Il existe 3 notions distinctes de péchés dans la première alliance, l’ancien testament :

  1. faute (manquer la cible) ne sépare pas de Dieu
  2. mal (malheur, malédiction) sépare de Dieu (blasphémer et/ou sacrifier aux idoles (Ishtar, Baal, Belzébuth, Veau d’or…)
  3. impureté (les 613 commandements de la loi) impuretés qui ont besoin de purification)

Ces 3 notions sont relevées à partir du portail judaïque de wikipédia :  La notion de péché dans le judaïsme, et reprises en grande partie dans le présent article.

Torah signifie littéralement : tirer une flèche, et pécher : manquer la cible.

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Torah, (en grec ancien « nomos ») est régulièrement traduit par loi dans le Nouveau Testament. Thorah comporte beaucoup de notion, plus que « loi » (nomos en grec). Torah a pour racine en hébreu: yarah: montrer, désigner. Torah, que le français traduit par loi signifie: enseigner, instruire, arroser. « Parents » est tiré de la même racine (yarah). Les parents  guident, instruisent, protègent, leurs enfants. Le but des parents est « le meilleur pour leur enfant ».  Le but de la loi (de la Thora) est défini, par exemple en Deutéronome 5:33, afin que vous soyez heureux.

Il existe un deuxième mot régulièrement utilisé dans la Bible: iniquité. Il signifie méchanceté et englobe toutes les formes de méchancetés et d’injustices possibles. (Voir quelques versets dans la Bible online GateWay)

La notion de péché dans le judaïsme

La Torah (l’Ancien Testament) ne connaît que deux mots pour désigner quelque chose qui ressemble au péché, qui n’ont rien à voir avec les concepts développés par le christianisme (NDLR: c’est à dire le catholicisme, d’autres christianismes  n’ayant pas développés les mêmes notions concernant le péché)

  • la faute est désignée par het (pluriel ‘hattaïm).

Ce mot apparaît pour la première fois dans le Livre de la Genèse IV:7. Il est linguistiquement dérivé du concept de manquer la cible. Rien ne laisse supposer dans la sémantique de celle-ci une quelconque séparation d’avec YHWH Elohim. Toutefois, la première fois où Adam manqua le but que lui avait désigné Dieu …

  • Théologiquement, le mal est désigné par Râ.

Le mot désigne une imperfection intrinsèque : « kisse rou’a », c’est une « chaise instable », branlante, ne convenant ni à sa condition, ni à sa fonction de chaise. Faire ce qui est râ ne s’applique que dans un seul cas : blasphémer et/ou sacrifier aux idoles (Ishtar, Baal, Belzébuth,…) et à l’idolâtrie; en se détournant du monothéisme. Ce mal est toujours collectif et concerne soit le chef du peuple (ex. Salomon qui avait suivi certains cultes de ses nombreuses concubines, soit tout le peuple, Israël, dans son ensemble (ex. « Adoration du Veau d’or »). Les procédures de réparation sont décrites dans Lévitique, particulièrement celle connue sous le nom de bouc émissaire.

En ce qui concerne les 613 commandements, ce sont plutôt les concepts de pureté et d’impureté rituelle qui entrent en jeu et leur corollaire : la purification.


(NDLR : Sous la nouvelle alliance, le seul ‘péché’ qui nous sépare de Dieu définitivement est ne pas croire en Jésus Christ (en lui et en son œuvre propitiatoire à la croix), ce qui est exprimé dans cet article envers la première alliance.

Dans l’Ancienne Alliance, il était possible de se purifier par différents rituels/sacrifices. Dans la nouvelle, depuis la nouvelle, le rituel/sacrifice a été accompli une fois pour toutes à la croix.

A noter les trois petits points, qui terminent le paragraphe concernant la faute désignée par het, petits points qui ont leur importance)


Articles annexes

  1. Le péché sous la nouvelle alliance, selon Irénée de Lyon : Adultère, dime, etc
  2. Le blasphème dans l’ancien testament
  3. Voir aussi l’article: Qu’est-ce que le péché? à partir du site : labible  centerblog net
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