Les hommes ont certainement beaucoup plus de facilité à aborder leur sexualité. Simplement car ils voient et manipulent leur sexe lorsqu’il est au repos.  Ils sont « obligés » de le voir et de le toucher, simplement pour faire pipi. Alors qu’une femme peut ne jamais voir de sexe de femme de sa vie.

Les hommes qui se font circoncire à l’age adulte, vivent « de plein fouet » d’avoir soudain le sexe constamment  caresser par leurs habits et lorsqu’ils sont en tunique, par le vent qui leur provoque constamment des sensations. Ils n’ont plus la fleur (le prépuce) qui entourait leur gland et gardait leur sexe au repos. En tant qu’homme (Adam), ils étaient entourés d’une fleur (Eve) et ensemble ils formaient un tout reposant. Très réellement et très physiquement, un homme recouvre le mieux possible son pénis lorsqu’il ne souhaite pas qu’il soit en érection. Lorsqu’il n’est pas circoncis.

Dans certaines cultures, un des parents sépare le prépuce du pénis des jeunes garçons dans leur première année, pour que « cela se passe bien à l’age adulte ».

Dans d’autres culture, le garçon est défloré (flore, comme fleur), lors de sa première relation sexuelle. La peau qui recouvrait son pénis se décolle soit en une seule fois, mais souvent en plusieurs. Il éprouve en même temps beaucoup de douleurs et en même temps beaucoup de plaisir.

Ce qui explique que certains hommes pensent que « les femmes » pourraient avoir du plaisir en se faisant violer. Certains poussent la douleur de la femme le plus loin possible, persuadé que tôt ou tard, elle éprouvera une joie équivalente à sa douleur. C’est un des « objectifs » possibles des violeurs. Tous ne violent pas dans ce but.

Même si personne ne le lui explique dans son éducation,  l’homme sait à peu près comment fonctionne son sexe. Il sait que son prépuce le garde au repos et il sait qu’à l’air libre, le vent lui procure des sensations et le fait bander. Sans même imaginer quoi que se soit. Il bande « par le vent » (par le souffle de Dieu).

Dans certaines cultures, tout se fait naturellement. Parfois, les parents expliquent, mettent des mots sur simples et naturels et tout se passe pour le mieux.

Dans d’autres cultures, le sexe est tabou. Mettre des mots sur « ces choses » est gênant, sale, tabou.

Dans la Bible, Jésus est la Parole faite chair. Selon l’évangile de Jean. C’est une épée qui ouvre un chemin. Lorsque dans notre éducation, nous n’avons jamais osé nous représenter « ces choses », mettre des mots sur « ces chairs », tout devient très vite tabou. Tout devient très vite très compliqué. Est-ce pur ? Sale ? Est-ce saint de dire « pénis » ? Est-ce possible ? Que va penser Dieu ? Et les autres ?

Il est parfois plus facile de donner des « petits noms » pour les enfants. Kiki, petit oiseau, bijoux de famille, etc, etc, etc. Beaucoup de mots détournés pour ne pas nommer « la chose ». Il se crée alors toutes sortes de problèmes pour savoir ce qui est juste, bien, pas bien, de tabou, de choses faites « en cachette », chacun restant tout seul derrière une montagne de non-dits.

Mettre des mots sur les chairs, parler des chairs, est un chemin parfois long et difficile. Mais la parole rend « vivante » les chairs. Les rend purs, saines et je dirais même saintes. Elles ne sont plus dans l’ombre, dans la nuit, dans les ténèbres et donc dans le tabou. Elles viennent à la lumière. La honte possible disparait. Le besoin de puissance disparait.

Lorsqu’une personne est née dans un contexte « saint » a grandit dans un contexte qui mettait des mots très simples sur des choses très simples, qui parlaient de tout sans tabou, sans vulgarité, sans gène, mais avec un minimum de pudeur, lorsque la personne découvre la sexualité dans un contexte saint, avec une personne ayant reçu une même éducation libre, heureuse, et saine, en parlant de tout, en nommant les choses, tout en gardant de la pudeur, et en donnant la possibilité aux enfants de vivre dans la société qui était la leur, combien heureux sera ce couple.

Moins on met de mots sur les choses, plus elles se compliquent.  Si nous n’en avons jamais mis, la première fois que nous prononçons le mot « pénis », combien cela est difficile. C’est presque un parcours du combattant. La parole en elle-même est une épée puissante qui ouvre un chemin qui apporte la lumière et la vérité, et fait disparaitre les ombres (les taboux) et purifie, purifie, lave, redonne vies aux parties de notre corps que nous ignorons. Que nous regardons de loin, sans oser ressentir, sans oser dire, comme si cette partie de notre corps était en dehors de nous. Comme si elle était morte. Mais souvent, elle n’est pas si morte que cela, car elle est douloureuse. Tout ce qui l’entoure est douloureux.

Actuellement, la société (en France (en Europe) en Amérique du Nord, a mis des mots, la médecine a mis des mots sur le corps de l’homme masculin et expliquer les différentes fonctions, sensations, etc, etc de la sexualité de l’homme.  Les hommes sont donc maintenant souvent très libres dans leur fonctionnement. Ils savent dire oui, pourquoi, comment et même … non. Et pourquoi non.

Dans la loi Abrahamique, les hommes donnaient leur prépuce à Dieu. Ils faisaient alliance avec Dieu. La fleur (leur prépuce) était coupé lorsqu’ils avaient 8 jours. Ils étaient donc constamment à la merci du vent. A quelque part « Dieu » était leur fleur, leur Eve, qui les gardaient au repos.

(Si un homme pouvait nous en dire plus, il est bienvenu)

Les femmes

Comme pour les hommes, les petites filles reçoivent différentes éducations. Et souvent, il existe moins de mots, la médecine a fait moins de recherches sur l’ensemble de la sexualité féminine en occident. Les femmes sont seules face à différents tabous, face à différentes sensations, différentes gènes, et n’en parlent souvent pas entre elles. Les pasteurs sont souvent des hommes. Mais nous n’avons pas l’habitude, pas les mots, pas la possibilité de demander des explications. La sexualité,  l’ensemble de « ce qui dépasse à l’air libre » est encore très tabou. Si on a mis des mots sur l’intérieur, concernant les enfants la « fleur extérieur » est encore une zone sombre, provoquant des sentiments contradictoires, parler, se taire, ouille j’éprouve cela ET JE NE LE SOUHAITE PAS, que faire, à qui en parler, comment en parler, à qui le dire, faut-il en parler ?

On prie pour des tas de choses. On prie pour trouver un nouveau lieu d’habitation, que Dieu nous « conduise », etc. Que Dieu nous aide pour l’éducation de nos enfants, etc. etc.

Nous pouvons TOUT lui dire. TOUT. Mais … pouvons-nous lui dire: j’ai parfois mal à mon clitoris. C’est comme s’il était à la merci « des vents ». J’essaie de le cacher, de le préserver, mais je ne sais pas comment faire. Je n’aimerai pas ressentir ce que je ressens. J’ai mal. J’ai de la peine à entrer en contact avec telle ou telle personne car cela me provoque des sensations désagréables. Ou  encore, car les personnes (la personne) a l’impression que je la drague, alors que ce n’est pas du tout mon intention.

J’ai trouvé quelques solutions comme éviter certaines personnes, comme beaucoup, beaucoup prier avant certaines rencontres, comme avoir une sexualité épanouie avec mon mari, mais dans les « creux », (il y a forcement des moments creux dans un couple), cela ne fonctionne pas. Bref, j’allume parfois des hommes. Je fais le mal que je ne veux pas faire écrivait Paul en Romains 6 ou 7. Donc, je me planque en attendant une solution ou je prie et l’ensemble me fait perdre du temps, des occasions de … d’être chrétienne, simplement.

Peut-on parler de tout avec Dieu ?

Généralement, car nous sommes mal avec notre sexualité, nous ne pouvons pas avancer alors que nous aimerions de tout coeur être de meilleurs chrétiens mais comme nous n’arrivons pas à être bien dans ce domaine, donc il nous faut premièrement être comblée, oui mais comment …

Mettre des mots, mettre des mots oui mais lesquels ? Dieu tu vois par là bas, en bas de mon corps, il y a comme une antenne qui est constamment sollicitée … elle me maintient dans une position de faiblesse. Soudain elle se met en marche et je ne trouve pas l’interrupteur.

Combien de centimètre avons-nous mis entre l’antenne et notre coeur? Dieu dans notre coeur oui, oui, oui, Dieu dans notre cerveau, encore oui, Dieu dans nos pensées, dans nos paroles, dans nos actes … mais il reste cette antenne que quelques centimètres séparent de notre coeur. Centimètres qui sont parfois des kilomètres  de … zones d’ombres.

Et nous avons très peur de ce que nous pourrions découvrir. Mettre de la lumière, c’est peut-être se remémorer des souvenirs. Faut-il les faire resurgir ? Pourquoi, comment ? Dans quel but?

Serons-nous mieux ? Et l’antenne ? Si elle pouvait simplement disparaitre, si il y avait un interrupteur,  un truc, si je pouvais la commander moi, et la faire aller sur commande … comme cela, clic. Ce serait la LIBERTE la plus totale. Ce serait pouvoir se promener partout, rencontrer n’importe qui, parler de tout sans aucune arrière pensée.

Parler. Parler.

Combien d’arrière pensée ? C’est à dire, de non-dits ?  De « petits secrets » dans notre coeur, parfois de honte, de peur d’être méprisée, ridicules, d’être vues comme des « femmes de mauvaises vie » ou alors comme des « saintes-ni-touches coincées et stupides » …

Combien il manque encore là de vocabulaire.

Pouvons-nous toucher notre ventre, notre ventre ! nous femmes. Connaissons-nous notre fleur, savons-nous comment elle est ? Ou est réellement cette antenne « diabolique » ? Quelles sont les paroles qui nous empêchent de la localiser réellement ? Comme ne dit pas, ne parle pas, ne regarde pas, ne touche pas. Ou déjà simplement d’avoir été coupé dans sa Parole, dans son questionnement. De n’avoir pas pu poser de questions. D’avoir été empêchées même de s’en poser.

Pourquoi cette antène est là, on y pense, elle nous dérange, on la ressent, elle dirige parfois notre vie, dans le sens, elle nous empêche de faire certaines choses mais on ne sait pas réellement ou elle est.

On la voit parfois comme un truc qui dépasse de notre corps et qui est à la vue de tous. A la vue des autres. Mais nous, on ne peut pas la voir. C’est tabou. Les autres ont vue sur notre antenne, les autres vont penser que notre antenne est en alerte, clairement, que nous aimerions partager des sensations sexuelles, même par le regard, même par « les ondes », que nous sommes là pour faire tomber les sages chrétiens … alors que nous ne le VOULONS PAS.

En fait, notre antenne est bien cachée. Elle est recouverte de plusieurs peaux épaisses. Mais nous n’en avons plus conscience. Notre « Eve » est entourée d’Adam. Elle n’est plus à l’air libre. Elle n’est pas à l’air libre. Et si elle l’est, comme pour les hommes circoncis de la loi faite avec Abraham, le prépuce a été donné à Dieu. Et l’homme est à la merci des vents de Dieu. De DIEU. L’homme ne pense jamais que c’est « sale » (mauvais, impur) de bander sous l’effet du vent. La femme par contre …

Béréenne attitude

Publicités