Dans la vie de tous les jours, lorsqu’un prisonnier est relâché avant la fin de sa punition,  on dit qu’il bénéficie d’une grâce. Mais qu’est-ce que la grâce de Dieu? Est-ce très différent?

La Bible nous informe à plusieurs reprises que le péché entraîne la mort. Il était possible de … transmettre la punition de mort à quelqu’un d’autre. L’autre mourait. La punition avait lieu, la justice de Dieu était accomplie mais la personne ne mourait pas, un animal mourait à sa place. La punition avait lieu : la mort. Mais la Grâce de Dieu pour l’homme avait lieu en même temps, l’homme qui devait être puni de mort était gracié.

Dans passablement de pays, lors d’un changement de gouvernement, celui-ci fait grâce  à plusieurs. Par exemple, il fait supprimer les contraventions liées à la circulation routière, ou encore, il libère les prisonniers politiques.

Dans les familles, il arrive aussi que des parents fassent grâce aux enfants en levant les punitions.

Gouvernements et parents ne font en fait pas grand chose. Les premiers ordonnent à d’autres d’agir et les parents interrompent la punition de leur enfant.

Pour revenir à l’ancien testament, nous pouvons y lire plusieurs fois que Dieu  est un Dieu de justice. Lorsqu’il dit une chose, il l’accomplit. Lorsque Dieu promet une punition, il fait exécuter cette punition. Mais avec la justice de Dieu, la Bible nous parle de l’amour de Dieu.

Aujourd’hui, comment mettre en pratique la punition pour accomplir la justice de Dieu? Imaginons par exemple une famille dans laquelle les parents ont dit à leurs enfants : interdiction de jouer au ballon près de la grande route.
Punition en cas de désobéissance :

  • La première fois : rester 3 minutes assis sur une chaise à la maison (*)
  • La deuxième : rester 10 minutes assis sur une chaise
  • La troisième :  y rester 1h00

Imaginons qu’un des enfants de cette famille aille pertinemment taper dans son ballon au bord de cette route. Il y passe de très nombreuses voitures à grande vitesse. Un des parents punit l’enfant. Il reste assis 3 minutes sur une chaise. Il sait très bien que c’est pour son bien.

Dès la punition levée, l’enfant retourne jouer au ballon près de la même grande route. Pour que l’enfant comprenne les dangers, et qu’il ne recommence plus, ses parents exigent une deuxième punition. Ses autres frères et soeurs apprennent tout autant de la situation. Ils voient que ce que leurs parents disent se réalisent. Mais l’enfant recommence encore, cette fois-ci certainement uniquement pour contredire ses parents.

Il avait été décidé d’aller en famille au cinéma pour la dernière projection d’un film. La séance va commencer et la punition ne sera pas terminée à temps. Soit les parents lèvent la punition, soit l’enfant devra rester tout seul à la maison pour la terminer. Mais les parents pensent qu’il en profitera pour ne pas rester tout seul sur une chaise. Les parents ont alors une idée pour aimer et punir en même temps:

  • la punition sera exécutée
  • tous les enfants se rendront au cinéma.

Le père de cette famille envoie tous ses enfants au cinéma avec son épouse et … il s’assied lui sur la chaise et exécute la punition à la place de son fils. La punition a lieu. L’enfant est grâcié et se rend au cinéma.

Cela n’arrive jamais dans la réalité !  Oui c’est une histoire inventée, imaginée ! 🙂

Et pourtant dans la Bible …

La bible nous informe que par amour, Dieu a fait la même chose envers son peuple. Si son peuple pèchait, il était puni de mort. Mais la punition était  « transposée » à un animal. Lui devenait le pécheur et la personne se retrouvait sans péché du tout. L’animal était devenu le pécheur à la place de la personne, il portait sur lui, les pèchés de la personne et lui était puni de mort. La Bible appelle cet animal une victime expiatoire (ou propitiatoire), celle qui est punie à notre place. Celle qui porte le péché à notre place est appelée bouc émissaire.

(Dans la pratique, un bélier en particulier servait pour l’ensemble de tous les péchés du peuple. Ou encore, une famille qui apportait un sacrifice, le faisait rôtir sur l’autel des sacrifices, puis le mangeait en famille)

Dieu lui a envoyé Jésus être puni à notre place par amour pour nous:
– le salaire du péché, la punition de mort a eu lieu: Jésus mort à la croix
– aucun de nous n’avons été punis de mort

Lorsque nous acceptons cette si grande Grâce, ce si grand salut, la punition de mort que nous méritons est levée immédiatement et définitivement.

Béréenne attitude

(*) Pour la punition,  j’ai beaucoup hésité à écrire noir sur blanc, un réel exemple. Cela dépend de beaucoup de l’age des enfants et cela change tellement d’une famille à l’autre, d’une culture à l’autre. Mais pourquoi pas, demander à deux adolescents « en ébullitions » d’aller s’asseoir chacun 2 minutes dans leur chambre et de revenir continuer la conversation, après avoir pris du recul. Par contre, rester tranquille 2 minutes dans sa chambre pour un tout petit enfant, c’est énorme. Il n’a pas la même notion du temps que nous adulte. Il peut d’autre part se sentir rejeter, abandonner, et ce n’est pas l’objectif. Le but d’une punition est de ne pas laisser s’installer une mauvaise habitude. (voir la suite en commentaire sous l’article)

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