C’est à l’Eternel qu’appartient la terre avec tout ce qu’elle contient, le monde avec tous ceux qui l’habitent, car il l’a fondée sur les mers et affermie sur les fleuves. (Psaume 24:1-2)

La signification de « justice » dans l’ancien testament : tsedaka en hébreu

Le chapitre 16 de Deutéronome et le chapitre 19 du Lévitique en parlent en particulier. Par exemple: Deutéronome 15:7-8 « S’il y a chez toi quelque indigent d’entre tes frères, dans l’une de tes portes, au pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne, tu n’endurciras point ton cœur et tu ne fermeras point ta main devant ton frère indigent. Mais tu lui ouvriras ta main, et tu lui prêteras de quoi pourvoir à ses besoins ».

Il est spécifié que le pays appartient à  l’Éternel et il est donné à l’homme. Car Dieu bénit, l’homme a le devoir de justice de bénir à son tour, en quelque sorte.

Lévitique 19:9-10 « Quand vous ferez la moisson dans votre pays, tu laisseras un coin de ton champ sans le moissonner, et tu ne ramasseras pas ce qui reste à glaner. Tu ne cueilleras pas non plus les grappes restées dans ta vigne, et tu ne ramasseras pas les grains qui en seront tombés. Tu abandonneras cela au pauvre et à l’étranger. Je suis l’Éternel, votre Dieu. »

Ce qui est précisé entre autre aussi, dans Deutéronome 23, le chapitre sur la dîme.

Tout appartient à Dieu, l’homme est voyageur sur la terre, il ne peut rien en emporter. Bien que justement, certains puissants ont fait mettre passablement de choses dans leur tombe, afin d’emporter dans l’au-delà, leurs richesses terrestres, y compris parfois leurs serviteurs.

L’Ancien Testament par contre et même le Nouveau, donc la Bible en entier, enseigne que l’homme est comme l’herbe des champs, et que Dieu est le créateur de l’homme. Qu’est-ce que l’homme pour que Dieu se souvienne de lui? Dieu fait pleuvoir sur l’homme, Dieu fait pousser la nourriture pour l’homme et c’est encore Dieu qui donne la vie à chaque homme. Dieu donne l’intelligence, les facultés, les talents, mais encore l’homme en entier, tout nous vient de Dieu. Et nous avons un Dieu qui souhaite notre bien-être. C’est écrit en long, en large et en travers dans la Bible. Lui nous aime, lui nous protège, lui souhaite nous donner tout avec abondance. Dans l’évangile de Jean, Jésus vient nous donner la vie en abondance. Dans le Psaume 23, le berger nous conduit vers de verts pâturages et près des eaux paisibles, pour les passages que nous connaissons tous par coeur. Et nous en connaissons souvent encore d’autres à ce sujet, sans forcement avoir relevé ce qui était dit de la justice de Dieu.

La justice de Dieu, un exemple pour l’homme?

Dans la première alliance, Dieu a plus à cœur cette justice là, que tout autre « acte religieux » que l’homme pourrait faire pour Dieu. (Voir par exemple, l’article de ce blog sur les pratiques religieuses dans le livre d’Esaie, ou encore les commandements de la nouvelle alliance selon Jean) )

Dans l’alliance que nous vivons de nos jours arrivée par la croix, c’est encore la principale préoccupation de Dieu. Jésus est venu prendre soin de tous, donner la vie en abondance, être notre source d’eau vive, notre pain, etc.

La parabole des boucs et des brebis explique bien cela: donner la nourriture et le vêtement, c’est donner à Jésus. C’est rendre culte à Jésus, rendre culte à Dieu, servir Dieu.

Dans la Nouvelle Alliance, la première qualité demandée aux anciens, aux responsables, est d’être de bons économes de Dieu. C’est à dire, de pourvoir aux besoins de chacun de façon équitable. Les serviteurs-diacres-ministres, en particulier ceux qui président et servent aux tables (de la nourriture mise en commun) doivent eux être reconnus pour avoir exercé l’hospitalité et être honnête et juste. Par exemple en Tite 1:7-8  « Car il faut que l’évêque soit irréprochable, comme économe de Dieu; qu’il ne soit ni arrogant, ni colère, ni adonné au vin, ni violent, ni porté à un gain déshonnête; mais qu’il soit hospitalier, ami des gens de bien, modéré, juste. » Ou bien lorsqu’il fut établi les premiers responsables chrétiens à Jésuralem en Actes 6:1-6: « alors que le nombre des disciples augmentait, les Hellénistes murmurèrent contre les Hébreux parce que leurs veuves étaient négligées lors des distributions quotidiennes. (…) Ils choisirent Etienne, un homme plein de foi et d’Esprit saint, Philippe, Prochore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, un non-Juif d’Antioche converti« 

« Que personne ne cherche son propre intérêt, mais plutôt celui de l’autre. Mangez de tout ce qui se vend au marché sans vous poser de question par motif de conscience, car la terre avec tout ce qu’elle contient appartient au Seigneur » (1Corinthiens 10:24-26)

Par la suite, lorsqu’il y a eu des chrétiens en dehors de Jérusalem, cette justice là s’est étendue dans d’autres villes. C’était le travail de Tite en particulier (et de Timothée): mettre en place des distributions de nourriture équitables, comme les apotres l’avait instauré à Jérusalem. C’est le travail principal de l’évêque mais pas seulement, les ministres, diacres, serviteurs sont eux aussi appelés à pratiquer l’hospitalité et à servir les uns et les autres au quotidien.

Lorsque l’homme ne considère plus que tout appartient à Dieu, lorsque l’homme ne reconnait plus Dieu comme étant DIEU, l’homme considère d’autres hommes (ou bien lui-même) comme dieu. Généralement, l’homme le plus puissant, celui qui a le plus de pouvoir, celui qui a le droit de vie et de mort sur beaucoup est considéré comme dieu. Ou encore des idoles:  sages, savants, saints, acteurs de cinéma, chanteurs, etc.

Dans l’histoire, certains puissants, rois, empereurs, pharaons (si ce n’est tous) étaient considérés comme des dieux.

Le Pharaon de Moise, par exemple, considérait que tout lui appartenait, y compris le fleuve du Nil. Dieu souhaitait que tous réalisent qu’il était lui Dieu auquel appartient toutes choses, créateur de toutes choses, générateur de vie, et de tant de choses encore:

Ézéchiel 29 (Extraits) « Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel: Voici, j’en veux à toi, Pharaon, roi d’Égypte, Grand crocodile, qui te couches au milieu de tes fleuves, Et qui dis: Mon fleuve est à moi, c’est moi qui l’ai fait! (…)  Je te jetterai dans le désert, Toi et tous les poissons de tes fleuves.(…) Et tous les habitants de l’Égypte sauront que je suis l’Éternel (…) Le pays d’Égypte deviendra une solitude et un désert. Et ils sauront que je suis l’Éternel, Parce qu’il a dit: Le fleuve est à moi, c’est moi qui l’ai fait!  (…)En ce jour-là, je donnerai de la force à la maison d’Israël, Et je t’ouvrirai la bouche au milieu d’eux; Et ils sauront que je suis l’Éternel »

La justice (tsedaka)

Dieu partage ses biens avec l’homme et l’homme partage les biens de Dieu avec d’autres.  La terre et tout ce qu’elle contient appartient à Dieu. Dieu a confié à l’homme ses biens. Il a béni l’homme, il lui a donné des grâces, afin de le rendre heureux. Dieu souhaite le bonheur de l’homme. Dieu souhaite donner à l’homme la vie en abondance, et donc la santé et la nourriture en abondance.

  1. Dieu fait grâce à l’homme, Dieu donne des grâces (en grec le nom charis) et l’homme rend grâce à Dieu (rendre grâce=remercier Dieu)(en grec le verbe eucharistarios)
  2. Dieu bénit l’homme en faisant pousser pour lui nourriture, en faisant pleuvoir, etc et l’homme bénit à son tour les hommes qui auraient moins qu’eux
  3. Dieu partage ses biens avec l’homme et l’homme partage les biens de Dieu avec d’autres

Dieu attend la réciprocité de la part de l’homme, donc que l’homme se préoccupe lui aussi, du bien-être de chacun, sans exception, car Dieu lui ne fait pas d’exception.

Dieu confie ses biens à l’homme, de la lumière à l’eau, en passant par les végétaux, etc, etc, et souhaite que l’homme partage lui aussi, les biens qu’il a reçus de Dieu.

L’homme attend de Dieu qu’il le bénisse, alors que Dieu ne doit rien à l’homme. L’homme a le devoir de répondre aux besoins des autres hommes, comme Dieu répond à ses besoins: la justice, en hébreu tsedaka. Plus l’homme est riche et puissant, plus il a la possibilité de pourvoir aux besoins de beaucoup.

Dans la première alliance, l’homme reconnait que tout lui vient de Dieu et mange devant Dieu, une partie de ses récoltes et de ses troupeaux pour lui rendre grâce, pour le remercier des grâces qu’il a reçues de Dieu. Et il se préoccupe aussi des besoins des autres et bénit à son tour les autres. C’est ce qui est appelé dans la Bible: tsedaka, traduit par justice et parfois par charité en français.

Depuis la nouvelle alliance, l’entier de ce que l’homme mange et de se qu’il fait est une offrande à Dieu. L’homme en entier est offrande à Dieu. Ce n’est plus le 10% de ses récoltes ou bien un jour par semaine, mais l’homme lui-même en entier, et son temps en entier.

Dieu pourvoit à l’ensemble des besoins de l’homme, Dieu donne des biens, des bénédictions, des grâces à l’homme. L’homme lui, remercie Dieu pour les biens qu’il reçoit. Et il remercie Dieu, (il lui rend grâce, en grec, le verbe eucharistarios ) d’autre part en donnant à d’autres: la dîme envers les pauvres par exemple. La dîme était au départ manger le 10% des récoltes et troupeaux, devant Dieu, pour se réjouir soi-même avec sa famille. Tous les 3 ans, la dime était distribuée aux pauvres, et aux fils de Lévi. La tribu des lévits était préposée au temple, les hommes par exemple, étaient dispensés de faire la guerre. Ils n’étaient pas non plus agriculteurs ou commerçants. Les autres tributs les rémunéraient en quelque sorte, par une partie des dîmes. Depuis la nouvelle alliance, celle que nous vivons depuis la venue de Jésus sur la terre, il n’y a plus de tribu des lévits, plus de préposés au temple, et même plus de temple, puisque chacun de nos coeurs est un temple pour Dieu.

Dans l’histoire le judaïsme (dans la tradition orale) a établi différents préceptes, en fonction des besoins des uns et des autres, selon les périodes plus ou moins abondantes ou encore différents paramètres d’un environnement spécifique. Lorsque Jésus est venu sur la terre, les femmes seules et les enfants étaient en tout cas nourris chaque jour dans la cour du temple de Jérusalem et les synagogues de Jérusalem.  La population, en premier les familles, nourrissaient les enfants, les pauvres, les prisonniers, les malades de leur famille.

Ces 50 dernières années, dans passablement de pays du monde, donner un travail à un autre hébreu est une des premières choses demandées dans le judaïsme, par rapport à la justice de Dieu (tsedaka). Nous en avons une illustration dans le film: « La vérité si je mens ».

Les premiers chrétiens ont été au-delà de ce qui se pratiquait dans le judaïsme. Ils ont pourvu aux besoins de l’ensemble de tous les chrétiens, mais encore des non-chrétiens.  Dans la Bible, les anciens, ont tous été établis pour pourvoir premièrement aux besoins de chacun, pour un tsedaka équitable et juste envers chacun. Ou encore pour servir (=avoir un ministère) aux tables, etc.

La charité non obligatoire

Dans l’ancien testament, la dîme envers les pauvres et plusieurs autres préceptes sont obligatoires. C’est la justice, tsedaka en hébreu. La charité, hessed en hébreu, donne en plus de la justice, « de bon coeur » alors que ce n’est pas une obligation. C’est parfois ce qui est appelé l’aumône.

 

David avait confiance en Dieu, il avait confiance dans la justice de Dieu

« Le ciel célèbre tes merveilles, Eternel, et ta fidélité dans l’assemblée des saints. En effet, qui, dans le ciel, peut se comparer à l’Eternel? Qui est semblable à toi parmi les fils de Dieu? Dieu est redoutable dans la grande assemblée des saints, il est terrible pour tous ceux qui l’entourent. Eternel, Dieu de l’univers, qui est puissant comme toi Eternel, ta fidélité t’environne. C’est toi qui maîtrises l’orgueil de la mer; quand ses vagues se soulèvent, c’est toi qui les calmes. Tu as écrasé l’Egypte, tu l’as transpercée, tu as dispersé tes ennemis par la puissance de ton bras. C’est à toi qu’appartient le ciel, à toi aussi la terre; c’est toi qui as fondé le monde et ce qu’il contient. Tu as créé le nord et le sud; le Thabor et l’Hermon acclament ton nom. Ton bras est puissant, ta main forte, ta droite élevée. La justice  et le droit forment la base de ton trône, la bonté et la vérité sont devant toi. Heureux le peuple qui sait t’acclamer: il marche à ta lumière, Eternel, il se réjouit sans cesse à cause de ton nom et tire gloire de ta justice (tsedaka), car c’est toi qui fais sa beauté et sa puissance; c’est ta faveur qui relève notre force »

Béréenne attitude

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