Les politiques, c’est à dire la ville de Paris en France, a rendu hommage aujourd’hui, 13 avril 2016, aux milliers de protestants lynchés par une foule catholique en délire lorsque Charles IX, alors roi de France, avait ordonné l’assassinat des chefs protestants en 1572. Très jeune roi, il était monté sur le trône à l’age de 10 ans et il en avait 22, lors des massacres.

Discours et plaque commémorative

Il ne semble pas que l’évêque auxiliaire catholique romain présent cet après-midi à Paris, lors du dévoilement de la plaque commémorative ait fait un discours, mais uniquement Madame la Maire de la ville de Paris.

Plusieurs s’interrogent sur le bien-fondé et l’utilité de faire resurgir de tels souvenirs.

A l’inverse, d’autres exactions pourraient être objectivement relevées, simplement par soucis d’objectivité de l’histoire du christianisme en France, la répression ayant duré sur plusieurs siècles. Les persécutions et exactions commises contre les chrétiens possédants une Bible ont commencé près de 3 siècles avant le début historique du protestantisme. Les premiers canons interdisant de lire la Bible, remontant aux années 1200. Ce n’est qu’à partir de Vatican II, (1962-1965) que la Bible a été diffusée aux catholiques laïcs.

Cette plaque commémorative relève un événement unique, même si à lui seul, il a généré 10’000 morts, 3’000 à Paris, et 7’000 dans d’autres villes de France, il y a eu bien d’autres morts en dehors de ce massacre.

L’œil français sur l’histoire semble ne pas vouloir s’attarder réellement sur l’ensemble de la situation des protestants et des anabaptistes et d’autres groupes de chrétiens en France, pendant de nombreux siècles.

Cette plaque est une goute d’eau dans un océan, à l’image de la petite heure accordée aux protestants par l’actuel président de La France, François Hollande, suite à cette réparation.

Selon Anne Hidalgo, la Maire de Paris, cette plaque apposée sous la statue d’Henri IV, le Roi de France qui accorda aux protestants le droit de l’être, avait pour but de responsabiliser la parole du politique. Source: AFP

  • Le contexte historique du massacre de la Saint-Barthélemy

(…) le mariage de la sœur du roi, Marguerite, avec un jeune prince protestant, le roi de Navarre, futur Henri IV, semble être le gage d’une réconciliation durable: (NDLR: de tout temps, passablement de gouverneur et autres rois ont mariés leurs enfants avec les enfants du camps différent ou ennemi  pour créer la paix entre deux royaumes  ou  pour la maintenir) mais le 22 août 1572, quelques jours après le mariage, a lieu un attentat contre le chef du parti des huguenots, Gaspard II de Coligny. Craignant un soulèvement, Charles IX décide, très influencé par sa mère Catherine de Médicis et ses conseillers, l’élimination des chefs protestants, à l’exception de quelques-uns parmi lesquels les princes du sang Henri de Navarre et le prince de Condé.

Cette décision déclenche le massacre de la Saint-Barthélemy (24 août 1572), qui fait des milliers de morts à Paris et dans plusieurs grandes villes de France. (…) Après les événements, la monarchie entend venir à bout du protestantisme. La guerre reprend et débouche sur le siège de La Rochelle. (Selon l’article de wikipédia)


Plusieurs grands journaux français ont relaté l’événement et repris en partie le discours fait aujourd’hui par Madame la maire de Paris. Par exemple, www liberation fr

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