(Le titre est repris de la lettre des apotres: 2Corinthiens3:17)

  • L’esprit du Seigneur, l’Eternel, est sur moi, Car l’Eternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé, Pour proclamer aux captifs la liberté, Et aux prisonniers la délivrance; Pour publier une année de grâce de l’Eternel, Et un jour de (justice) de notre Dieu; Pour consoler tous les affligés; Pour accorder aux affligés de Sion, Pour leur donner un diadème au lieu de la cendre, Une huile de joie au lieu du deuil, Un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu, Afin qu’on les appelle des térébinthes de la justice, Une plantation de l’Eternel, pour servir à sa gloire (Esaïe 61)

Jésus a lu un jour ce texte, dans une synagogue de sa région de naissance. Il a terminé par dire: Aujourd’hui cette parole de l’Écriture, que vous venez d’entendre, est accomplie.

Contexte immédiat de ces 2 passages

Évangile de Luc 4

(Jésus) se rendit à Nazareth, où il avait été élevé, et, selon sa coutume, il entra dans la synagogue le jour du sabbat. Il se leva pour faire la lecture, et on lui remit le livre du prophète Ésaïe. L’ayant déroulé, il trouva l’endroit où il était écrit:

  • L’Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé, Pour proclamer aux captifs la délivrance, Et aux aveugles le recouvrement de la vue, Pour renvoyer libres les opprimés, Pour publier une année de grâce du Seigneur.

Ensuite, il roula le livre, le remit au serviteur, et s’assit. Tous ceux qui se trouvaient dans la synagogue avaient les regards fixés sur lui. Alors il commença à leur dire:

  • Aujourd’hui cette parole de l’Écriture, que vous venez d’entendre, est accomplie.

Et tous lui rendaient témoignage; ils étaient étonnés des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche, et ils disaient: N’est-ce pas le fils de Joseph? Jésus leur dit: Sans doute vous m’appliquerez ce proverbe: Médecin, guéris-toi toi-même; et vous me direz: Fais ici, dans ta patrie, tout ce que nous avons appris que tu as fait à Capernaüm. Mais, ajouta-t-il, je vous le dis en vérité, aucun prophète n’est bien reçu dans sa patrie. Je vous le dis en vérité: il y avait plusieurs veuves en Israël du temps d’Élie, lorsque le ciel fut fermé trois ans et six mois et qu’il y eut une grande famine sur toute la terre; et cependant Élie ne fut envoyé vers aucune d’elles, si ce n’est vers une femme veuve, à Sarepta, dans le pays de Sidon. Il y avait aussi plusieurs lépreux en Israël du temps d’Élisée, le prophète; et cependant aucun d’eux ne fut purifié, si ce n’est Naaman le Syrien. Ils furent tous remplis de colère dans la synagogue, lorsqu’ils entendirent ces choses. (Fin du passage dans l’Évangile de Luc 4)

Jésus a repris, des années plus tard, un passage des Écritures de l’Ancien Testament qui a été écrit dans ce contexte, Ésaïe 58 et suivants:

Crie à plein gosier, ne te retiens pas, Elève ta voix comme une trompette, Et annonce à mon peuple ses iniquités, A la maison de Jacob ses péchés! Tous les jours ils me cherchent, Ils veulent connaître mes voies; Comme une nation qui aurait pratiqué la justice Et n’aurait pas abandonné la loi de son Dieu, Ils me demandent des arrêts de justice, Ils désirent l’approche de Dieu. Que nous sert de jeûner, si tu ne le vois pas? De mortifier notre âme, si tu n’y as point égard? -Voici, le jour de votre jeûne, vous vous livrez à vos penchants, Et vous traitez durement tous vos mercenaires. Voici, vous jeûnez pour disputer et vous quereller, Pour frapper méchamment du poing; Vous ne jeûnez pas comme le veut ce jour, Pour que votre voix soit entendue en haut. Est-ce là le jeûne auquel je prends plaisir, Un jour où l’homme humilie son âme? Courber la tête comme un jonc, Et se coucher sur le sac et la cendre, Est-ce là ce que tu appelleras un jeûne, Un jour agréable à l’Eternel?

  • Voici le jeûne auquel je prends plaisir: Détache les chaînes de la méchanceté, Dénoue les liens de la servitude, Renvoie libres les opprimés, Et que l’on rompe toute espèce de joug; Partage ton pain avec celui qui a faim, Et fais entrer dans ta maison les malheureux sans asile; Si tu vois un homme nu, couvre-le, Et ne te détourne pas de ton semblable.

Alors ta lumière poindra comme l’aurore, Et ta guérison germera promptement; Ta justice marchera devant toi, Et la gloire de l’Eternel t’accompagnera. Alors tu appelleras, et l’Eternel répondra; Tu crieras, et il dira: Me voici!

  • Si tu éloignes du milieu de toi le joug, Les gestes menaçants et les discours injurieux, Si tu donnes ta propre subsistance à celui qui a faim, Si tu rassasies l’âme indigente,

Ta lumière se lèvera sur l’obscurité, Et tes ténèbres seront comme le midi. L’Eternel sera toujours ton guide, Il rassasiera ton âme dans les lieux arides, Et il redonnera de la vigueur à tes membres; Tu seras comme un jardin arrosé, Comme une source dont les eaux ne tarissent pas. Les tiens rebâtiront sur d’anciennes ruines, Tu relèveras des fondements antiques; On t’appellera réparateur des brèches, Celui qui restaure les chemins, qui rend le pays habitable.

  • Si tu retiens ton pied pendant le sabbat, Pour ne pas faire ta volonté en mon saint jour, Si tu fais du sabbat tes délices, Pour sanctifier l’Eternel en le glorifiant, Et si tu l’honores en ne suivant point tes voies, En ne te livrant pas à tes penchants et à de vains discours…

…Alors tu mettras ton plaisir en l’Eternel…

Et je te ferai monter sur les hauteurs du pays, Je te ferai jouir de l’héritage de Jacob, ton père; Car la bouche de l’Eternel a parlé.

Non, la main de l’Eternel n’est pas trop courte pour sauver, Ni son oreille trop dure pour entendre. Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation Entre vous et votre Dieu; Ce sont vos péchés qui vous cachent sa face Et l’empêchent de vous écouter. Car vos mains sont souillées de sang, Et vos doigts de crimes; Vos lèvres profèrent le mensonge, Votre langue fait entendre l’iniquité. Nul ne se plaint avec justice, Nul ne plaide avec droiture; Ils s’appuient sur des choses vaines et disent des faussetés, Ils conçoivent le mal et enfantent le crime. Ils couvent des oeufs de basilic, Et ils tissent des toiles d’araignée. Celui qui mange de leurs oeufs meurt; Et, si l’on en brise un, il sort une vipère. Leurs toiles ne servent point à faire un vêtement, Et ils ne peuvent se couvrir de leur ouvrage; Leurs oeuvres sont des oeuvres d’iniquité, Et les actes de violence sont dans leurs mains. Leurs pieds courent au mal, Et ils ont hâte de répandre le sang innocent; Leurs pensées sont des pensées d’iniquité, Le ravage et la ruine sont sur leur route.

Ils ne connaissent pas le chemin de la paix, Et il n’y a point de justice dans leurs voies; Ils prennent des sentiers détournés: Quiconque y marche ne connaît point la paix. – C’est pourquoi l’arrêt de délivrance est loin de nous, Et le salut ne nous atteint pas; Nous attendons la lumière, et voici les ténèbres, La clarté, et nous marchons dans l’obscurité. Nous tâtonnons comme des aveugles le long d’un mur, Nous tâtonnons comme ceux qui n’ont point d’yeux; Nous chancelons à midi comme de nuit, Au milieu de l’abondance nous ressemblons à des morts. Nous grondons tous comme des ours, Nous gémissons comme des colombes; Nous attendons la délivrance, et elle n’est pas là, Le salut, et il est loin de nous. Car nos transgressions sont nombreuses devant toi, Et nos péchés témoignent contre nous; Nos transgressions sont avec nous, Et nous connaissons nos crimes. Nous avons été coupables et infidèles envers l’Eternel,

  • Nous avons abandonné notre Dieu;  Nous avons proféré la violence et la révolte, Conçu et médité dans le coeur des paroles de mensonge;

Et la délivrance s’est retirée, Et le salut se tient éloigné; Car la vérité trébuche sur la place publique, Et la droiture ne peut approcher. La vérité a disparu, Et celui qui s’éloigne du mal est dépouillé.

-L’Eternel voit, d’un regard indigné, Qu’il n’y a plus de droiture. Il voit qu’il n’y a pas un homme, Il s’étonne de ce que personne n’intercède; Alors son bras lui vient en aide, Et sa justice lui sert d’appui. Il se revêt de la justice comme d’une cuirasse, Et il met sur sa tête le casque du salut; Il prend la (justice) pour vêtement, Et il se couvre de la jalousie comme d’un manteau. Il rendra à chacun selon ses oeuvres, La fureur à ses adversaires, La pareille à ses ennemis; Il rendra la pareille aux îles. On craindra le nom de l’Eternel depuis l’occident, Et sa gloire depuis le soleil levant; Quand l’ennemi viendra comme un fleuve, L’esprit de l’Eternel le mettra en fuite. Un rédempteur viendra pour Sion, Pour ceux de Jacob qui se convertiront de leurs péchés, Dit l’Eternel.

Voici mon alliance avec eux, dit l’Eternel: Mon esprit, qui repose sur toi, Et mes paroles, que j’ai mises dans ta bouche, Ne se retireront point de ta bouche, ni de la bouche de tes enfants, Ni de la bouche des enfants de tes enfants, Dit l’Eternel, dès maintenant et à jamais. On n’entendra plus parler de violence dans ton pays, Ni de ravage et de ruine dans ton territoire; Tu donneras à tes murs le nom de salut, Et à tes portes celui de gloire. Ce ne sera plus le soleil qui te servira de lumière pendant le jour, Ni la lune qui t’éclairera de sa lueur;

  • Mais l’Eternel sera ta lumière à toujours, Ton Dieu sera ta gloire. Ton soleil ne se couchera plus, Et ta lune ne s’obscurcira plus; Car l’Eternel sera ta lumière à toujours, Et les jours de ton deuil seront passés. Il n’y aura plus que des justes parmi ton peuple, Ils posséderont à toujours le pays; C’est le rejeton que j’ai planté, l’oeuvre de mes mains, Pour servir à ma gloire. Le plus petit deviendra un millier, Et le moindre une nation puissante. Moi, l’Eternel, je hâterai ces choses en leur temps.

Le passage lu par Jésus (Dans l’Évangile de Luc) repris de ce passage des Ecritures, passage de l’Ancien Testament, écrit bien avant la venue de Jésus sur la terre:

L’esprit du Seigneur, l’Eternel, est sur moi Car l’Eternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé, Pour proclamer aux captifs la liberté, Et aux prisonniers la délivrance; Pour publier une année de grâce de l’Eternel, Et un jour de (justice) de notre Dieu; Pour consoler tous les affligés; Pour accorder aux affligés de Sion, Pour leur donner un diadème au lieu de la cendre, Une huile de joie au lieu du deuil, Un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu, Afin qu’on les appelle des térébinthes de la justice, Une plantation de l’Eternel, pour servir à sa gloire.

(Même passage mais en Traduction française de la Septante) L’Esprit du Seigneur est sur moi; c’est pourquoi il m’a consacré de son onction ; il m’a envoyé pour évangéliser les pauvres, guérir les cœurs contrits, annoncer aux captifs la délivrance, et aux aveugles la vue; Pour publier l’année agréable au Seigneur, et le jour de la rétribution, et consoler tous les affligés; Pour donner aux affligés de Sion, au lieu de cendres la gloire ; au lieu des larmes, l’onction de la joie ; au lieu d’un cœur affligé, un vêtement de gloire ; et ils seront appelés générations de justice, plantes du Seigneur pour sa gloire.

(Même passage dans la traduction Bible des Peuples) L’Esprit du Seigneur Yahvé est sur moi: oui, Yahvé m’a consacré, il m’a envoyé pour porter aux humbles de bonnes nouvelles, pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, annoncer aux captifs la libération, à ceux qui sont au cachot, le retour à la lumière ; pour proclamer une année de grâce de Yahvé, le jour où notre Dieu se fera justice. Je dois réconforter ceux qui sont dans la peine, leur donner une couronne au lieu de cendres, des parfums au lieu de leur deuil, une tenue de fête au lieu d’un esprit abattu. Alors on les appellera : « Arbres de justice », « ceux que Yahvé a plantés pour sa gloire. » Ils relèveront les ruines anciennes, ils reconstruiront sur les restes du passé. 

Ils rebâtiront sur d’anciennes ruines, Ils relèveront d’antiques décombres, Ils renouvelleront des villes ravagées, Dévastées depuis longtemps. Des étrangers seront là et feront paître vos troupeaux, Des fils de l’étranger seront vos laboureurs et vos vignerons. Mais vous, on vous appellera sacrificateurs de l’Eternel, On vous nommera serviteurs de notre Dieu. Vous mangerez les richesses des nations, Et vous vous glorifierez de leur gloire. Au lieu de votre opprobre, vous aurez une portion double; Au lieu de l’ignominie, ils seront joyeux de leur part; Ils posséderont ainsi le double dans leur pays,

  • Et leur joie sera éternelle. Car moi, l’Eternel, j’aime la justice

Je hais la rapine avec l’iniquité; Je leur donnerai fidèlement leur récompense, Et je traiterai avec eux une alliance éternelle. Et leur joie sera éternelle. Leur race sera connue parmi les nations, Et leur postérité parmi les peuples;

  • Tous ceux qui les verront reconnaîtront Qu’ils sont une race bénie de l’Eternel. Je me réjouirai en l’Eternel, Mon âme sera ravie d’allégresse en mon Dieu; Car il m’a revêtu des vêtements du salut, Il m’a couvert du manteau de la délivrance, Comme le fiancé s’orne d’un diadème, Comme la fiancée se pare de ses joyaux. Car, comme la terre fait éclore son germe, Et comme un jardin fait pousser ses semences, Ainsi le Seigneur, l’Eternel, fera germer le salut et la louange, En présence de toutes les nations. Pour l’amour de Sion je ne me tairai point, Pour l’amour de Jérusalem je ne prendrai point de repos, Jusqu’à ce que son salut paraisse, comme l’aurore, Et sa délivrance, comme un flambeau qui s’allume. Alors les nations verront ton salut, Et tous les rois ta gloire; Et l’on t’appellera d’un nom nouveau, Que la bouche de l’Eternel déterminera. Tu seras une couronne éclatante dans la main de l’Eternel, Un turban royal dans la main de ton Dieu. On ne te nommera plus délaissée, On ne nommera plus ta terre désolation; Mais on t’appellera mon plaisir en elle, Et l’on appellera ta terre épouse; Car l’Eternel met son plaisir en toi, Et ta terre aura un époux. Comme un jeune homme s’unit à une vierge, Ainsi tes fils s’uniront à toi; Et comme la fiancée fait la joie de son fiancé, Ainsi tu feras la joie de ton Dieu.

Sur tes murs, Jérusalem, j’ai placé des gardes; Ils ne se tairont ni jour ni nuit. Vous qui la rappelez au souvenir de l’Eternel, Point de repos pour vous! Et ne lui laissez aucun relâche, Jusqu’à ce qu’il rétablisse Jérusalem Et la rende glorieuse sur la terre. L’Eternel l’a juré par sa droite et par son bras puissant: Je ne donnerai plus ton blé pour nourriture à tes ennemis, Et les fils de l’étranger ne boiront plus ton vin, Produit de tes labeurs;

  • Mais ceux qui auront amassé le blé le mangeront Et loueront l’Eternel, Et ceux qui auront récolté le vin le boiront, Dans les parvis de mon sanctuaire. Franchissez, franchissez les portes! Préparez un chemin pour le peuple! Frayez, frayez la route, ôtez les pierres! Elevez une bannière vers les peuples! Voici ce que l’Eternel proclame aux extrémités de la terre: Dites à la fille de Sion: Voici, ton sauveur arrive; Voici, le salaire est avec lui, Et les rétributions le précèdent. On les appellera peuple saint, rachetés de l’Eternel; Et toi, on t’appellera recherchée, ville non délaissée. (Fin du contexte d’Esaïe 61:1-4)

Béréenne attitude

PS: Il est bien sur toujours possible et même mieux, de replacer le passage que Jésus a lu dans cette synagogue dans un plus grand contexte encore. Ci-dessus, ce n’est que le contexte immédiat (minimum).

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