(Sur la photo d’entête de Wikimedia Commons, l’archevêque anglican d’Afrique du Sud: Desmond Tutu)

L’anglicanisme se situe approximativement entre le protestantisme et le catholicisme. Son origine remonte  aux années 1530. Hors du Royaume-Uni, les anglicans sont le plus souvent appelés « épiscopaliens »

Les assemblées anglicanes sont autocéphales, c’est à dire, entièrement indépendantes les unes des autres.  L’archevêque de Canterbury, une ville d’Angleterre a une place particulière dans cette dénomination qui est en fait partie d’Angleterre. Le roi et la reine doivent être anglican, ainsi que leur conjoint au moment de leur mariage. Comme bien souvent dans l’histoire, il est facile de changer de religion pour se marier dans la bonne religion.

ANGLICAN presence world

 

L’église anglicane donne une primauté d’honneur à l’archevêque de Canterbury. Elle comporte environ 77 millions de fidèles.

(NDLR : Les membres comptabilisés par les statistiques sont répertoriés différemment d’une dénomination à l’autre. Certaines comptent tous les baptisés peu importe s’ils ne suivent pas du tout leur mouvement. D’autres dénomination comptabilisent uniquement les membres très réguliers aux différentes animations)

Béréenne attitude

Marie dans l’église anglicane

Le Pape a autorisé la Commission Internationale Anglicane – Catholique Romaine (CIACR) de publier son rapport très attendu, intitulé : « Marie : grâce et espérance en Christ. » Cela s’est passé le 16 mai dernier à la Cathédrale Catholique de Seattle, aux Etats-Unis. Une autre présentation s’est déroulée à l’Abbaye de Westminster, le 19 mai 2005. La principale conclusion de la CIACR est que la doctrine Catholique de la Vierge Marie est « conforme aux enseignements de l’Ecriture » et de la Tradition, et qu’elle n’est plus une pierre d’achoppement sur la voie de l’union des deux Eglises. Ou bien, comme le pape Ratzinger préfèrerait que nous le disions, cet accord ouvre la voie à un « retour » de la communauté Anglicane au « bercail » de l’Eglise Catholique.

Les anciennes pierres d’achoppement.

Les pierres d’achoppement, qui empêchaient la réconciliation entre les deux Eglises, étaient principalement le culte offert à la Vierge Marie, ainsi que les dogmes papaux de l’Immaculée Conception (1854) et de l’Assomption physique de la Vierge Marie (1950). La CIACR s’est efforcée de conduire un dialogue « fondé sur les Evangiles, ainsi que sur les anciennes traditions communes. Le gouffre doctrinal qui séparait les deux parties a été comblé, nous a-t-on dit, par les Anglicans, qui ont appris à reconsidérer les dogmes papaux.

Doctrine

Sa doctrine et ses enseignements sont fondés sur les Écritures, la tradition et la raison.

Église autocéphale

Selon l’article de wikipédia: Une Église autocéphale est une Église chrétienne, relevant du christianisme dit oriental, dont la théologie comme l’ecclésiologie est réglée en fonction de son adhésion à deux, trois ou sept des conciles christologiques et qui jouit d’une indépendance totale, sur le plan juridique comme sur le plan spirituel, par rapport à une quelconque autorité. Comme son nom l’indique (auto -soi-même- cephale -la tête-), elle n’entre pas dans une structure hiérarchique. (…) Dans l’ancien système de la pentarchie, chaque Église patriarcale possédait l’autocéphalie; en cas de désaccord entre les Patriarches, l’empereur tranchait, comme ce fut le cas jusqu’au premier concile de Chalcédoine. Les systèmes de primauté incluant Alexandrie, Antioche, Rome puis Jérusalem et Constantinople n’ayant jamais fonctionné, ce concile institue la primauté du patriarcat de Constantinople…

Autre source: Diocèse anglican de Montréal