Le roi d’Égypte parla aussi aux sages-femmes: si c’est un garçon, faites-le mourir; si c’est une fille, laissez-la vivre. Mais les sages-femmes craignirent Dieu. (Exode 1)

Si dans plusieurs sociétés, le père avait (a encore parfois?) le droit de vie et de mort sur ses enfants, dans d’autres, les sages-femmes tenaient ce rôle.  Un père reconnaissait ou pas son enfant âgé de quelques jours. Passablement de nourrissons étaient ainsi tués par l’homme qui ne les reconnaissait pas, qui était bien souvent réellement leur père.

En Espagne, à partir des années 1930, plusieurs personnes dans les maternités ont fait croire à passablement de familles protestantes ou encore pauvres que leur nouveau-né était mort. Ne souhaitant pas que des enfants grandissent pauvres ou protestants, ces nourrissons déclarés morts étaient même pseudo-enterrés.  Dans les faits, ils étaient donnés en adoption, c’est à dire, vendus à des familles espagnoles, qui correspondaient au « moule éducatif » souhaité par plusieurs personnes, dans les maternités d’Espagne. Ce trafique était parti d’une idéologie et il semblerait que plusieurs décennies plus tard, vers les années 1980, il est devenu uniquement un marché lucratif, uniquement pour gagner de l’argent. L’Espagne est sortie du régime  Franco par un armistice général et pour toutes choses.Concrètement, tout ce qui s’est passé avant une certaine date ne peut plus faire l’objet d’un jugement et donc d’une enquête.

Adoptés par des familles aisées, d’un même type d’apparence physique,  beaucoup d’espagnol se sont soudain posé des questions sur leur naissance, ont passé des testes ADN, ont fait des recherches et fait ouvrir quelques tombes.  Plusieurs continuent de rechercher leurs réels parents et parmi eux, certains les ont retrouvés.

En Europe de l’Ouest (et ailleurs?), les « petits monstres », pour reprendre le vocabulaire de certaines époques, n’étaient souvent pas laissés en vie par le corps médical. Ou par les sages-femmes. Les bébés n’étaient pas montrés aux mères. Il leur était dit que leur enfant n’avait pas survécu à la naissance. Parmi eux, plusieurs étaient « viables ». Que mettait-on derrière « petits monstres »? Il semblerait qu’avoir 1 ou 2 doigts de pieds en plus ou en moins marquait la limite « acceptable ». Comprenons que beaucoup d’autres, et pour des raisons considérées comme « presque rien » de nos jours, n’étaient pas laissés en vie.

Dans d’autres pays comme l’Inde par exemple, les enfants avec plus de deux bras-et -jambes ou siamois étaient considérés comme des dieux, et aujourd’hui encore.

Les enfants nés avec un sexe indéterminé, pas tout à fait femme et pas tout à fait homme, ou encore entièrement homme et entièrement femme en même temps, toujours dans ce même pays, étaient élevés par leur communauté, composée des personnes nées ainsi en Inde.  Dans d’autres pays, la chirurgie se chargeait d’en faire uniquement des garçons, principalement uniquement des filles, et s’en charge encore de nos jours, dans les premiers jours de leur vie.

Les pères eu Europe (peut-être pas dans toutes les cultures d’Europe?) choisissaient parmi leurs enfants, lesquels garder en vie. Ce rôle revenait aux  sages-femmes, dans d’autres régions du monde. Plusieurs fois dans la Bible, les sages-femmes ont été contraintes à tuer passablement de nourrissons. Si elles ne le faisaient pas, d’autres s’en chargeaient.

Béréenne attitude

Ancien Testament, premiers livres de la Bible: Exode 1 contexte:

Joseph mourut, ainsi que tous ses frères et toute cette génération-là.  Les enfants d’Israël furent féconds et multiplièrent, ils s’accrurent et devinrent de plus en plus puissants. Et le pays en fut rempli. Il s’éleva sur l’Égypte un nouveau roi, qui n’avait point connu Joseph. Il dit à son peuple: Voilà les enfants d’Israël qui forment un peuple plus nombreux et plus puissant que nous.  Allons! montrons-nous habiles à son égard; empêchons qu’il ne s’accroisse, et que, s’il survient une guerre, il ne se joigne à nos ennemis, pour nous combattre et sortir ensuite du pays.

BA 2 bibles psaumes miniLe roi d’Égypte parla aussi aux sages-femmes des Hébreux, nommées l’une Schiphra, et l’autre Pua. Il leur dit: Quand vous accoucherez les femmes des Hébreux et que vous les verrez sur les sièges, si c’est un garçon, faites-le mourir; si c’est une fille, laissez-la vivre.BA 2 bibles psaumes mini

Mais les sages-femmes craignirent Dieu, et ne firent point ce que leur avait dit le roi d’Égypte; elles laissèrent vivre les enfants. Le roi d’Égypte appela les sages-femmes, et leur dit: Pourquoi avez-vous agi ainsi, et avez-vous laissé vivre les enfants? Les sages-femmes répondirent à Pharaon: C’est que les femmes des Hébreux ne sont pas comme les Égyptiennes; elles sont vigoureuses et elles accouchent avant l’arrivée de la sage-femme. Dieu fit du bien aux sages-femmes; et le peuple multiplia et devint très nombreux. Parce que les sages-femmes avaient eu la crainte de Dieu, Dieu fit prospérer leurs maisons. Alors Pharaon donna cet ordre à tout son peuple: Vous jetterez dans le fleuve tout garçon qui naîtra, et vous laisserez vivre toutes les filles.

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