La journée que l’Éternel a faite

C’était un matin comme un autre pour des milliers de personnes dans le monde, mais pour moi, c’était un jour spécial. C’est vrai que chaque jour que Dieu nous donne est une grâce et comme le psalmiste le dit : C’est ici la journée que l’Éternel a faite: qu’elle soit pour nous un sujet d’allégresse et de joie ! Chaque matin et chaque souffle de vie nouveau, je rends grâce à Dieu ainsi  : Voici la journée que tu as faite Seigneur, qu’elle soit pour moi un sujet de joie.

Grande remise en question

Ce matin-là, je me suis réveillée plus tôt que d’habitude, vers 4 heures du matin. A mon réveil, toute la maisonnée était déjà affairée. Comme à notre habitude tous les matins, nous rendions un culte à notre Dieu, ensemble, en famille, avant de s’adonner à nos occupations. Pendant les instants de louange à notre Dieu, je n’étais pas vraiment dedans. J’étais restée pensive : il était vraiment étrange pour moi de réaliser que j’ai passé ma dernière nuit dans cette maison et que ce matin-là serait le dernier auprès de ma famille, avant mon changement définitif de « statut ».

Ce jour que j’attendais depuis si « longtemps » (longtemps pour moi en tout cas ;-)), était enfin arrivé mais pourquoi donc mon cœur était si lourd et si pesant ? Tout d’un coup, j’ai eu des doutes : « est ce que je suis réellement prête à partir ? Est-ce que je serai capable… ? Est-ce que j’ai pris la bonne décision ? Est-ce pour aujourd’hui ? » Je me suis alors effondrée et j’ai dû sortir toutes les larmes de mon corps…

Non, ce jour n’était pas le jour de mon baptême, mais vous l’avez peut-être déjà deviné, c’était le jour où j’allais désormais porter le nom de mon futur époux, le jour où celui-ci viendrait me chercher officiellement dans cette maison où j’ai grandi, pour me ramener chez lui (mon futur chez moi) à des milliers de kilomètres de là.

Celui donc qui allait m’épouser arriverait dans quelques heures. Il fallait que je sois prête et que je ne sois surtout pas en retard ! Il était convenu qu’il vienne me chercher à la maison (celle de mes parents maintenant) et qu’ensuite nous partions ensemble vers le lieu où nous avions choisi de célébrer nos noces.

La préparation

Ce jour-là, chaque instant avait un sens (pour moi). Je ne me préparais pas machinalement comme tous les matins, je prenais un soin particulier à m’occuper de mon corps. Il fallait que je sois « parfaite » de la tête aux pieds. Depuis que mon fiancé a officiellement demandé ma main un an auparavant, ma préparation a commencé dans un institut de beauté et dans une salle de sport.

Je pense à Esther, à sa préparation avant d’avoir été choisie et élevée au rang de reine :

Esther 2 : 12
Chaque jeune fille allait à son tour vers le roi Assuérus, après avoir employé douze mois à s’acquitter de ce qui était prescrit aux femmes ; pendant ce temps, elles prenaient soin de leur toilette, six mois avec de l’huile de myrrhe, et six mois avec des aromates et des parfums en usage parmi les femmes.

J’ai donc appris à prendre particulièrement soin de mon corps pour ce jour J tant attendu.

Après la séance obligatoire de coiffure, manucure, pédicure, enfin… j’enfilais avec beaucoup de délicatesse la somptueuse robe blanche, aidée par trois personnes : ma mère, ma nounou et la coiffeuse-maquilleuse.

L’arrivée de l’époux

Au même instant, on est venu nous informer que le marié ainsi que toute sa famille était arrivé. Panique à bord, on n’était pas prêt, mais pas prêt du tout ! Depuis le réveil à 4 heures du matin, personne n’a eu idée de surveiller la montre. Je ne voulais absolument pas le faire attendre, pas ce jour-là.

Je n’étais pas « vraiment » prête mais depuis cet instant, toutes mes pensées n’étaient que vers mon futur époux. L’inquiétude s’emparait de moi : je savais qu’il a horreur des retards, comment allait-il gérer cela ? Allait-il être déçu ? Serais-je à la hauteur de sa personne ?

Je mettais en toute hâte ma paire de gants, et hop ! J’ai fait un malheur, le vernis sur mes ongles n’était pas assez sec, et mes ongles étaient… affreux ! Peu m’importe, il fallait maintenant aller à la rencontre de la famille.

Je m’apprêtais à descendre les escaliers mais avant, une dernière vérification et constat :

  • cheveux trop raides et trop carré (trop simpliste à mon goût pour un jour J)
  • ongles affreux et vernis à moitié parti !
  • un gros bouton a décidé de prendre place au beau milieu de mon décolleté ! (je n’avais pas fait attention à celui-là mais à ce moment-là précis, je ne voyais que CE bouton sur le miroir, sniff !!!)
  • la maquilleuse a tellement voulu cacher le bouton qu’elle m’a poudré et saupoudré de fond de teint et cela a donné des tâches brunâtres sur les parties du tissu qui collent à la peau ! Les gens ne pouvaient remarquer ce « gros » détail mais moi je le savais et ça me mettait mal à l’aise.

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