et il est appelé pour parler dans des églises, des pastorales, des conférences, autant en France qu’à l’étranger. Il intervient aussi comme conciliateur dans des situations délicates. (…)

«Il y a beaucoup de paix pour ceux qui aiment ta parole» Ps119.165

Quand on lui suggère de se ménager et de ne pas « brûler la chandelle par les deux bouts », avec son humour et son petit sourire, il répond par cette phrase célèbre : « Ce n’est pas grave, puisque l’un des bouts est éternel ! »

(…) À 55 ans, âge de sa retraite professionnelle, l’Institut Biblique Emmaüs lui propose de venir en Suisse comme professeur. Il y enseigne 10 ans avec bonheur. À cette époque il devient membre, puis président, de l’Association d’Accréditation Européenne des Écoles Bibliques. Il a la joie de collaborer avec d’autres responsables pour faire progresser la qualité de la formation biblique. Cela lui donne l’occasion d’élargir son champ d’action, de voyager dans divers pays pour visiter les écoles bibliques, d’assister aux conférences de l’Alliance Évangélique Mondiale. Il fera aussi des tournées d’enseignement, des voyages où il apporte la partie spirituelle.

Il prend une deuxième retraite comme directeur des éditions Emmaüs, puis passera à une troisième retraite comme écrivain…(…)

«Non pas à nous, ô Éternel, non pas à nous la gloire,
mais à toi seul, pour ton amour et ta fidélité» Ps115.1

Nelly Sinclair-Kuen

PS : Vous trouverez le détail des différents épisodes de la vie d’Alfred Kuen, et des principes qui l’ont dirigé, dans son livre: Mon parcours de vie.

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