• J’ai acheté un champ, et je suis obligé d’aller le voir
  • J’ai acheté cinq paires de bœufs, et je vais les essayer
  • Je viens de me marier, et c’est pourquoi je ne puis aller
  • Sans s’inquiéter de l’invitation, ils s’en allèrent
    • celui-ci à son champ
    • celui-là à son trafic (commerce)

Dans les Évangiles, ceux qui ne s’étaient pas rendu à la noce, faisaient en fait des choses « normales ». Aujourd’hui, nous dirions certainement:  je viens d’acheter une maison, ou bien, j’ai rendez-vous avec mon gérant pour signer le bail à loyer, ou encore: j’ai un rendez-vous de travail, je pars en voyage de noces, etc.

Peut-on être chrétien, sans  un jour « tout plaquer » pour suivre Jésus-Christ? Sachant que nous retrouverons certainement une ou plusieurs de ces choses normales, mais en second plan. C’est à dire, elles seront secondaires à Christ. Lui passera en premier. Ce qui signifierait dans les faits que le salut du plus grand nombre, ou encore glorifier Dieu passe avant la grandeur du gâteau de mariage, et avant la signature de notre nouveau bail à loyer. Peut-on être chrétien sans mettre Christ à la tête de notre vie de tous les jours? De toutes nos décisions? A noter que les paraboles nous parlent d’un royaume qui est comme un repas de noce.  Peut-on refuser pareille invitation?

Il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus

Évangile de Matthieu 22:1-14:

Jésus, prenant la parole, leur parla de nouveau en parabole, et il dit: Le royaume des cieux est semblable à un roi qui fit des noces pour son fils. Il envoya ses serviteurs appeler ceux qui étaient invités aux noces ; mais ils ne voulurent pas venir. Il envoya encore d’autres serviteurs, en disant: Dites aux conviés:

– Voici, j’ai préparé mon festin; mes boeufs et mes bêtes grasses sont tués, tout est prêt, venez aux noces.

Mais, sans s’inquiéter de l’invitation, ils s’en allèrent, celui-ci à son champ, celui-là à son trafic; (commerce) et les autres se saisirent des serviteurs, les outragèrent et les tuèrent. Le roi fut irrité ; il envoya ses troupes, fit périr ces meurtriers, et brûla leur ville. Alors il dit à ses serviteurs:

– Les noces sont prêtes; mais les conviés n’en étaient pas dignes. Allez donc dans les carrefours, et appelez aux noces tous ceux que vous trouverez.

Ces serviteurs allèrent dans les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, méchants et bons, et la salle des noces fut pleine de convives. Le roi entra pour voir ceux qui étaient à table, et il aperçut là un homme qui n’avait pas revêtu un habit de noces. Il lui dit : Mon ami, comment es-tu entré ici sans avoir un habit de noces ? Cet homme eut la bouche fermée. Alors le roi dit aux serviteurs : Liez-lui les pieds et les mains, et jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus. (Fin du passage de l’Évangile de Matthieu 22:1-14)

La parabole de Jésus dans l’Évangile de Luc est beaucoup plus douce:  les invités ne tuent pas les serviteurs comme dans Matthieu, ils sont même polis. Le maitre ne les fait donc pas tuer, et ne détruit pas leur ville. Dans Luc toujours, les bons et méchants des rues de Matthieu sont pauvres, estropiés, aveugles ou boiteux. A priori, ce sont les mêmes, car ils sont trouvés dans la campagne aux carrefours, et sur les chemins (Matthieu)  dans les places et dans les rues de la ville, puis dans les chemins et le long des haies (Luc) c’est à dire, les lieux des campagnes et des villes, où « séjournaient », pauvres, estropiés, aveugles ou boiteux … bons ou méchants.

Évangile de Luc 14:15-24:

Un de ceux qui étaient à table, après avoir entendu ces paroles, dit à Jésus: Heureux celui qui prendra son repas dans le royaume de Dieu! Et Jésus lui répondit: Un homme donna un grand souper, et il invita beaucoup de gens. A l’heure du souper, il envoya son serviteur dire aux conviés:

– Venez, car tout est déjà prêt.

Mais tous unanimement se mirent à s’excuser. Le premier lui dit: J’ai acheté un champ, et je suis obligé d’aller le voir; excuse-moi, je te prie. Un autre dit: J’ai acheté cinq paires de boeufs, et je vais les essayer; excuse-moi, je te prie. Un autre dit: Je viens de me marier, et c’est pourquoi je ne puis aller. Le serviteur, de retour, rapporta ces choses à son maître. Alors le maître de la maison irrité dit à son serviteur:

– Va promptement dans les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux. Le serviteur dit: Maître, ce que tu as ordonné a été fait, et il y a encore de la place. Et le maître dit au serviteur:

– Va dans les chemins et le long des haies, et ceux que tu trouveras, contrains-les d’entrer, afin que ma maison soit remplie. Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon souper. (Fin du passage de l’Évangile de Luc 14:15-24)

Béréenne attitude

 

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