Si vous venez de lire l’article sur la différence entre péché et iniquité, allez directement à la petite image. Le début est le même.

Le premier souhait de Dieu, est que nous l’aimions de tout notre coeur, âme et pensée.

Ce que Dieu déteste par dessus tout, c’est de vénérer d’autres dieux que lui.

Le peuple de Dieu (les juifs, les circoncis) ont associé à Dieu d’autres divinités plusieurs fois dans l’histoire. Nous en avons quelques exemples dans la Bible, confirmés par l’archéologie. Ce que l’archéologie ne dit pas, c’est la colère de Dieu d’avoir associé à son nom différentes déesses, idoles, statues,  etc.

Exemples de ce que Dieu déteste dans l’ancien testament

  • Deutéronome 12:31  Tu n’agiras pas ainsi à l’égard de l’Eternel, ton Dieu; car elles servaient leurs dieux en faisan toutes  les abominations qui sont odieuses à l’Eternel et même elles brûlaient au feu leurs fils et leurs filles en l’honneur de leurs dieux.

Abomination se comprend comme horreur mais aussi comme idolâtrie et comme tout ce qui est lié à la prostitution sacrée, à la magie,  la divination, etc. 

  • Deutéronome 23:17-18 (Le V 18 traduction Semeur) Il n’y aura aucune prostituée parmi les filles d’Israël, et il n’y aura aucun prostitué parmi les fils d’Israël. Vous n’apporterez jamais dans la maison de l’Eternel votre Dieu, pour l’accomplissement d’un voeu, le salaire de la prostitution d’une femme ou d’un homme, car l’un et l’autre sont en horreur à l’Eternel votre Dieu.

Les prostitué(e)s sacré(e)s étaient des esclaves qui servaient en temps que prêtre (ou prêtresse) dans les temples païens. Les  hommes prostitués étaient souvent eunuques voir émasculés contre leur grès.  Généralement, les parents exposaient un ou plusieurs de leurs enfants à la naissance, c’est à dire abandonnaient en tout cas plusieurs de leurs filles (et garçons). Ces tout petits enfants étaient alors « recueillis » pour la prostitution et d’autres esclavages.  Les païens multipliaient les relations sexuelles de toutes sortes avec les prêtres-esclaves-prostitués dans leurs temples (et souvent aussi hors de leurs temples) afin de vénérer leurs dieux.

Justin, un  chrétien qui a vécu très peu de temps après la mort des apotres, écrivait: « Quant à nous, loin de commettre aucune impiété, aucune vexation, nous regardons comme un crime odieux l’exposition des enfants nouveau-nés; parce que d’abord nous voyons que c’est les vouer presque tous, non seulement les jeunes filles, mais même les jeunes garçons, à une prostitution infâme; car de même qu’autrefois on élevait des troupeaux de boeufs et de chèvres, de brebis et de chevaux, de même on nourrit aujourd’hui des troupes d’enfants pour les plus honteuses débauches. Des femmes aussi et des êtres d’un sexe douteux (Non déterminé) livrés à un commerce que l’on n’ose nommer, voilà ce qu’on trouve chez toutes les nations du Globe ». (fin de citation)

Dans le deuxième verset donné dans ce deuxième exemple, le salaire est le revenu d’un proxénète, d’autres traductions française de la Bible parlent en plus du revenu de la vente d’un esclave sexuel. Donc Dieu ne supporte pas que l’un ou l’autre revenu soit utilisé dans sa maison.

  • Proverbe 6:16-19 ( Traductions de la Bible de: Jérusalem-NBS-Darby-Martin-Chouraqui) L’Eternel hait ces six choses, et il y en a sept qui sont en abomination à son âme:
    • les yeux hautains
    • la langue fausse ( la langue qui répand des mensonges)
    • les mains qui versent le sang innocent
    • le coeur qui trame des plans malfaisants (un coeur qui médite des projets injustes)
    • les pieds qui se hâtent de courir au mal
    • le faux témoin qui profère des mensonges
    • celui qui sème des querelles entre des frères

manquer-cible

Il existe 3 notions distinctes de péchés dans la première alliance, l’ancien testament :

  1. faute (manquer la cible) ne sépare pas de Dieu
  2. mal (malheur, malédiction) sépare de Dieu (blasphémer et/ou sacrifier aux idoles (Ishtar, Baal, Belzébuth, Veau d’or…)
  3. impureté (les 613 commandements de la loi) impuretés qui ont besoin de purification)

Ces 3 notions sont relevées à partir du portail judaïque de wikipédia :  La notion de péché dans le judaïsme, et reprises en grande partie dans le présent article.


Torah signifie littéralement : tirer une flèche, et pécher : manquer la cible.

Torah (en grec ancien « nomos ») est régulièrement traduit par loi dans le Nouveau Testament. Thorah comporte beaucoup de notion, plus que « loi » (nomos en grec). Torah a pour racine en hébreu: yarah: montrer, désigner. Torah, que le français traduit par loi signifie: enseigner, instruire, arroser. « Parents » est tiré de la même racine (yarah). Les parents  guident, instruisent, protègent, leurs enfants. Le but des parents est « le meilleur pour leur enfant ».  Le but de la loi (de la Thora) est défini, par exemple en Deutéronome 5:33, afin que vous soyez heureux.

Il existe un deuxième mot régulièrement utilisé dans la Bible: iniquité. Il signifie méchanceté et englobe toutes les formes de méchancetés et d’injustices possibles. (Voir quelques versets dans la Bible online GateWay)

La notion de péché dans le judaïsme

La Torah (l’Ancien Testament) ne connaît que deux mots pour désigner quelque chose qui ressemble au péché, qui n’ont rien à voir avec les concepts développés par le christianisme (NDLR: c’est à dire le catholicisme, d’autres christianismes  n’ayant pas développés les mêmes notions concernant le péché)

  • la faute est désignée par het (pluriel ‘hattaïm).

Ce mot apparaît pour la première fois dans le Livre de la Genèse IV:7. Il est linguistiquement dérivé du concept de manquer la cible. Rien ne laisse supposer dans la sémantique de celle-ci une quelconque séparation d’avec YHWH Elohim. Toutefois, la première fois où Adam manqua le but que lui avait désigné Dieu …

  • Théologiquement, le mal est désigné par Râ.

Le mot désigne une imperfection intrinsèque : « kisse rou’a », c’est une « chaise instable », branlante, ne convenant ni à sa condition, ni à sa fonction de chaise. Faire ce qui est râ ne s’applique que dans un seul cas : blasphémer et/ou sacrifier aux idoles (Ishtar, Baal, Belzébuth,…) et à l’idolâtrie; en se détournant du monothéisme. Ce mal est toujours collectif et concerne soit le chef du peuple (ex. Salomon qui avait suivi certains cultes de ses nombreuses concubines, soit tout le peuple, Israël, dans son ensemble (ex. « Adoration du Veau d’or »). Les procédures de réparation sont décrites dans Lévitique, particulièrement celle connue sous le nom de bouc émissaire.

En ce qui concerne les 613 commandements, ce sont plutôt les concepts de pureté et d’impureté rituelle qui entrent en jeu et leur corollaire : la purification.


(NDLR : Sous la nouvelle alliance, le seul ‘péché’ qui nous sépare de Dieu définitivement est ne pas croire en Jésus Christ (en lui et en son œuvre propitiatoire à la croix), ce qui est exprimé dans cet article envers la première alliance.

Dans l’Ancienne Alliance, il était possible de se purifier par différents rituels/sacrifices. Dans la nouvelle, depuis la nouvelle, le rituel/sacrifice a été accompli une fois pour toutes à la croix.

A noter les trois petits points, qui terminent le paragraphe concernant la faute désignée par het, petits points qui ont leur importance)


Articles annexes