(En photo, les responsables des écoles et de l’organisation mennonites aux USA)

Le mouvement anabaptiste a émergé en parallèle du protestantisme dans les années 1525.  Il s’en diffère principalement par le fait de croire que naitre dans un état protestant ne rendait personne chrétien sans une réelle conversion-transformation du coeur produisant à partir des pensées, un comportement découlant de la foi chrétienne.

Tout comme les protestants, les anabaptistes possédaient la bible en langue courante, alors qu’elle était interdite par l’inquisition. Pour cela, ils ont été constamment persécutés et souvent brûlés sur les bûchers. Souhaitant ne pas faire baptiser leurs bébés par les États, qu’ils soient protestants ou catholiques, les anabaptistes seront noyés dans la Limmat, rivière bordant Zurich en Suisse, par la Commune de cette même ville et indirectement par les réformés de cette ville, dont Ulrish Zwingli.

Sous leur égide, en janvier 1525, la ville de Zurich devient commune protestante et interdit les réunions pour étudier la Bible. Les réformateurs Félix Mantz, Guillaume Reublin, Georg Blaurock, Conrad Grebel, et Georges Cajacob se réunissent pourtant avec d’autres chrétiens et se baptisent les uns, les autres. Conrad Grebel est mis en prison, Georg Blaurock chassé de la ville, et Félix Mantz noyé. Plusieurs personnes seront noyées en réaction à leur baptême. Bien d’autres anabaptistes furent emprisonnés ou chassés de la ville protestante de Zurich.

Rejetés de toutes part, persécutés, une partie des anabaptistes a été récupérée politiquement et a pris les armes. D’autres, ont eu la possibilité de fuir. Ils se sont réfugié dans les montagnes du Jura et au bord du Rhin, (les Mennonites et les Amish) ont émigré aux USA et au Canada (Les Amish et les Mennonites) ou encore se sont réfugié dans le Tyrol italien, autrichien et tchèque (Les huttériens ou hutterites ou houttériens). L’ensemble de ces personnes fuyaient à cause de l’interdiction de lire la Bible. Ce grand groupe a certainement donné l’occasion à plusieurs non-anabaptistes de fuir en même temps.

Passablement de communautés vaudoises se joignirent à eux. C’est à dire, les groupes qui lisaient aussi la Bible,  et qui fuyaient dans les montagnes depuis plusieurs siècles,  avant le début historique du protestantisme, groupes de « gens du livre » (de lecteurs de la Bible) qui dans l’histoire existaient depuis le commencement du christianisme.

Anabaptiste en grec veut dire, baptiser à nouveau, baptiser une deuxième fois. Ces chrétiens ont été désignés ainsi, car ils se baptisaient à l’age adulte et parmi les premiers anabaptistes, presque tous, l’avaient déjà été étant bébés. Mais leur réel particularisme est de ne pas avoir pensé, qu’habiter dans un état chrétien, donne des coeurs de chrétiens à chacun et donc d’avoir souhaité l’indépendance des chrétiens par rapport à l’état.

Jakob Amman (né en 1644 – mort entre 1712 et 1730), un anabaptiste de la deuxième génération, formera la branche Amish. Menno Simons, hollandais et premièrement prêtre catholique possiblement Franciscain, deviendra anabaptistes en 1536 et il sera donné son nom au mouvement: les mennonites. Jacob Hutter rejoindra en 1529 quelques 12’000 anabaptistes ayant fuit dans les montagnes d’Italie, d’Autriche et de l’actuelle république Tchèque, à l’autre bout de la chaine des Alpes, au coeur de l’Europe et son nom sera par la suite donné à ce mouvement: les huttériens.

Les anabaptistes fonctionneront par la suite en congrégation. Chaque membre élit ses responsables, vote le budget, et vote toutes les décisions. L’assemblée formée de tous les chrétiens peut donc aussi désister un responsable, c’est pourquoi, dans l’histoire des anabaptistes, il y a peu ou pas du tout de ‘leader’ qui aurait fait parler de lui ou même qui se serait mis en avant, les responsables étant premièrement conscients de leurs responsabilités, ne cherchant pas de titres ou d’autorité. Les anciens étaient premièrement l’ensemble des chefs de famille.

Dans l’histoire, les anabaptistes réfugiés dans la chaine de montagne du Jura avaient pris 5 jours tous ensemble pour rechercher un fonctionnement d’assemblée basé sur la Bible. Suite à cette rencontre, les anabaptistes avaient reconnu les femmes veuves, comme des ‘chefs de famille’ à part entière. Les vaudois, mouvement qui existait depuis  le début du christianisme et qui avait en partie rejoint les anabaptistes,  ou qui en partie seront appelés anabaptistes par la suite et à cette époque, donnaient de la place aux femmes depuis toujours.

Beaucoup d’anabaptistes avaient été déportés aux galères, étaient en prison ou morts, il y avait donc parmi eux, passablement de veuves. Elles furent reconnues comme anciennes au même titre que les chefs de famille homme, chacun réalisant qu’elles avaient les mêmes responsabilités familiales, en premier nourrir une famille entière. Par la suite, la place des femmes dans ces mouvements dépendra des branches et des pays. Plusieurs groupes choisiront aussi parmi l’ensemble des anciens, quelques hommes, et parfois femmes, pour prendre différentes responsabilités dans la communauté. Ces fonctions ne sont pas vues comme des promotions, des titres, de l’autorité,  mais comme une prise de responsabilités, comme une charge et comme un service pour l’ensemble du groupe. L’autorité reste dans les faits à la congrégation, c’est à dire à l’ensemble de l’assemblée (de tous les membres de l’église), et dans les coeurs, elle est donnée à Dieu. Les anciens, dans le fonctionnement congrégationaliste, travaillent et ne sont pas payés par la communauté. Bien que depuis quelques années, plusieurs communautés ont choisi des théologiens comme « prêcheurs » et les rémunèrent.

Suisse

Les anabaptistes ont longtemps été chassés d’une région de Suisse à l’autre. Dans certains cantons, ils étaient parfois tolérés en altitude sur des terres à défricher, caillouteuses ou très pentues, loin des routes et de l’eau. Ils étaient souvent tolérés une saison ou deux, avec l’ordre de quitter les lieux, après avoir récolté ce qu’ils avaient planté, en altitude, principalement des pommes-de-terre. Généralement, ils les mangeaient en robe des champs le soir, puis les rappaient après le repas en rösti en prévision du petit déjeuner du lendemain. La veillée en famille se passait souvent autour de la Bible.

roesti

Les anabaptistes vivaient donc en attente continuelle d’être expulsés. En prières continuelles aussi, espérant pouvoir rester l’année suivante et avoir ainsi de la nourriture. Parfois, la tolérance se renouvelait d’année en année. Dans certains cantons suisses, ils sont ainsi demeurés plusieurs générations, régulièrement menacés d’expulsion, et dans l’impossibilité de devenir citoyens suisses, et entre autre d’acheter une terre ou une maison. Ils ont appris encore et encore la survie dans des conditions souvent très difficiles, isolés malgré eux des habitants protestants, qui les considéraient comme des étrangers, même après plusieurs générations de cohabitation. Les pasteurs passaient prendre connaissance des nouveaux-nés et des décès, l’état civil n’existant pas encore. Dans plusieurs cantons, ils ont pu acquérir la citoyenneté après le Sondebund, la guerre civile de Suisse de 1847, soit près de 325 ans après les premières persécutions de la part des communes protestantes qui avaient commencées dans la ville de Zurich en 1525, et de la part des états catholiques, encore depuis plus longtemps, pour les anabaptistes qui faisaient premièrement partie des huguenots et des vaudois.

Il y a très peu de traces à leur sujet car ils avaient été habitués à la fuite et donc à la vie dans la clandestinité et se gardaient de laisser des documents pouvant les compromettre. Il est possible aussi, que leurs documentations aient été détruites car pour des communautés d’autres régions, il a été retrouvé passablement de leurs écrits.

Les anabaptistes introduiront en Suisse la possibilité de faire l’armée non armé (et l’objection de conscience). Par exemple, en 39-45, les mobilisés Suisses ayant choisi cette option furent attribués à des postes sans armes. Par la suite, il fut crée un service de protection dédié à l’aide des populations civiles: abris, approvisionnement en eau potable, salubrité, etc.

Alsace

(Région parfois française, parfois allemande-germanique)europe fin 1300 alsace.jpg

Vers 1600, un protestant recueillera (et utilisera comme cerfs, c’est à dire plus ou moins esclaves) à Sainte-Marie-aux-Mines, dans les montagnes alsaciennes actuellement situées en France, une soixantaine de familles anabaptistes pour travailler dans ses champs. Ces dernières avaient été expulsées du canton de Berne en Suisse. Les hommes auront l’autorisation de ne pas faire l’armée, contre la promesse de ne pas faire d’évangélisation. Beaucoup fuiront en Amérique du nord en 1712, lorsqu’ils seront interdits en Alsace. Ou y seront déportés …

Invention des caisses (maladie, retraite, épargne, etc)

Plusieurs anabaptistes mettront leurs biens en commun, aussi pour des questions de survie. D’autres  feront des réserves communes en prévision des persécutions et d’autres difficultés. Si une famille, une personne, ou tout un groupe, rencontrait soudain la persécution, la maladie, la grêle, le feu, la peste, ou d’autres difficultés, la réserve était ouverte, et une aide financière était apportée en fonction des moyens disponibles.

Les réserves d’argent étaient déposées dans des caisses en bois (comme les caisses à vin de nos jours). Lorsque les persécutions diminueront, les caisses deviendront dans les montagnes du Jura en Suisse-France-Allemagne, des caisses-maladies, servant à payer les frais médicaux et le manque à gagner, précurseurs des assurances sociales. Beaucoup plus tard, il y aura soudain quelques réserves en suffisance, et les caisse deviendront des caisses d’épargne, toujours des caisses en bois, avant de devenir les caisses maladies, les caisses de retraite, et les caisses d’épargne que nous connaissons actuellement.

Autriche, Italie, République Tchèque …

Les chrétiens qui avaient fuit les persécutions s’étaient aussi réfugiés dans la haute chaine de montagnes au coeur de l’Europe, en Italie et en Autriche, région appelée le Tyrol. Ces anabaptistes étaient appelés huttériens,  hutterites ou  houttériens,  à partir du nom de  Jacob Hutter. Beaucoup rejoignairent la Moravie, dans la chaine de montagne de Bohème. Plusieurs poursuivront jusqu’au Carpates, lorsqu’ils seront interdit en Moravie. D’autres partiront vers le Nord, vers la Russie.

carte physique europe.gif

La Moravie fait aujourd’hui partie intégrante de la république Tchèque (sur la carte CZECH REPUBLIC) où les anabaptistes furent tolérés par une partie de la noblesse.

TCHEC map-europe-political-shaded-relief.jpg

En 1535, l’archiduc Ferdinand d’Autriche imposa aux moraves de chasser les anabaptistes de leur pays. Ils se cachèrent dans les grottes et les forets des montagnes de la région. Leurs fermes furent détruites et avec, certainement leurs récoltes, et donc leur nourriture. Jacob Hutter, duquel sera tiré le nom à ce mouvement, fut exécuté le 26 février 1536.

Kaspar Braitmichel, tailleur et Silésien de naissance,  (La Silésie située à la frontière de la Pologne, de la République Tchèque et de l’Allemagne) devient diacre du mouvement anabaptiste en 1538, puis prédicateur après quelques années de prison. Condamné aux galères, il s’échappe avant d’arriver à la mer en Italie. Il rejoint Austerlitz en Moravie.(aujourd’hui, partie intégrante de la République Tchèque, avec la Bohème, voir la carte ci-dessous, la Moravie est en vert très foncé. La carte est récente.)

carte-autriche-hongrie-1911.jpg

Dans cette région, les anabaptistes s’écrivaient beaucoup de lettres, (ou bien, dans cette région, leurs lettres ont été retrouvées mais pas dans d’autres régions?)  pour donner des nouvelles des frères emprisonnés pour leur foi ou encore les récits de leur martyr. Kaspar Braitmichel écrira sur l’ensemble de l’histoire de l’église et sur le mouvement anabaptiste en particulier. Les écrits de Braitmichel s’arrête en 1542, c’est à dire, 4 ans après 1538, la première année où il est fait mention de lui. Un autre responsable, Peter Riedemann, écrira lui aussi sur ce mouvement et ses textes se propageront dans les communautés huttériennes.

Hongrie, Roumanie, Russie tsariste … et Amérique du Nord

Les rescapés entament un long voyage qui les mène, au cours des siècles, des Alpes aux Carpates, en Hongrie, en Roumanie ou encore tout au Nord, en Russie tsariste. Ces anabaptistes là arrivent en 1870 aux Etats-Unis.

(Il n’est pas impossible que plusieurs non-chrétiens aient rejoints ceux qui avaient fuit en Amérique du nord, lorsqu’ils avaient été interdit en Alsace en 1712)

(Il n’est pas impossible non plus, que plusieurs anabaptistes dans l’histoire aient été déportés de force vers Les Amériques, comme cela s’est parfois produit dans l’histoire, lorsqu’une personne ou un groupe de personnes n’étaient plus bienvenus en Europe, ils étaient déportés ailleurs, généralement pour l’esclavage)

45 ans plus tard, à la guerre de 1914-1918, ils sont soupçonnés, en raison de leurs origines germaniques (notamment allemandes), de coalition avec l’ennemi.

Le gouvernement canadien leur accordera la liberté de culte et le choix de faire ou non le service militaire. En 1940, on recense 52 colonies huttérites au Canada. Dès le début de la 2ème guerre mondiale une loi restreint la vente de terres aux huttérites. Cette loi durera jusqu’en 1972.

Au Canada et aux USA, plusieurs communautés actuelles parlent encore en famille un patois allemand. Premièrement rejetés des états francophones de l’Amérique du Nord où même le culte protestant fut parfois interdit, ils prirent eux aussi l’habitude de fuir et de survivre. Ils restèrent plusieurs générations isolés des autres habitants, et s’entraidèrent et se regroupèrent entre eux. Les autres croyants ayant premièrement représenté une menace à leur vie, par la suite, les non-chrétiens, représenteront une menace à leur foi, dans le sens de leur ‘proposer les plaisirs du monde non-chrétiens’. Les autres restaient  des inconnus potentiellement dangereux. Les Amish et les Mennonites avaient quitté le continent européen, alors qu’il était donné à plusieurs choses une certaine importance et à d’autres moins.  Par exemple, la tenue vestimentaire et la coiffure représentaient en Europe la classe sociale mais encore les habitudes de vie des hommes et des femmes, leur dévotion ou le contraire. Isolés de tous, ils n’ont pas progressivement suivis l’arrivée des jeans pour tous, des costards-cravates et des tailleurs qui se portaient soudain indifféremment par toutes les mouvances et classes sociales, indépendamment des mœurs des uns et des autres. Ils sont restés convaincus de l’importance de garder ‘la tenue vestimentaire qui démontre leur foi’, sans réaliser le regard que les autres pouvaient porter sur eux. (Il y a un très bon article concernant leurs habitudes vestimentaires. L’article a été traduit en français par son auteur anglais: « Plain People »). Ils rejetteront parfois en bloc, tout ce que pouvaient apporter ces mêmes autres. Plusieurs groupes, par contre, s’intégreront en fonction des possibilités présentes. Si les médias relèvent les petits groupes qui vivent encore de nos jours comme il y a 100 ans ou presque, beaucoup d’autres passent inaperçus dans la société nord-américaine actuelle et n’intéressent donc pas les médias.

Canada, Mexique, Paraguay, Sibérie et Chine

Au Canada, lorsqu’ils purent acquérir du terrain, ils y construisirent des maisons en rangées, une pour chaque famille, selon les constructions de leurs pays de leur très lointaines origines.

Les plus petits iront à la garderie, et les plus grands suivront premièrement un programme scolaire interne à la colonie. Une génération plus tard, soit 20 ans après la fin des interdictions en 1972,  plusieurs continueront leurs études jusqu’aux universités extérieures à leur colonie. Depuis quelques années, des ordinateurs ont été introduits dans les classes des plus petits.  Actuellement, plusieurs enseignants huttérites sont diplômés de différentes écoles externes à leur mouvement.

Les anabaptistes-mennonites fuiront encore dans d’autres régions du monde, en particulier au Mexique, au Paraguay, en Sibérie et en Chine. Plusieurs ont pu être déportés.  (Très logiquement, personne ne va en Sibérie, s’il n’y est pas contraint)

Le particularisme des anabaptistes étaient donc de croire que naitre dans un état protestant (ou catholique) ne rendait personne chrétien sans une réelle conversion-transformation du coeur produisant à partir des pensées, un comportement découlant de la foi chrétienne. Et donc par extension que même naitre dans une famille anabaptiste ne rendait personne chrétien. Une date importante dans leur histoire avait donc été l’interdiction de lire la Bible à la maison en janvier 1525, par la ville de Zurich. De provenance variées, ils n’avaient pas au départ en commun des origines. Des questions éthiques, géographiques, politiques, familiales, etc ne les reliaient pas forcement entre eux.

hutterite_migration-europe

Sur la carte suivante, (États-Unis) XVIII signifie dans les années 1700 à 1800.

Mennonites map.jpg

Les quakers d’Amérique du Nord

Un groupe un peu identique aux anabaptistes,  aux cotés des anglicans à partir des pays anglo-saxon, ont une histoire un peu similaire aux anabaptistes. Ils ont été persécutés à travers toute l’Angleterre, et des centaines sont morts en prison. Ils s’appelaient eux-mêmes, les amis. Ils ont été appelés quakers. Il existe au minimum deux explications différentes au nom dont ils ont été affublé. Quakers signifie en français « trembleurs ». Ils auraient un peu trembler (???) comme certains pentecôtistes, mais sans avoir de manifestations spectaculaires. Une autre explication possible rend compte d’un échange dans un tribunal,  lorsque l’un d’eux a été accusé en tant que chrétien. Il aurait alors dit au juge: «trembler devant la parole du Seigneur». Le juge l’aurait alors traité de « trembleur », en se moquant de lui et le nom serait resté.

Les quakers considéreront Jésus comme La Parole et non pas la Bible, et annonceront plus encore que les anabaptistes, une réelle conversion du coeur, une réelle connaissance de Christ, en donnant l’autorité à Christ, puis après seulement aux Écritures (à la Bible). Les protestants et passablement d’évangéliques donnent l’autorité aux Ecritures. Les quakers  sont trinitaires à la base, mais par la suite, différents groupes quakers adhéreront à plusieurs courants, comme l’unitarianisme ou encore l’universalisme, l’humanisme, etc et depuis peu, une petite moitié a rejoint le mouvement évangélique.

D’autre part, ils ne pratiquaient aucun sacrement, et considéraient tous les repas comme des communions. Ils ne prêtaient jamais serment. Aux rassemblements, tous recherchaient la présence de Dieu, sans que quelqu’un prêche, comme le faisait les premiers chrétiens.

Leurs bases sont une recherche de sincérité, de vérité, de simplicité, de non-violence et d’égalité. D’autres part, ils ne souhaitent pas de titres universitaires ou autres, et se considèrent les uns et les autres sur un même plan social, bien qu’ils étudient et ne rejettent pas les connaissances. Les femmes ont été considérées sur un même plan que les hommes comme dans toute l’histoire des chrétiens et des apotres. Ils ont beaucoup de respect pour les autres. Même s’ils ne pratiquent aucun rituel, ils ne disent pas à ceux qui en pratiquent, qu’ils pourraient se tromper. Il n’y a aucune hiérarchie dans ce mouvement, aucune votation, toutes les décisions sont prises après avoir recherché tous ensemble la volonté de Dieu. Ils sont (parmi?) les premiers à avoir dénoncé l’esclavage, en particulier Antoine Bénézet, 1713-1784, et John Woolman, 1720-1772. Les premiers africains arrivent en Amérique vers 1661. Ils sont premièrement « indenture servant », comme beaucoup d’Européens blancs. C’est à dire, blancs et noirs étaient esclaves d’un maitre pendant plus ou moins 7 ans. Puis, en compensation de leurs années de travail, il recevaient en salaire un lopin de terre et des outils pour le travailler.

Les quakers sont objecteurs de conscience et dans l’histoire beaucoup ont fait de la prison pour avoir refuser de tuer, donc de faire l’armée.

Certains reprennent de nos jours ces bases de vie, tout en ne se définissant plus comme chrétiens, mais plutôt comme humanistes, ou même athées, bouddhistes ou musulmans. Ils reprennent la non-violence, la mouvance de la décroissance et de l’écologie et la simplicité (le fait de tous se considérer sur un même plan et de ne pas regarder aux titres et aux statuts sociaux).

Les quakers comme les anabaptistes étaient partis de la croyance que naitre dans un état protestant ne rendait personne chrétien sans une réelle conversion-transformation du coeur produisant à partir des pensées, un comportement découlant de la foi chrétienne. Ils ne transmettaient donc pas à leur enfant des traditions à suivre. Par contre, dans les générations qui ont suivi, tous leurs enfants n’ont pas vécu cette conversion du coeur et de la conscience.

Béréenne attitude

Quelques autres noms d’anabaptistes: Andreas Karlstadt, Thomas Mntzer, Jakob Strauss, Eberhard Weidensee, Ludwig Hetzer, Balthazar Hubmaïïer, Michael Sattler, Hans Denck, Hans Hut, Pilgram Marpeck, Peter Riedemann, Melchior Hoffman, David Joris, Dirk Philips, Bernhard Rothmann, dont les biographies sont plutôt en allemand et en anglais ou en Néerlandais.

Sources

Voir d’autres informations sur l’interdiction de lire la bible

Voir d’autres informations sur les anabaptistes

Article déjà paru en 2012, révisé ce jour