L’ennemi est appelé par la bible le diviseur des frères. Il n’est pas appelé diviseur des païens. (des non-chrétiens)

En effet, qu’a-t-il à faire de diviser les païens ? Si les païens sont divisés entre eux, cela ne change rien aux chrétiens. Par contre en divisant les chrétiens, il est certain que:

  • le témoignage envers les païens est amoindri. En voyant de nombreuses disputes et querelles dans une assemblée, personne ne souhaite y venir, en savoir plus sur ce « Jésus » qui y est annoncé. (si Jésus y est annoncé …) Les disputes ne sont pas forcement le fait de chrétiens (un loup ou simplement un « religieux » peut se rendre chaque dimanche à l’église sans être chrétien pour autant)
  • pendant que les chrétiens se divisent, ils perdent du temps, des forces, la paix et parfois presque la foi …
  • ce temps perdu n’est pas passer à prier, à évangéliser, à servir, à aimer …
  • bien que dans les divisions si certains les enveniment, d’autres redoublent d’effort dans la prière …

Le choix est vaste pour diviser des chrétiens. Tout peut être prétexte à diviser. Il suffit d’une personne qui a une opinion arrêtée sur une chose, n’importe laquelle, (et souvent, ce n’est pas même un chrétien) et d’une autre personne qui a une opinion contraire. L’ennemi a bien d’autres possibilité de nous séduire et de nous occuper. Que se soit sur la façon de chanter, l’habillement, l’heure et la durée de la réunion, l’interprétation du verset x ou y,  la doctrine x ou y, ou encore la discrimination plus ou moins prononcée envers les femmes, ou encore le bruit que font les enfants qui courent dans les allées, les coussins pour mettre sur les chaises des grands-mamans, tant qu’il y a dispute … tant que les chrétiens sont occupés …

Ou alors cancans, qui peuvent devenir si vite calomnies …
– tu as vu la couleur de la cravate de celui-ci?
– et celui-là n’a pas même mis de cravate! De plus c’est la 2ème fois en 6 ans qu’il arrive en retard!!!

Ou encore domination, rejet, méprit, indifférence, humiliation mis à l’écart de personnes …

Pendant que nous parlons dans le dos des autres, nous ne sommes pas en train de prier pour eux.

Pendant que nous critiquons les autres, nous ne sommes pas en train de nous réjouir avec celui qui se réjouit, de pleurer avec celui qui pleure … de visiter un malade, une veuve, un orphelin …

Pendant que nous pleurons sur notre sort, ayant apprit quelques critiques dans notre dos, nous ne partageons pas de la bonne nourriture, celle qui édifie, nourri, apaise, fait croitre …

Ne pas entrer dans le jeu des critiques, REFUSER d’écouter des cancans ne reçoit pas d’accusation contre un ancien sans 2 ou 3 témoins, nous dit Paul dans une de ces lettres. (Les anciens étaient très nombreux et dans nos églises actuelles, ils pourraient être l’équivalent de tous les chrétiens affermis.)

Il est toujours facile d’aimer tous, lorsque l’ambiance est bonne.

Il est toujours facile d’être dans la paix, heureux, sympathique, doux, prévenant, lorsque tout va bien.

Par contre, lorsque tout va mal, soit nous fuyons, soit nous entrons de plein fouet dans les divisions, soit nous prions pour pardonner encore et encore, et au fur et à mesure (ne te couche pas sur ta colère, nous dit la bible, et j’ajouterais, ni sur une dispute, ni sur du non-pardon, ni sans s’être mis en ordre avec tous, en tout cas dans notre coeur)

Ne pas écouter les uns, faire taire les autres, et premièrement mettre 10’000 gardes à notre propre bouche pour qu’il n’en sorte que de bonnes paroles.
Notre bouche parle de l’abondance de notre coeur.

Lors d’une petite division, ce que nous avons au fond de notre coeur ressort. Si nous n’avons pas pardonné la dispute précédente, ces petites pensées accumulées « mine de rien » vont resurgir et sortir de notre bouche … souvent … et souvent dans les pires moments. Garde ton coeur plus que tout autre chose, pouvons-nous lire dans les évangiles de la part de JESUS. Si souvent, lorsque nous ne pouvons plus rien faire, c’est là que nous commençons à compter uniquement sur DIEU. Sur Sa Paix à lui, sur Son Amour à lui à distribuer aux uns et aux autres. Hors de Jésus nous ne pouvons rien faire, pas même pardonner, tenir notre langue ou apaiser une dispute.

Mais par Jésus nous pouvons apprendre à discerner de plus en plus vite, ce qui est important et ce qui ne l’est pas, ce qui est pierre d’achoppement, c’est à dire ce qui pourrait créer disputes et divisions … et par Jésus nous pouvons apprendre au minimum à ne pas les augmenter.

Ce qui ne veut pas dire devenir « mou », insipide, et dire oui à tout.

Parler avec vérité, pouvons-nous lire en long et en large dans la Bible. Et parler avec vérité provoque souvent des remous.

Mais ils n’ont rien à voir avec les divisions du diviseur … des frères !

Discerner les dires des uns et des autres, refuser d’entendre certaines choses, contre-carrer les fausses-doctrines, ce n’est pas diviser.

Béréenne attitude

Article écrit en 2012 et remonté ce jour

PS: Actuellement, les jeux de rôle dans l’église, de la part des responsables est un véritable fléau. Que répondre à cela? Eux-mêmes sont pris dans ce piège. Je recherche un article que j’avais écrit pour le premier blog sur le « beafsteak » des pasteurs. Ceux qui sont entrés dans un engrenage de MENSONGES (de jeux de rôle) pour gagner leur vie, et se retrouvent pris au piège entre les chrétiens réellement chrétiens,  et le fait de devoir continuer à gagner leur vie. Mon article disait plus ou moins, que nos pasteurs non-chrétiens étaient aussi « nos prochains » et qu’il fallait prendre en compte leur besoin d’avoir un travail. (de gagner leur vie)  Et prendre en compte que souvent, ils ont des années de profession derrière eux. Plus ils mentent (plus ils jouent un rôle), plus ils se piègent eux-mêmes dans leurs propres mensonges et plus il est difficile d’en sortir. PRIONS POUR LES PASTEURS non-chrétiens, qui souvent souhaitent néanmoins « agir avec … », c’est à dire, pensent agir au mieux, mais n’agissent pas avec droiture. Ils ont appris ainsi dans leurs écoles. PRIONS POUR QU ILS DEVIENNENT CHRETIENS. Ils cesseront de mentir (de jouer un rôle)!  Et une grande partie des problèmes actuels des églises sera résolus. Ce n’est pas le marketing ou la communication (publicité) qui va améliorer les choses. Pas même de répéter les plus beaux « sermons » rédigés par les chrétiens des siècles précédents.

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