Généralement elle comporte le crédo ou le symbole des apotres. Ces deux récitations sont approuvées par la plupart des protestants et des évangéliques. L’un des deux est récité (ou les deux) pendant la messe à haute voix en français par l’assemblée entière, ainsi que le « notre Père ». Plusieurs chants sont chantés à partir des livres déposés sur les bancs. Les paroles de ces cantiques en français sont (tirées) des Psaumes et d’autres passages de la Bible et chantés par l’assemblée entière. Ils sont différents d’une fois à l’autre. Des laïcs hommes et femmes habillés normalement lisent entre deux chants quelques passages de la Bible.

Puis le responsable développe l’un des passages de la Bible lu auparavant, à la façon protestante.  Il n’y a pas d’autre personne en robe, ou en habit particulier pour accompagner le responsable. Il ne récite rien de plus.  Il n’y a ni procession ni bougie ni fumée ni objets ou encore tableaux ou statues qui entre en jeu d’une façon ou d’une autre dans la messe. Il n’y a pas un mot en latin ou tiré du latin. Personne ne fait de signe de croix ou d’autres gestes des mains ou des genoux. Rarement, l’assemblée entière se met à genoux brièvement pendant la bénédiction (éventuellement à un autre moment, et non pas pendant la bénédiction???) Vers la fin, les personnes présentes sont priées de s’avancer pour l’hostie. Toutes ne s’avancent pas forcement et il semblerait que n’importe qui peut la recevoir. Tout se passe très rapidement, chaleureusement, et sans rites autres que de distribuer l’hostie.

Il y a très peu de différences entre une messe catholique-romaine et un culte protestant-évangélique, dans les pays historiquement protestants. Ce qui fait la différence est généralement le dernier chant de l’assemblée qui s’adresse ou parle de Marie. Les bâtiments eux-mêmes, sont d’apparence protestante. Par exemple, en Suisse dans la commune de Neuchâtel,  les photos de cet article présente l’église de Notre-Dame inaugurée en 1906 avec l’approbation des autorités de cette ville, commune protestante jusqu’en 1848.

En pays catholique, les messes sont basées principalement sur la dernière cène, le dernier repas de Jésus-Christ, lors de La Pâque juive, selon l’article de Daniel Meynen, dont quelques extraits sont repris ci-dessous. Ce dernier repas a eu lieu le soir de l’arrestation de Jésus. Ses diverses tortures et sa crucifixion sont appelées passion dans le catholicisme. J’ai recherché dans l’article, si réellement la messe ne parlait jamais de la résurrection de Jésus. Il semblerait que les messes catholiques-romaines n’en parlent jamais, excepté à Pâque(s)? L’article semble rapprocher la messe passion, des messes pour les morts de façon générale. L’article parle en fait de refaire une fois par année, la passion. Et les autres jours uniquement la dernière cène (le dernier repas de Jésus-Christ lors de La Pâque juive) qui avait eu lieu la veille de la passion mais en fait pas de refaire la passion. Extrait de l’article:  « La Messe n’est-elle pas le moment de refaire, en l’actualisant sacramentellement, ce que le Seigneur a célébré lors de la Dernière Cène? Aussi, le but constant de l’Église est de maintenir une célébration de la Messe qui se rapproche le plus de ce que le Seigneur lui-même a vécu la veille de sa Passion. »

Autre extrait: « En 1969, le pape Paul VI promulgue, pour toute l’Église latine, un nouveau Missel, une nouvelle forme pour la célébration de l’Eucharistie. D’emblée, ce nouveau Missel est fait pour unir les chrétiens, et d’abord les prêtres (…) le Missel du pape Paul VI, ou Novus Ordo Missae, possède une unité plus intime encore : celle qui l’enracine dans toute la vie de l’Église ? Outre la possibilité d’adapter ici ou là le rite de la Messe à la culture de chaque pays ou région (inculturation), (Ndlr: c’est ce qui explique qu’en pays protestant-évangélique, la messe est quasiment un culte protestant-évangélique, différente d’une fois à l’autre, la messe étant basée premièrement sur les croyances du plus grand nombre) le nouveau Missel plonge la liturgie eucharistique dans le plus lointain passé de la tradition de l’Église, accomplissant ainsi un des principaux objectifs des rédacteurs dudit Missel ».

Autre extrait: « La Messe tridentine est supposée ancienne, alors que la Messe de Paul 6 est supposée nouvelle. Or le titre de cet ouvrage suggère le contraire: De l’Antiquité de la Messe de Paul 6 face à la Modernité de la Messe tridentine, dite de Saint Pie 5. (Ndlr: Pie 5 (1504-1572) avait organisé le Concile de Trente (1545-1563)(premier concile œcuménique entre protestants et catholiques dans l’histoire). Tridentine provient du mot Trente, ville relative à ce Concile. Paul 6 (1897-1978) a clôturé le Concile de Vatican 2 (1962-1965) de l’Église catholique romaine) Où est donc la vérité? Il faut répondre que, hormis le Canon Romain (ou Première Prière eucharistique) qui se trouve dans les deux Missels, au moins 90% des cérémonies composant la Messe de Paul 6 sont plus anciennes et existaient bien plus tôt que les cérémonies correspondantes entrant dans la composition de la Messe tridentine. Autrement dit, la Messe de Paul 6 est plus antique, ou plus ancienne, que la Messe de Saint Pie 5. Le lecteur pourra le découvrir tout au long des pages de ce volume. »

La Messe tridentine pro defunctis (pour les défunts) est célébrée en faveur des âmes du Purgatoire.  Cette Messe se rapproche le plus de la Messe de Paul 6 en vertu de trois points au moins (…)  La messe des défunts en effet et celle du temps de la Passion sont des messes qui ont gardé plus que d’autres la simplicité antique du rite.  Le psaume Judica, d’institution assez tardive, n’a pas été ajouté à ces deux offices si remplis encore des charmes austères de la liturgie primitive.  Une fois pour toutes, rappelons que cette liturgie restait plus enracinée dans le sentiment populaire.

Ci-dessus, quelques extraits de l’article: pour mieux comprendre la Messe ou De l’Antiquité de la Messe de Paul VI face à la Modernité de la Messe tridentine, dite de Saint Pie V © Daniel Meynen.

C’est ce qui explique à nouveau que la messe est très différente d’une région à l’autre, en fonction des sentiments populaires de chaque région. Ce rite part donc du sentiment populaire et c’est sur quoi se base le catholicisme généralement: relever ce que les gens croient le plus, puis faire un rituel qui convienne au plus grand nombre. Puis, demander à tous de suivre ce même rituel et tous dire la même chose en même temps. Les messes pour les morts ne partent évidement pas de la Bible qui ne parle pas même de faire une messe pour Jésus. Il semblerait qu’à la base, le catholicisme ait inclus Jésus dans les messes qui se faisaient habituellement, bien avant la venue de Jésus sur la terre.

Les messes étaient des fêtes. Souvent il n’y en avait une par jour envers des événements ou des personnes, vivantes ou mortes, sans aucun « christianisme ».

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