Introduction et conclusion d’un petit livret écrit par César Malan en 1823: « Les momiers sont-ils nuisibles ou nécessaires au bonheur de l’Etat? »

Introduction

la-reponse-de-momiers-de-geneve-cesard-malanII y a maintenant en Suisse une classe de citoyens connus sous le nom de Momiers.

Leur position, au milieu du peuple, est à peu près la même dans les divers cantons où ils se trouvent : les libertins les haïssent; les savans et les riches les méprisent, et le clergé les persécute, soit dans leurs assemblées, qu’on nomme Conventicules, soit dans leurs conducteurs , qu’on suspend ou destitue.
(Ndlr: 1) Le clergé est protestant à Genève et dans plusieurs autres états-cantons protestants Suisse. D’autres états-cantons sont catholiques, à cette époque. La Suisse est comme les Etats-Unis ou comme l’Europe, un rassemblement de petits états. (Ndlr: 2) Conventicule, c’est à dire « secte »)

Malgré ces contradictions, les Momiers deviennent chaque jour plus nombreux. Ils se montrent déjà dans tous les rangs, et leur conduite indique en eux de la persévérance et une invincible fidélité à leurs principes, dont l’influence sur les esprits de la nation n’est plus douteuse.

L’existence de cette classe de citoyens, et son accroissement, paroissent donc être l’objet d’une considération sérieuse , puisque bientôt ils formeront une partie considérable de la population, et que la propagation de leurs principes ne sauroit être indifférente au repos d’un Etat tel que le nôtre.

Il sera donc utile d’examiner cette question: « Les Momiers sont-ils nuisibles ou nécessaires au bonheur de l’Etat? »


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Pour le faire droitement, il faut bien connoître ce que sont ces Momiers, et parler d’eux en sincérité de cœur. — C’est aussi ce que nous allons faire, en déclarant devant Dieu que nous craignons, que nous ne mentons point; que c’est la vérité que nous rapportons, sans passion, es seulement pour rendre témoignage à des faits dont les conséquences n’échapperont point aux esprits judicieux.

Voici quel sera notre raisonnement:

«Si les principes et les mœurs des Momiers » ne nuisent à personne, et qu’ils tendent au » bien commun, leur existence dans la nation » est nécessaire au bien de l’Etat. Mais, etc.»

Il est superflu d’établir la majeure de cet argument; elle est d’évidence morale, puisqu’il est écrit dans toute conscience, que des principes et des mœurs qui, sans nuire à personne, tendent au bien de tous, sont les plus désirables dans une société quelconque; à plus forte raison dans une nation renommée pour le sérieux et la prudence de ses institutions, aussi bien que pour la sévérité de ses mœurs.

Voyons donc si les principes et les mœurs des Momiers ne nuisent en effet à personne, et s’ils tendent réellement au bien de tous les citoyens. C’est ce que nous ferons, en examinant les trois questions suivantes:

  1. Quels sont les principes des Momiers?
  2. Quelles sont leurs mœurs?
  3. Quelle est l’influence des uns et des autres?

Fin de l’introduction

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Conclusion

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aux Chrétiens de la Suisse qu’ils ont maltraités et qu’ils persécutent , écoutent les pas de CeLui qui vient: «Voici le Seigneur est à la porte»; et croit-on qu’il ne vengera pas ses Elus?

Ah! ces Enfans de Dieu voudroient donner leurs biens et leur sang pour ceux qui les méconnoissent et les oppriment, si ce sacrifice pouvoit fléchir les persécuteurs au joug du Sauveur; si par ce moyen ces malheureuses âmes , qui ne savent ce qu’elles font, pouvoient recevoir du Tout-bon ce qu’elles haïssent en ses heureux enfans. — Ils voudroient aussi et par leur doctrine, et par leurs mœurs, et par leurs prédications, et par leurs écrits , en toute patience et, douceur, avec persévérance d’amour, avec sollicitude et dévouement , faire tellement briller la lumière de la vérité à laquelle ils se réjouissent , ,et la gloire du beau nom que le Fils . de Dieu leur a donné, que ceux qui ne possèdent pas encore le salut qui est en Christ , qui ne goûtent pas sa paix , et qui ne se rejouassent donc pas de « sa joie parfaite et glorieure » fussent contraints par cette évidence de bonheur et de sainteté, à chercher ces biens éternels et à rendre ensuite ce témoignage, qui se rend dans le Ciel:

SI LES MOMIERS, C’EST-A-DIRE LES  CHRÉTIENS, ÉTOIENT EN PLUS GRAND NOMBRE EN SUISSE, Il  AUROIT AUSSI DANS CETTE NATION PLUS DE VRAIE PIÉTÉ, DE SUBORDINATION, ET DE BIENVEILLANCE, C’EST-A-DIRE, PLUS DE VRAI BONHEUR

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Introduction et conclusion du  livre:  « Les momiers sont-ils nuisibles ou nécessaires au bonheur de l’Etat? »

Ce livre de 56 petites pages, a été écrit en 1823 par César Malan (le père) alors que plusieurs pasteurs chrétiens (et étudiants pasteurs) s’étaient fait mettre à la porte de l’école académique protestante de Genève (Suisse) dans les années 1815, car ils annonçaient le salut gratuit en Jésus-Christ depuis des siècles. Alors que le catholicisme demandait de payer pour chaque « péché » commis un certain montant à l’institution catholique (les indulgences), selon des taxes définies, et des péchés « répertoriés ». Les protestants annonçaient le salut gratuit: Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. Jean 3:16  Ou encore d’autres passages comme: Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur. (Romains 6:23)
Et il me dit: C’est fait! Je suis l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin. A celui qui a soif je donnerai de la source de l’eau de la vie, gratuitement. (Apocalypse 21:6)

Le protestantisme annonçait qu’il n’y avait pas besoin de payer une taxe à l’église, une indulgence, pour échapper au purgatoire (ou à l’enfer).

A Genève, cette école et d’autres en Suisse protestante annonçaient soudainement le libéralisme, c’est à dire les idées de Jean-Jacques Rousseau)  et donc la plupart des pasteurs sortant des écoles de théologies protestantes annonçaient cette philosophie, qui avait remplacé L’Évangile. Ceux qui auraient annoncé Jésus, notre Christ comme étant la Vérité,  étaient priés de s’en aller. Concrètement, plusieurs pasteurs-théologiens ont été destitués de leur poste pour avoir ……… étudié la Bible!

De nos jours, les théologiens-pasteurs apprennent tout autant le libéralisme (et d’autres philosophies comme l’universialisme, l’humanisme, etc.  Entre autre, tout le monde est de toute façon sauvés, car depuis Jésus, personne n’est né sous la loi de Moïse ou encore « tous les chemins » mène à Dieu, la croyance (les croyances) sont culturelles, laissons chacun croire ce qu’il souhaite, selon ses habitudes ou désirs, mais guidons « le petit peuple » vers des croyances « positives », sans culpabilité et sans jougs pesants.

Bien que plusieurs « jougs » soient constamment mis sur le dos des chrétiens. Les plus récurrents: soyez unis et si vous n’êtes pas dans le moule libéraliste, (laissez chacun croire ce qu’il souhaite, car chacun s’imagine « dieu » à partir de sa culture) vous êtes des intégristes-fondamentalistes. Et si vous ne suivez pas tel ou tel mouvement, vous êtes des « chrétiens déçus ». Unité et être déçu revient en boucle depuis des années. Comme il existe des « cultes pour tous les gouts », le chrétien qui n’y trouve pas « son compte » est étiquetés de déçu. Comme par le passé, le chrétien était étiqueté de « momier ». Un terme péjoratif qui signifie quelque chose entre « grenouille de bénitier » et « illuminé ». Actuellement, les chrétiens étiquetés de « déçus » sont nombreux.

D’autres slogans et buzz (mode) reviennent en boucle et posent régulièrement des fardeaux sur les épaules des petites brebis. Souvent ce sont « de bonnes choses » en elles-mêmes. Mais ces « justes préceptes » peuvent devenir de réels poids dans certains contextes, et même « fermer la bouche de plusieurs » qui ne sont pas entendus car étiquetés de « blessés » (ou déçus). Ce qu’ils disent n’est de toute façon pas entendu car ils DOIVENT tout pardonner et ils DOIVENT être dans la joie de Jésus. Lorsque cela sort de personnes qui ne croient ni à la nouvelle naissance ni que Jésus pourrait être le chemin, la vie et la vérité, c’est … sans commentaire!

De nos jours, les théologiens-pasteurs s’adaptent aux chrétiens, et disent du haut de leur chair (et même prient) ce que les chrétiens souhaitent entendre (ont l’habitude d’entendre).

Les pasteurs-théologiens ne disent pas ce qu’ils croient réellement. Certains revendiquent maintenant être des confessants (en France, des attestants) et se réfèrent à une confession de foi ou une autre. Mais de là à croire chaque ligne de la dite confession de foi…

Béréenne attitude

Entre l’introduction et la conclusion

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Le point 7 a été développé dans un article particulier: Le fondamentalisme: La croix est plus forte que le poignard

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