George Müller (1805-1898) a fondé en Angleterre des orphelinats et 117 écoles pour plus de 120000 enfants des rues ou très pauvres. Afred Kuen raconte son histoire dans un livre, L’audace de la foi.

Extrait de l’article: « La condition des enfants », à partir du blog: sherlockholmes7.jimdo.com: A l’époque victorienne au Royaume-Uni (1837-1901), lorsque La Grande-Bretagne était « au sommet », la vie pour la plupart de ses citoyens était très précaire. De grandes épidémies ont balayé les zones surpeuplées et insalubres des villes industrielles. Lawrence Stone (1919-1999) historien, estime que «la moitié des enfants avaient perdu un parent avant de terminer leur adolescence». Des milliers d’enfants des rues, orphelins ou abandonnés par des femmes seules, au risque pour elles d’être bannies de leur famille, existaient en marge de la société. Certains enfants avaient fuit les maltraitances de leurs parents ou recherchaient dans la rue, de quoi se nourrir.

Les enfants dépassaient, et de loin, les structures existantes à leur intention. Les plus chanceux (???) étaient recueillis par d’autres membres de leur famille pour différents objectifs. Fin de l’extrait de l’article: « La condition des enfants », à partir du blog: sherlockholmes7.jimdo.com:


Les orphelinats de George Müller avaient la capacité d’accueillir 2000 enfants à la fois,  et ils ont vu défiler plus de 19’000 enfants. Georges Muller n’a jamais demandé d’argent mais il a reçu de quoi payer à chaque enfant des études. C’était les enfants les plus instruits de la région, mis à part les quelques enfants issus des familles riches. Muller écrivait que la dîme de tous les chrétiens d’une assemblée n’aurait pas même suffit à nourrir les orphelins pour un unique repas. Il n’a jamais fait de collecte et n’a jamais exprimé même, les besoins des enfants à quelqu’un. Il demandait tout à Dieu par contre. Les enfants ont eu à manger tous les jours, suffisamment d’habits et ils ont reçu chacun à leur départ, ‘un petit bagage’, une bible et une somme d’argent, pour cette époque, les années 1850, c’était énorme. Beaucoup d’enfants devenus adultes enverront des dons à l’orphelinat et des lettres de remerciements et d’encouragements.

Les journaux publièrent l’avis suivant, cinquante ans après sa mort: “L’orphelinat de George Müller, à Bristol, (Grande-Bretagne) demeure l’une des merveilles du monde. Depuis sa fondation en 1836, le chiffre des contributions que Dieu lui a accordées uniquement en réponse aux prières, atteint plus de vingt millions de dollars et le nombre des orphelins recueillis s’élève à 19’935. Bien que les vitres de près de quatre cents fenêtres aient été récemment brisées par les bombes (au cours de la Seconde Guerre mondiale), aucun enfant, aucun membre du personnel n’a été blessé “.

De nos jours, on pourrait largement multiplier par 10, les dollars reçus pour les enfants. Georges Muller redistribuait à d’autres, ce qu’il y aurait pu y avoir en trop …


Extrait de l’article: « La condition des enfants », à partir du blog: sherlockholmes7.jimdo.com: En Angleterre, en Allemagne, en France… les enfants sont embauchés dans les voiries, les manufactures de tabac, les filatures de coton, les fabriques … La journée de travail est de quatorze à seize heures (par exemple, de 6h00 à 20h00 ou de 6h00 à 22h00) pour un salaire quatre fois inférieur à celui d’un adulte. Dans les filatures de coton, les bambins ont la pénible tâche de mettre en mouvement les mules-jennys, en trouvant les manivelles situées sous les métiers. Les malheureuses victimes de la dureté de leurs parents et de l’insensibilité de leur maître crachent le sang dès le premier jour, et régulièrement leurs parents viennent se plaindre de ce qu’on les a renvoyés sans salaire au milieu de la semaine (…)

Maltraités, mal vêtus, mal nourris, ils doivent parcourir à pied, parfois dès trois heures du matin, la longue distance qui sépare leur maison de leur atelier et faire le soir le chemin en sens inverse, après une journée de travail harassante. Dans les mines, on les emploie (parfois dès quatre ans) à ramper dans les étroites galeries, attachés comme des animaux au chariot qui pousse un autre enfant. Leur tâche consiste à ouvrir et fermer les portes des galeries, les obligeant à rester seuls sous terre dix à douze heures. C’est de ces enfants que parle l’écrivain français Victor Hugo  dans le poème, Melancholia en 1856:

  • « Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?
  • Ces doux êtres pensifs que la fièvre maigrit ?
  • Ces filles de huit ans qu’on voit cheminer seules ?
  • Ils s’en vont travailler quinze heures sous des meules ;
  • Ils vont de l’aube au soir, faire éternellement
  • Dans la même prison le même mouvement… » (Les Contemplations)

Les « enfants de l’Empire »sont arrachés à leur sol natal pour servir dans les pays colonisés. De 1870 à 1930, environ 100’000 orphelins anglais de deux-trois ans son ainsi légalement déplacés, vers le Canada et l’Australie surtout. A leur arrivée, il sont confiés à des colons et dès qu’ils ont un peu grandi, ils commencent une vie de travail plus ou moins rude. Des enfants finissent en prison pour délinquance: petits voleurs, fillettes prostituées, complices de malfaiteurs adultes …

Dès 1847, les députés du Parlement – également rompus par la discipline des public schools – autorisèrent la justice à faire donner la verge aux délinquants de moins de quatorze ans pour des infractions mineures, sous le prétexte qu’une punition « considérée comme salutaire pour le fils d’un gentleman le serait d’autant plus pour celui d’un homme pauvre » Dès la fin du XVIIIe siècle, L’Amiral Nelson fit scandale quand, réorganisant la marine, il commença par supprimer les punitions corporelles utilisées envers les marins.

Entre 1900 et 1911, les magistrats britanniques infligèrent encore près de trente-cinq mille bastonnades déculottées à de jeunes contrevenants (parfois pour un simple chapardage). Il fallut attendre 1967 pour que le supplice du fouet disparaisse du règlement des prisons …

Sources diverses et extraits de l’article: « La condition des enfants », à partir du blog: sherlockholmes7.jimdo.com