(Corset pour enfant à structure haute, 1770) Photo  Anagoria — Travail personnel, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=26894610)

Le corps ne tenait plus « tout seul »

Des muscles « en parfait état de marche » sont indispensables pour supporter le haut de notre corps, notre tête, etc. A force de mettre des corsets, les muscles du dos et du ventre, en particulier, n’étaient plus utilisés. Ils devenaient « mous ».

Plus les corsets étaient portés souvent, plus ils étaient rigides et grands, plus les personnes étaient dépourvues de forces physiques,  incapables de faire un effort, premièrement de se défendre. Chacun avait donc absolument besoin d’un corset.  Et comme porter un corset empêchaient les muscles de travailler…

A certaines époques les corsets étaient des sortes de cuirasses de métal ou de cuir. A d’autres, des tissus rigides maintenus par des os de baleines, comme les parapluies. Ces corsets ont eu différents noms et différentes formes. Ils existaient encore, il n’y a pas si longtemps, et beaucoup de personnes étaient persuadées qu’il fallait en mettre pour avoir un dos bien droit.

Taille de guêpe

Les femmes pendant toute une période, portaient des corsets spécifiques pour resserrer leurs côtes flottantes, afin d’avoir un tour de taille le plus petit possible.  C’était le critère de beauté des femmes, les hommes ne regardaient pas autre chose. L’estomac et les intestins en particulier étaient compressés. Le foie lui, pouvait prendre un plus petit volume et donc moins de place. Lors des grandes occasions, les corsets des femmes étaient particulièrement très serrés sous leurs très jolies robes.  Les femmes avaient de la peine à respirer parfois, quant à manger puis à digérer? L’estomac a besoin de place pour digérer et il n’en avait aucune. Certains rares hommes, ont eux aussi dans l’histoire, recherché une taille de guêpe, par exemple, parmi les écrivains et les poètes.

Femmes girafes

De nos jours, des réfugier tibéto-birmans sont exposés dans des sortes de villages reconstitués en Thaïlande. En tant qu’étranger, ils ne peuvent pas acquérir de terre. Leurs femmes au long cou, sont « montrées » aux touristes  par les habitants qui s’offrent (c’est à dire se font payer) comme guide pour conduire les visiteurs à ces villages. Elles sont parfois aussi prostituées.

Afin de maintenir les traditions (?) ou bien plutot afin de pouvoir manger (?) ou bien les deux ensemble (?),  il est mis des anneaux au cou des petites filles, un de plus chaque année, afin que le village reste « typique » et puisse encore accueillir des touristes.

Le poids total des « décorations » des femmes peut représenter 25kg. Les lourds anneaux autour du cou des femmes provoquent petit à petit l’affaissement des épaules et des côtes, et donnent l’impression d’un rallongement du cou. Le haut du corps des femmes s’atrophie petit à petit. Plus menu, il descend mais le cou ne se rallonge pas, les vertèbres de la nuque restent inchangées.  Sans anneaux,  la tête ne tient pas du tout, la femme meurt instantanément ou presque, énuquée. (Comme le coup du lapin) Si un mari était très fâché, il pouvait « simplement » couper les anneaux de sa femme.

Selon plusieurs sources différentes, les anneaux représentent soit la virilité des maris, soit l’esprit de la tribut, soit ils protègent des attaques de tigre. (Ndlr sans sources: les tigres  se cassaient les dents sur les anneaux des femmes mais ils n’essayaient pas d’attaquer les hommes?  Sur la photo suivante, la dame de droite, a une bien grosse boucle dans sa nuque, en bas de ses anneaux … )

Selon Wikipédia: historiquement, les Karens rouges ont très probablement fui la Chine à la fin du premier millénaire et se seraient installés dans l’actuel Myanmar (jusqu’à récemment appelé Birmanie).  Les différentes monarchies ont largement abusé de ce peuple: travail forcé, (c’est à dire esclavage) déplacements de populations, déportations.

Sur la côte ouest du Sud de l’Afrique (la région), particulièrement en Afrique du Sud (le pays), il existe une même coutume. Les femmes au long cou ont remplacé leurs lourds colliers par des parures en plastique léger. Leur épaules, le haut de leur corps en entier, ne s’affaisse plus. Des manifestations sont régulièrement organisées pour les touristes.

Bébés emmaillotés

En Europe de l’Est et de L’Ouest (et ailleurs dans le monde?) les jambes des bébés étaient maintenues par des bandes serrées, depuis le jour de leur naissance, afin qu’elles poussent bien droites et ne restent pas en position fœtale. Les mêmes personnes pensaient que le dos serait déformé, si l’enfant ne restait pas couché à plat. Cette façon de penser et de faire existait encore très récemment. Les maternités emmaillotaient les bébés qui restaient des mois sans pouvoir remuer une jambe ou un bras. Pour les promenades, il était important de maintenir l’enfant avec un dos à plat, généralement dans un panier à linge. Les plus riches ou bien les plus astucieux,  mettaient leur bébé dans un panier à linge sur roulette! 😉

poussette a bebe

En découvrant par dessin (ou peinture ou photo?) qu’il existait d’autres façons de faire, ces mêmes personnes pensaient que les bébés portés sur le ventre ou le dos, garderaient à vie la tête « de coin »! Et que leurs jambes et leur dos seraient déformés!

De nos jours encore, il est vendu des portes-bébés en Europe avec une notice longue comme le bras. Il y est expliqué en long et en large que la mère (ou le père) et le bébé peuvent se déformer la colonne vertébrale, la nuque, etc. Je cherche encore et toujours, qui seraient les adultes, dont les jambes seraient déformées ou bien le dos, parmi les bébés portés dans le dos ou sur le ventre de leur mère, devenus grands. Et les nombreuses têtes restées « de coin »! 😉

Pourtant, sur les dessins, photos et tableaux, les mères (avec bébé sur le ventre ou dans le dos) et les hommes qui les accompagnaient, avaient bien souvent un magnifique port de tête et le dos bien droit. Il semblerait aussi, que leurs jambes ne restaient pas en position fœtale? 🙄 Ou… je me trompe?

Seins aplatis: androgynie

A l’époque androgyne grecque, afin de paraitre « ni femme ni homme », les femmes se mettaient des ceintures de cuir ou encore des bandes (comme pour une cheville foulée) autour de leurs seins pour les aplatir. Si à la puberté, une petit fille développait une poitrine volumineuse, tout était fait pour empêcher ses seins de grandir encore plus. Ils étaient maintenus très, très serré afin de n’avoir aucune place pour grandir. Les femmes dans la Grèce androgyne, essayaient aussi de dissimuler leurs hanches, afin qu’il ne soit pas possible de voir de loin si elles étaient hommes ou femmes.

Seins aplatis: parole remplacée par des gestes douloureux

De nos jours, certaines mères souhaitent que leurs filles fassent des études et ne tombent pas enceintes trop vite. Pour qu’elles n’intéressent pas les garçon et/ou ne se fassent pas violer, les mères (essayent de) réduire les seins de leurs très jeunes filles.  Il leur est dit que c’est pour avoir plus tard « du bon lait » pour leurs futurs bébés. Personne ne parle de sexualité, la parole est remplacée par différentes techniques de massages agrémentés d’herbes et de différents produits plus ou moins corrosifs. Régulièrement, les seins des filles sont massés avec des objets chauds, très, très chauds même: le repassage des seins. Cela provoque différentes lésions, dont de réelles et importantes brûlures. Certaines filles s’enfuient de leur maison pour ne pas avoir à subir ces douloureuses pratiques et régulièrement tombent enceintes… hors mariage et très jeunes. Pour que cela n’arrive plus, il sera considéré comme plus important encore, de réduire les seins des autres petites filles dès leur apparition. Et d’autres très jeunes filles s’enfuiront de leur maison, et ainsi de suite….

Les os de la tête

Les bébés naissent souvent avec la tête un peu aplatie et déformée, puis les os se mettent en place pour former une jolie tête ronde. Actuellement, dans des pays comme le Quebec, de nombreux bébés, portent des sortes de casques afin que les os de leur tête se positionnent bien. Il y a quelques années encore, quelques très rares bébés en portaient. Uniquement ceux qui avaient réellement un problème important.

Bientôt encore une prochaine coutume?

Cet article ne reprend pas l’ensemble de tous les procédés existants ou ayant existé. Combien d’autres pratiques encore, qui nous sont peut-être entièrement inconnues? Pour plusieurs, nous n’avons certainement pas même suffisamment d’imagination pour penser que cela puisse exister.

Cet article ne pouvait pas, ne pas aborder, le sujet qui a provoqué de nos jours de nombreux débats:

… la chirurgie esthétique!

Est-il besoin d’en dire quelque chose?

Béréenne attitude

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