Charlotte Elliott était musicienne et poète.  En Angleterre, elle était en particulier admirée pour le cristallin de sa voix et sa grande beauté. A partir de ses 32 ans, une maladie dégénérative et douloureuse la rendra toujours plus dépendante.

Elle rencontre alors un pasteur Suisse du nom de César Malan. Il lui dira entre autre: « va à Jésus telle que tu es ».

Il existe deux décors différents pour cette même histoire. Une version indique que leurs conversations se sont passé dans la maison des parents de Charlotte et la deuxième, dans un lieu public alors que Charlotte lisait des poèmes devant une cours d’admirateurs.

Dans les deux versions, elle a premièrement rembarré ce pasteur avec véhémence. Un autre jour de mai 1822, Charlotte s’excusera et s’ouvrira à lui. César Malan lui a alors parlé de Dieu, du pardon en Jésus, de nouvelle naissance, en lui disant: « va à Jésus telle que tu es ».

« Telle que je suis » …

Elle écrira plus tard: « Dieu me voit, Dieu me guide, Dieu me garde. Sa grâce m’entoure, et sa voix me pousse sans cesse à être heureuse et sainte dans son service peu importe l’endroit où je suis ».

Elle gardera devant les yeux les paroles de ce pasteur: « va à Jésus telle que tu es » et composera ce chant:

1. Tel que je suis, sans rien à moi
Sinon ton sang versé pour moi,
Et ta voix qui m’appelle à toi,
Agneau de Dieu, je viens, je viens!

2. Tel que je suis, bien vacillant,
En proie de doute à chaque instant,
Lutte au dehors, crainte au dedans,
Agneau de Dieu, je viens, je viens!

3. Tel que je suis, Ton cœur est prêt
A prendre le mien tel qu’il est,
Pour tout changer, Sauveur parfait!
Agneau de Dieu, je viens, je viens!

4. Tel que je suis, Ton grand amour
A tout pardonné sans retour.
Je veux être à toi dès ce jour;
Agneau de Dieu, je viens, je viens!

 

Just as I am, without one plea,
But that Thy blood was shed for me,
And that Thou bidst me come to Thee,
O Lamb of God, I come, I come.

Just as I am, and waiting not
To rid my soul of one dark blot,
To Thee whose blood can cleanse each spot,
O Lamb of God, I come, I come.

Just as I am, though tossed about
With many a conflict, many a doubt,
Fightings and fears within, without,
O Lamb of God, I come, I come.

Just as I am, poor, wretched, blind;
Sight, riches, healing of the mind,
Yea, all I need in Thee to find,
O Lamb of God, I come, I come.

Just as I am, Thou wilt receive,
Wilt welcome, pardon, cleanse, relieve;
Because Thy promise I believe,
O Lamb of God, I come, I come.

Just as I am, Thy love unknown
Hath broken every barrier down;
Now, to be Thine, yea, Thine alone,
O Lamb of God, I come, I come.

Just as I am, of that free love
The breadth, length, depth, and height to prove,
Here for a season, then above,
O Lamb of God, I come, I come!

En 1835, Charlotte Elliott avait composé ce poème en anglais. La musique originale, Woodworth, a été composée par William Batchelder Bradbury et premièrement chantée avec les paroles de « The God of Love Will Soon Indulge ». Thomas Hastings adaptera cette musique pour « Just As I Am ».

Ce chant est devenu un « tube » et a été traduit en plusieurs langues et chanté par des chanteurs comme Willie Nelson, Mahalia Jackson ou encore Yolanda Adams et repris par exemple par Michael W Smith. (Le voir en bas de l’article, sous la vidéo en espagnol, chanté par Johnny Cash)

Béréenne attitude

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