Le coeur est-il l’organe, la pompe qui fait circuler le sang dans notre corps ? Généralement, nous sommes tous d’accord pour dire qu’il est le centre de nos émotions,  le siège sensible de notre corps. Et nous les femmes, le situons quelque part entre notre menton et notre nombril. Parfois, nous savons exactement où il se situe … parfois, nous pensons qu’il est plus ou moins dans notre estomac. Nous avons parfois la gorge sèche et nous pensons que le tout est lié. La Bible décrit le coeur comme le centre de la vie. Elle en parle plusieurs fois en « coeur de pierre », insensible aux autres. La Bible parle de la circoncision comme étant celle du coeur et non pas celle de la chair.

Il est courant d’entendre dire que les hommes réfléchissent, réagissent et agissent en fonction de leur sexualité. Les hommes savent où se situe l’endroit le plus sensible de leur corps, au bout de leur pénis! Si, si!

Lorsque le coeur de l’homme rencontre le coeur de la femme, nous nous représentons pudiquement, romantiquement, chastement, purement, saintement, deux personnes dont les coeurs battent à l’unisson. La femme situe son coeur « par là » dans son ventre, par contre, si on demande à l’homme se qui bat réellement, lorsqu’il croise une femme qu’il « aime » … nous connaissons tous la réponse.

Nous chrétiennes connaissons généralement toutes par coeur, le verset: celui qui regarde la femme de quelqu’un d’autre a déjà commis l’adultère avec elle dans son coeur.  (Dans ce qui est appelé le sermon sur la montagne en Matthieu). Généralement, nous les femmes nous voyons (moi en tout cas, mais je pense que je ne suis pas la seule), donc, je vois à la lecture de ce texte, le « centre » de l’homme, environ sous le nombril qui commet un adultère dans son coeur. (Sous le nombril, à la verticale. Donc ni plus bas ni plus haut)

Mais, mais, en demandant à un homme  qui convoite une femme ce qu’il ressent réellement dans son coeur, il répondra certainement: je ne ressens pas grand chose entre mon nombril et mon menton. Par contre,  j’ai des sensations diverses et variées à l’endroit le plus sensible de mon coeur: celui qui est circoncis. Ou pas.

Cela change soudain toute notre compréhension d’avoir un coeur de chair ou de pierre. D’avoir une circoncision du coeur, ou pas.

Le coeur de pierre ne ressent pas grand chose. Pour lui-même mais encore pour les autres.

Lorsque le coeur de l’homme rencontre le coeur de la femme, lorsque l’endroit le plus sensible du corps de l’homme, rencontre le coeur de la femme, où se situe le coeur de la femme?  Lorsque le centre de la vie de l’homme, rencontre le centre de la vie de la femme, où se situe les deux centres de la vie?

Lorsque le coeur de l’homme est endurci, son pénis, car nous parlons bien de sexe et non pas de pompe qui fait circuler le sang, donc, le pénis de l’homme est comme recouvert d’une peau (d’un préservatif) qui ne lui permet pas de ressentir … à coeur ouvert, chaque minuscule vibration du … coeur de la femme. Sans avoir besoin de mouvements du tout, autre que de minuscules et quasiment invisibles et impalpables « comblements ». Le « coeur de l’un » comble « le coeur de l’autre ». Il n’y a plus d’espace du tout.

Peu importe si la femme a été excisée. Peu importe si la femme a été excisée. Ce qui fait la différence, c’est l’autre bout du canal. Ce qui rencontre le coeur de l’homme: le coeur de la femme.

Et le coeur de l’homme ne se rencontre pas à l’extérieur de la femme mais à l’intérieur de la femme.

Le coeur de l’homme est placé dans le coeur de la femme. C’est tout simple, c’est banal, c’est normal, c’est naturel, c’est pur et même « saint ».

Et pourtant, pour plusieurs personnes, ces choses très simples sont compliquées.

Lorsque le « coeur » de l’homme est endurci, il perd sa sensibilité à la douleur et par la même occasion au plaisir. Il lui faut plus de sensations pour ressentir la même chose qu’un coeur tendre. (Pas endurcit). Il a besoin de « couloirs plus étroits », ce qui se trouvent chez les vierges, (entièrement vierges), chez les enfants, chez les femmes qui n’ont pas encore eu d’enfant, donc globalement jeunes, ou encore par différentes pratiques, comme le rapetissement de l’entrée du vagin. Dans certaines coutumes, les femmes se mettent des sortes de « petits battons » à l’intérieur du vagin, pour donner plus de sensations à l’homme. L’homme rencontre alors « de petits battons ». Il a donc encore moins de possibilité de rencontrer la femme, et cela endurcit plus encore son pénis, les petits battons étant rigides. Ils épousent encore moins l’homme. Épouser, c’est à dire, combler les vides. Et les vides à combler sont normalement toujours plus petits. L’homme (et la femme) découvrent ensemble des « espaces à combler » toujours plus petits. Ensemble, ils deviennent toujours plus sensible aux moindre petits mouvements. C’ est le contraire qui se produit.

Avec des « petits battons » cela sépare encore plus l’homme de « la personne en face » et il aura toujours moins de possibilités de réellement mettre son coeur dans le coeur de l’autre.

Il va rechercher alors toutes sortes de sensations mais sans jamais arriver à former une seule chaire, un seul coeur. A moins d’ouvrir son coeur … (son gland, le bout de son pénis) en même temps qu’une femme ouvre elle, le col de son utérus, pour que l’ensemble des sensations éprouvées se mélangent parfaitement et s’unissent et ne forment plus qu’un seul coeur (Qu’un seul corps).  L’homme est le prolongement de la femme, en quelque sorte et le contraire aussi. Et cela ne dépend ni de la position ni des formes du corps ni de l’ambiance ni de la durée (combien de temps) ni de la musique ni du bain moussant … ni de l’excision de la femme ou de la circoncision de l’homme.

La femme est comblée. Comblée par l’homme. La femme nait comblée. Puis elle est plus ou moins « dé-comblée » et « abimée » ou alors embellie par l’homme qui la comblera, heureuse.

Béréenne attitude

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