Sauver les autres

Je pense que nous avons tous entendu parler du triangle infernal, observation de Socrate, reprise par Stephen Karpman en 1968 comme figure d’analyse transactionnelle.  Car on vient en aide aux autres, ils nous persécutent en demandant trop d’aide, et car ils nous persécutent, nous devenons des victimes qui ne savons pas poser de limites. Et lorsque nous en posons, elles sont disproportionnées et donc, nous persécutons celui que nous sommes en tain d’aider.

Le monde tourne parfois autour de ces 3 axes. A petite ou large échelle. C’est à dire, entre quelques personnes ou par population entière.

Lorsqu’il n’y a plus de victime, il n’y a plus de persécuteur et donc plus besoin d’aide, dit cette philosophie. Ou encore, lorsque nous n’essayons pas de venir en aide, nous ne serons les victimes de personne et donc les persécuteurs de personne.  Si nous allons jusqu’au bout du raisonnement, nous sommes chacun entièrement seuls pour nous assumer entièrement seuls. C’est l’individualisme, chacun est « son propre dieu ». Que partageons-nous réellement avec les autres? En émotions, en joie, en bonheur?  Ou alors nous devenons stoïque … quelle est la finalité exacte de la sortie de ce schéma?

Sauver ceux qui sont victimes de ce scénario!

Lorsque nous en sortons, c’est pour quoi? Quoi de mieux ? Quoi d’autre? Que propose l’analyse transactionnelle? Généralement c’est pour sauver ceux qui sont dans ce scénario! 🙂


Chacun essaye de sauver les uns et les autres de ce scénario et les … persécute, et en devient la victime, etc, etc.

Pour l’instant, c’est la seule « sortie » que j’ai pu observer.


L’analyse transactionnelle définit ce qui est faux, elle ne défini pas ce qui est juste. Ou bien, elle ne donne pas d’appréciation.

En allant au bout de ces raisonnements, un bon scénario existe-t-il? Tous les chemins (scénarios) définis par la philosophie ne se valent-ils pas?

J’ai recherché « le bon scénario » (le bon chemin, dans la philosophie). Guy Corneau, par exemple propose une chose assez bien, dans son livre « Victime des autres, bourreau de soi-même » (je n’ai pas lu ce livre en entier). Faire tomber tous nos masques, mais là encore, il ne semble pas parler de l’après. Pour arriver à quoi?  Et peut-on réellement ne plus porter de masque?

Le scénario de Dieu

Dieu propose  le « bon chemin » (le bon scénario) sans s’occuper des « mauvais ».  Jésus se propose d’être le chemin. Le bon, l’adéquois, le juste chemin. Le meilleur, le complet, l’accompli en entier, le plus solide, etc, etc, etc

Il s’est fait lui-même victime, pour nous sauver de tous nos scénarios, tous, tous.

Et chacun sort réellement du scénario « sauveteur-victime-persécuteur ».

Plus personne ne définit quelqu’un comme « la victime de ce scénario » duquel il devrait sortir! Sauve ta peau! C’est être en plein triangle infernal: tu es victime de ce scénario, je veux t’en sauver!

Ne plus sauver les autres mais se sauver soi-même?

Se sauver tout seul, tôt ou tard nous fera entrer dans se persécuter et se victimiser tout seul. Car là encore on pense à se sauver. Le but est encore et encore de sauver. Sauver sa peau et ne pas sauver la peau des autres. Puis sauver les autres, en leur donnant la possibilité de sauver leur peau. Nous sommes encore et encore dans ce triangle.

Tôt ou tard, ceux qui se sauvent seuls, sauvent les autres de ce scénario. Tous nous nous retrouverons à un autre des angles de ce triangle.

C’est un triangle … infernal.

Sauver quelqu’un de ce triangle, c’est y entrer en tant que « sauveteur »! Sauver sa peau de ce triangle, c’est encore et encore, être en plein dedans. Encore une fois, c’est un triangle infernal.

Ne plus sauver les autres, ne plus se sauver soi-même, mais être sauvé par Dieu?

Jésus est le Sauveur du monde (des scénarios, des fonctionnements humains). C’est sa première « fonction ». Venir nous sauver. Et premièrement de nous-mêmes. Nous sauver de vouloir nous sauver tout seul. De vouloir nous, nous sauver de nous-même.

Il n’y a plus de triangle du tout. Nous ne le voyons plus. Nous ne définissons plus les autres par ce triangle et nous ne cherchons plus à sauver les autres de ce triangle. Ou à en sortir nous. Il est complétement annulé, invisible, aboli, effacé. Ou alors, il devient simplement un « outil utile » voir une force. Une bonne force.

Nous en sommes libres, libres ! Alors nous pouvons donner, aider librement! Ou pas. Alors nous pouvons nous placer dans une position de victime, ou pas. Nous avons le choix, encore et encore et encore. Nous ne sommes plus dépendant de ce triangle. Il n’a plus de pouvoir sur nous. Il ne nous influence plus. Nous sommes libres de tout et de tous. Et de nous-même. Nous pouvons entrer et sortir librement de tous les scénarios.

Jésus est une force monstrueuse. Oupss, incommensurable, plutôt. Il n’est pas venu pour des justes, mais pour des pécheurs. Il n’est pas venu pour des biens-portants mais pour ceux qui avaient besoin d’un médecin. Et c’est un médecin … qui a toute connaissance, toute. Il connait chacun de nos neurones, chacune de nos douleurs, et il dispense des traitements … adéquats, justes, appropriés. Avec délicatesse, tendresse, force, puissance, etc. Il peut relever chacun de toutes maladies, de toutes souffrances, de toutes situations, rien ne lui est impossible.

C’est Le Médecin qui sait parfaitement ce dont nous avons besoin, parfaitement, c’est à dire sans aucune erreur possible. Sans aucune maladresse possible. Sans aucune imperfection possible.

Sa guérison est totale, complète, absolue.  Elle n’entraine aucun « effet secondaire ». Aucun. Elle apporte une Paix que « le monde », nos raisonnements, nos scénarios et non-scénarios, nos constructions de pensées, nos déconstructions, nos propres forces, aussi spectaculaires soient-elles, ne pourront apporter. La Paix, la liberté intérieure et mêmes extérieures, sont sans aucune mesure, sans aucun rapport, avec celles que nous humains pourrions nous apporter à nous-mêmes. Tous seuls ou pas.

Savons-nous faire fonctionner nos yeux? Notre système respiratoire? Notre cerveau? Celui qui sait les faire fonctionner, sait aussi faire fonctionner nos coeurs, nos émotions, notre volonté, etc. Nos corps en entier. En entier!

Jésus propose d’être notre médecin. L’acceptons-nous? Prenons-nous le temps de recevoir sa guérison en entier? De la chercher premièrement? Bien que c’est lui qui vient nous chercher bien souvent. Il casse ce triangle, et ce qui en fait la force. Et il casse bien d’autres choses-forces nous apportant sa liberté. Nous ne dépendons plus de rien. De rien.

Béréenne attitude


Marc 2:17 – ou – Luc 5:31-32 – ou – Matthieu 9:12-13 Ce que Jésus ayant entendu, il dit: Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. Allez, et apprenez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.


PS: copié-collé d’un commentaire sous cet article:

La fin de ce scenario est la mort … Les émotions meurent à petit feu. Les victimes n’existent pas. Faire mal n’existe donc plus. Les persécuteurs non plus.  Mort de tous les besoins, mort de toutes les aides … et donc mort de toutes percussions.

Jésus est venu apporter la vie. Il donne à chaque « rôle de ce scénario » une force, une puissance, une « juste position ». Nous ne nous sauvons plus de ce scénario. Nous …. l’accomplissons parfaitement et en totalité en quelque sorte.

Jésus l’accompli parfaitement et en totalité. Il rend ce scénario une force, une belle chose. Il fait de ce mauvais scénario une bénédiction. Le scénario s’amenuise toujours plus, devient toujours plus insignifiant. Il perds sa force « destructive » pour devenir constructif. Sa force est ailleurs. Il devient beau, bien, bon. Il rend chacun heureux, chacun libre. Réellement.

Et donc libre d’être mère, libre d’être soignante, libre de soigner ou pas, avoir pour chacun, pour chaque instant, chaque chose, la possibilité de choisir de « persécuter » ou pas … choisir d’être victime ou pas, etc. Choisir de nous lever la nuit PAR AMOUR et non plus par contrainte. Nous avons la liberté d’être une PERSONNE LIBRE entièrement indépendante de ces différents rôles mais de les exercer, sans être tributaire de ce triangle. Il devient une force …

Peu importe les actions, les actions et les paroles des autres, peu importe les nôtres,  nous en sommes entièrement libérés.

Dieu devient la force et ce triangle. Il perd alors sa force « destructive », maléfique. Infernale! 😉

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