En Europe du Nord, en Allemagne et en Suisse, les mères de famille ne travaillaient souvent pas à l’extérieur.

C’était un choix, de la part de familles non-chrétiennes ou encore de la part de femmes diplômées. Elles auraient donc eu la possibilité d’avoir une profession « épanouissante ».

Les mères au foyer se sentent « considérées ». Plusieurs femmes travaillent à temps partiel une fois les enfants un peu plus grand mais pas forcement. Beaucoup de couples se répartissent le temps de travail, et s’occupent des enfants en alternance. Les enfants vont parfois une matinée ou quelques après-midi dans un atelier (un jardin d’enfant, une maternelle) pour y rencontrer d’autres enfants, apprendre une deuxième langue ou simplement pour décharger les parents.

Le salaire d’un homme permettait de faire vivre (parfois chichement) une famille entière et le permet encore dans plusieurs pays. Même de la part des employés « au bas de l’échelle sociale ». Dans l’histoire, les hommes mariés et pères de famille avaient un plus grand salaire que les femmes célibataires et sans enfants pour cette raison: avoir une famille à charge. Il n’existait pas et n’existe toujours pas dans plusieurs pays, des allocations diverses et variées, entre autre familiales. Les femmes mariées généralement, ne travaillaient que pour seconder leur mari. Bien que dans les faits, elles travaillaient du soir au matin, et parfois plus encore.

Dans l’histoire très récente en Europe de l’Ouest, beaucoup de femmes (et d’enfants) travaillaient de très nombreuses heures par jour dans les mines et les usines en particulier.

Convictions personnelles et économie-politique, deux choses différentes

Généralement, les femmes sont encouragées à rester à la maison pour des raisons économiques et à d’autres moments de l’histoire encouragées à travailler, lorsqu’il manque de main d’œuvre. Les familles suivent plus ou moins les « modes proposées » en fonction de leurs possibilités financières et de leur conviction. Plusieurs mères ont fait et font encore le choix de rester à la maison.

Auparavant, l’école se faisait à la maison. Et pas uniquement dans les familles aisées. Si pour une poignée de personne, un professeur était engagé, dans passablement de famille, la mère donnait l’école à la maison.

En France, mère au foyer semble être dévalorisant pour une femme?

Pour celles qui avaient la possibilité de rester au foyer, (financièrement car elles ont un mari qui gagne suffisamment) il semblerait que rester à la maison, n’était pas même envisagé, pas même considéré comme quelque chose de possible.

Tout est toujours relatif. Actuellement, qu’est-ce qu’un salaire suffisant? Après le nécessaire, quels loisirs, ou encore quel environnement (meubles, jardin, etc) sont-ils indispensables? Quelles sont les priorités? Et premièrement qu’est-ce que le nécessaire? D’une famille à l’autre, le budget de base, manger, se laver, s’habiller, se loger, peut considérablement changer. L’importance donnée aux différents postes d’un budget n’est pas la même d’une famille à l’autre.

Exemple: est-il plus important de prendre le temps d’écouter attentivement chacun de ses enfants ou d’avoir des meubles d’un certain standing?

Actuellement, pour les mères qui travaillent à l’extérieur, le rythme de vie des familles est souvent trépidant. Chaque couple a-t-il réellement le temps d’élever ses enfants? De les écouter, de les entourer? N’y avait-il pas certains avantages, lorsque les mères restaient au foyer?

Pour les femmes moins aisées, Chrisiane Collange écrivait déjà en 1978, un livre qui s’intitulait: « Je veux rentrer à la maison ». Après avoir lutter pour le travail des femmes, Chrisiane Collange posait entre autre la question du temps de travail pour les femmes avec un bas salaire, sans possibilité d’avoir des avantages, comme par exemple, une femme de ménage.

Dans les familles chrétiennes en Allemagne, en Suisse et dans d’autres pays nordiques, beaucoup de femmes restent à la maison. Dans plusieurs pays, il est même courant de faire « l’école à la maison ».

Et paradoxalement, les femmes, dans ces différentes régions, prennent souvent plus de responsabilités dans la société et dans les églises qu’en France.

Leurs différences physiologiques sont parfois vues comme une autre façon d’appréhender la vie, de prendre des décisions et leur avis est considéré sur le même plan que l’avis d’un homme. Dans les milieux chrétiens et non-chrétiens, il n’y a pas de questionnement envers les femmes, qu’elles soient mère au foyer, professeurs, médecins, avocats, artistes, cheffes d’entreprise, ou politiques. Ces dernières ont généralement la possibilité d’avoir une ou plusieurs femmes de ménage, et d’autres facilités.

Le questionnement serait plutôt envers les femmes qui ont double emploi, c’est à dire, qui travaillent de nombreuses heures par jour en dehors de leur maison, tout en accomplissant toutes les tâches dans leur foyer sans avoir la possibilité d’avoir de femme de ménage, ou encore une aide substantielle de la part de leur mari, tout en ne gagnant pas grand chose et, ou n’accomplissant pas un travail valorisant et de plus, souvent pénible…

Qu’en pensent les françaises et les français?

Béréenne attitude

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