Nous avons le plaisir de vous présenter Helikia, c’est comme une barque pour passer de l’autre bord.

Cette plateforme veut apporter sa contribution pour pourvoir à la soif d’enseignement pratique et profond du peuple de Dieu. Cette formation est un discipulat, qui veut répondre au commandement de Christ : «Faites des disciples, enseignez leur à faire…». Le but est donc de former des disciples.

Un autre vecteur d’Helikia est celui de la réforme. 4 fois Jérémie parle de réformer nos voies et nos œuvres, c’est-à-dire notre manière de penser et de vivre notre christianisme. C’est assurément là que la réforme commence.

Nous n’avons pas la prétention de proclamer qu’Helikia va apporter la réforme mais on peut déjà annoncer qu’Helikia va oeuvrer dans le sens de la réforme et y apporter sa contribution.

Donc Helikia est un espace de formation, de communion, d’incubation à raison de 10 week-ends (1 par mois, pendant 10 mois. Interruption juillet et août). Le week-end commence le samedi matin à 10h00 (accueil à partir de 9h30) et se termine le dimanche après le repas du midi.

Une expérience :

Le concept Helikia a été mis en œuvre en sept. 1997, il répondait alors à une soif d’enseignement pratique et offrait une possibilité de formation sans avoir à quitter son emploi. Pendant 12 ans Helikia a été une source d’enrichissement spirituel pour beaucoup.

En 2008, Helikia, tout en gardant le même objectif, a subi une profonde mutation et a donc pris un nouvel envol, sous une nouvelle formule, qui a été bénéfique à tout point de vue.

Bilan : 3 années bien remplies avec une cinquantaine d’étudiants (venant parfois de loin) à chaque session et un fruit palpable.

Après cette première expérience concluante sur Poitiers, (une ville de France) nous déplaçons cette formation dans la région de Valence (Drôme) (une ville et une région de France).

Ce que signifie « Helikia » :

Helikia est un mot grec que l’on trouve dans Ephésiens 4 :11-16, il signifie «stature», et c’est à la stature parfaite de Christ que Paul nous propose de parvenir, d’aspirer.

Extrait de l’article de présentation de l’école de disciple de Patrick Fontaine à partir de son blog: www patrickfontaine org

helikia

Une petite partie du témoignage de Patrick Fontaine (à partir de son blog)

Il y a quelques années, je suis allé boire une bière avec un punk en Suisse, Captain’ Keupon. Au moment de trinquer, il a rallumé des souvenirs. Cela faisait des années que je n’avais pas trinqué de cette façon, en versant de la bière par terre et en disant : « A ceux qu’on a laissé derrière ». Les larmes me sont montées aux yeux en même temps que les visages dans ma mémoire : un flashback à vitesse grand V. J’ai gardé la capsule de cette canette, un véritable mémorial pour moi.

Une chose est sûre ! Chaque punk survivant de l’époque a aujourd’hui ses fantômes qui viennent le hanter. Parfois je me demande si je n’ai pas le syndrome du survivant : mes amis sont morts, pourquoi eux et pas moi ? Plusieurs fois j’ai flirté avec la mort et je n’étais pas meilleur qu’eux mais eux sont partis et pas moi. Je n’avais plus qu’à relever mon col, baisser la tête et marcher sous la pluie.

SKINHEAD

Je n’ai pas été punk par hasard, ça été le mouvement rebelle de mon adolescence, j’ai tout de suite embarqué. Quand le punk a commencé à sonner faux, à juste devenir un look, une mode, j’avais soif d’authentique, je me suis tourné vers du plus radical, du plus dur.

Comme beaucoup de punks désillusionnés de cette époque, face à l’évolution ou plutôt la dégénération punk, je me suis tourné vers le « mouvement OI ! » avec des accointances skinheads. De nouveaux contacts se faisant sur Le Havre, cela ne m’a pas arrangé au niveau violence, cela m’a même poussé un cran plus loin. Même constat au niveau fraternité. A cette époque je ne connaissais pas beaucoup de skins qui n’étaient pas passés par la case punk. Pour ma part, j’étais skinhead, avec des convictions fortes, j’étais patriote (c’était une valeur skin de l’époque) mais je n’étais pas néo nazi ou boneheads comme on les appelait de l’autre côté de la Manche. Nuance importante que beaucoup, encore aujourd’hui, n’ont pas assimilée. Autant en punks nous inspirions le dégoût et la haine, autant en Skinheads c’était différent, nous inspirions essentiellement la crainte. C’était grisant, nous étions les maîtres du terrain, nous n’étions plus des cibles ambulantes. Les chasseurs de skins n’avaient pas encore été inventés, et qu’auraient-ils pu faire en Normandie ?

ARRÊT BRUTAL

Un rocker a repris en chœur les paroles de Joey Ramone « Beat on the Brat with a Baseball Bat » pendant que moi je prenais la mise en pratique en pleine tête. Il en résulta de violents maux de tête obligeant une hospitalisation au CHU de Caen. Mon voisin de chambre, Daniel m’a parlé de Dieu. Je ne voulais pas entendre ces « bondieuseries ». Il m’a présenté Jésus comme je ne l’avais jamais entendu c’est-à-dire comme quelqu’un de réel. Il m’a parlé de la possibilité d’avoir une nouvelle vie, un nouveau départ. Après avoir longuement testé ce prêcheur, nous nous sommes séparés. J’ai repris ma vie, après plusieurs semaines de déclins et de malheurs, j’étais au bord du suicide, quand ce que j’avais entendu à l’hôpital m’est revenu en mémoire. J’ai repris contact avec Daniel, il m’a emmené pour que j’assiste à une réunion d’église, j’ai eu un choc culturel. J’ai persévéré à y aller, attendant passivement que Dieu fasse quelque chose mais rien ne changeait pour moi.

En Novembre 1983, au bout du rouleau, j’ai enfin crié à Dieu, Il m’a touché, m’a délivré instantanément de la drogue, j’ai vécu une restauration complète. Jésus m’a guéri physiquement, psychiquement et aussi socialement (à ce niveau on peut pratiquement parler de résurrection car je m’étais suicidé socialement) …

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