Première partie de l’article : Coiffure, à partir de Wikipédia (La suite de l’article concerne des époques plus récentes)

(…)Un rapide descriptif des coiffures sert à cerner leurs richesses mais aussi leurs rôles comme marqueur social.

Dans la Préhistoire

Les premiers hommes vivaient en Afrique et avaient par conséquent les cheveux crépus et pour soigner leurs cheveux, les femmes africaines de la Préhistoire auraient eu recours à la méthode de tressage.

De nombreuses statuettes de l’époque attestent de la présence de coiffures à la Préhistoire : la Dame de Brassempouy, (Ndlr, retrouvée dans le sud de la France et non pas en Afrique ?) datant de 22 000 ans avant JC, la Vénus de Willendorf datant de 20 000 ans avant JC (Ndlr : retrouvée au coeur de l’Europe, au bord du Danube en Basse-Autriche).

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« Venus of Brassempouy » par Photograph : Jean-Gilles Berizzi. Upload : Elapied (discussion · contributions). Sous licence Domaine public via Wikimedia Commons.

Mésopotamie et Perse antiques

Dans la Mésopotamie et dans la Perse antiques, les nobles frisaient, teignaient et tressaient leurs barbes et leurs cheveux longs, ajoutant quelquefois de la poudre d’or ou des ornements en or et en argent.

Les phéniciennes portaient fréquemment leurs cheveux scindés en deux mèches torsadées ou enroulés en turban.

Égypte antique

Les enfants, garçons et filles, avaient le crâne rasé excepté une tresse sur le coté de la tête nommée Tresse de l’Enfance. Cette coutume rendait hommage à Horus, le dieu solaire, qui portait la même natte étant enfant. La façon dont était décorée la Tresse indiquait le rang social de l’enfant : fermoir en or pour les familles royales et bourgeoises ou de simples fleurs pour les agriculteurs et les ouvriers. À la puberté, le passage à l’âge adulte était par conséquent symbolisé par la perte de la Tresse : les futurs hommes se rasaient entièrement le crâne alors que les futures femmes se laissaient pousser les cheveux.

Les égyptiens portaient les cheveux courts tout en laissant les oreilles bien dégagées même si certains étaient rasés ou portaient les cheveux mi-longs bouclés et dégradés pour former une sorte de bonnet. Les hommes ne changeaient de coiffure que quand qu’ils commençaient à devenir chauves. Aucun égyptien ne portait la barbe se distinguant ainsi des Hittites «barbares» (exception faite des barbes postiches des pharaons).

Les coiffures féminines étaient bien plus variées. Les cheveux pouvaient être lisses, frisés, ondulés, nattés ou attachés en une queue de cheval. Sous l’Ancien Empire (2575-2134 av. J. -C. ), les femmes préféraient avoir les cheveux courts ou mi-longs alors que sous le Nouvel Empire (1550-1070 av. J. -C. ), la mode était aux cheveux longs ou aux perruques. Dans les deux cas, l’ornementation était abondante : diadème, perles (en or, en pierres précieuses, en ivoire, etc. ), épingles, peignes, fleurs, etc.

Que se soient les hommes, les femmes ou les enfants, l’ensemble des égyptiens pouvaient porter des perruques. Elles faisaient partie intégrante de la garde robe. Il en existait de l’ensemble des styles et l’ensemble des longueurs. Les riches portaient des perruques en cheveux naturels alors que les plus pauvres devaient se contenter de perruques faites avec de la laine ou des fibres végétales. Vu leur prix, elles étaient aussi choyées que les chevelures naturelles et n’étaient sorties que pour les banquets et les cérémonies. Le perruquier était un personnage important dans la vie quotidienne égyptienne.

Les serviteurs et les esclaves devaient pouvoir être reconnus au premier coup d’œil. C’est pourquoi, ils nouaient leurs cheveux sur la nuque en faisant une sorte de boucle ou ils se faisaient huit ou neuf tresses qu’ils attachaient à l’arrière de leur tête et qu’ils laissaient pendre sur un coté de la face et du cou.

Les prêtres (Ndlr: c’est à dire les prostitués des temples) étaient obligés de se raser tout le corps car ils devaient être le plus pur envisageable pour se présenter devant le dieu. C’est pourquoi ils sont toujours représentés chauves sans sourcils ni cils.

Les danseuses (Ndlr: les prêtresses-prostituées des temples) étaient dans l’impossibilité de porter une perruque qui aurait gêné leurs mouvements mais elles se faisaient une grande variété de tresses terminées par des disques de métal qui mettaient en valeur la grâce de leurs acrobaties.


Hébreux et Juifs

Au début de leur histoire, les cheveux longs étaient tenus en haute estime, que ce soit pour les hommes comme pour les femmes. Être chauve était une calamité. Les femmes bouclaient quelquefois leurs cheveux, mais le plus fréquemment elles les nattaient ou les enroulaient en un chignon qu’elles dissimulaient sous un foulard.

Sous la domination romaine, les Juifs ont adopté les cheveux courts et les hommes portant des cheveux longs étaient jugés efféminés.

(Ndlr: la mode était androgyne, avoir une apparence ni femme ni homme. Les femmes écrasaient leurs seins par des sortes de rubans-ceintures, afin qu’on puisse le moins possible faire la différence entre un homme et une femme)

Quant aux femmes, elles prirent l’habitude de se couper les cheveux une fois mariées à partir du Ie siècle de l’ère chrétienne. Les plus orthodoxes se rasaient même entièrement le crâne.


Grèce

Les styles de coiffure ont varié selon les époques et selon les cités mais il existait néanmoins quelques traits communs.

Durant la période classique (500 – 323 av. J. -C. ), l’ensemble des grecs avaient les cheveux frisés, naturellement ou non, pour se différencier des Barbares. Les jeunes garçons portaient les cheveux longs jusqu’à 18 ans. Passé cet âge, ils devaient se coiffer comme les adultes, c’est-à-dire avoir des cheveux courts et bouclés. Pour aller au gymnase, ils serraient un bandeau autour de leur tête.
Les esclaves avaient toujours le crâne rasé.
Les femmes avaient les cheveux longs et bouclés avec une raie au milieu, tirés à l’arrière et retenus par un nœud, le chignon étant plutôt réservé aux servantes. La majorité du temps, le crâne et les chignons étaient recouverts d’un tissu ou d’un filet. Les cheveux étaient quelquefois teints ou couverts de poudre colorée.
Il faut signaler le cas spécifique des Spartiates. À cause de leur image guerrière et austère, il est courant de penser qu’ils se rasaient les cheveux. Au contraire, les adolescents avaient les cheveux courts alors que les adultes les avaient longs. Les redoutables guerriers spartiates se peignaient longuement avant de combattre, peut être pour évacuer la tension.

Avec la période hellénistique (323 – 31 av. J. -C. ), les coiffures des hommes se firent plus simples alors que celles des femmes se compliquèrent. Alexandre le Grand demanda à ses soldats de se couper les cheveux particulièrement courts et de se raser la barbe pour que leurs ennemis ne les attrapent pas lors des combats rapprochés (Plutarque 46-120 après JC), et les civils les imitèrent.

Rome

Les hommes ne portaient pas de barbe et avaient les cheveux courts pour se différencier des Barbares. Ils sortaient tête nue dans la rue, excepté les travailleurs en plein air qui portaient des chapeaux.

Les femmes quant à elles, avaient les cheveux longs qu’elles tressaient, frisaient, groupaient en chignon nommé tubulus.
Seules les bacchantes (prêtresses du culte de Dionysos-Bacchus) avaient les cheveux détachés (Ovide, 43 – 63 avant JC).
Sous la République (510-27 avant JC), les coiffures des Romaines étaient assez simples et ressemblaient à celles des femmes grecques.


L’époque du Nouveau Testament

(Ndlr: Titre ajouté ne figurant pas dans l’article à l’origine)

Mais sous l’Empire (27 avant JC – 476 après JC), avec l’introduction du peigne, les coiffures se compliquèrent et devinrent un véritable marqueur social. Les riches romaines achetaient un esclave, l’ornatix, qui était chargé de les coiffer, de les épiler et de les maquiller. Il existait aussi des hommes libres nommés tonsors qui tenaient des boutiques et qui vendaient leurs services aux riches citoyennes. Plus on se rapproche de la fin de l’Empire, plus les modes se succédèrent rapidement dans le temps, à un tel point qu’Ovide (43 av. J. -C. – 17 après JC) fit cette réflexion : «Je ne peux suivre l’évolution de la mode, chaque jour introduisant, semble-t-il, un style nouveau. »

Sous les empereurs Julio-Claudiens (27 av. J. -C. – 96 après JC), les coiffures restèrent assez simples.
Sous le règne des empereurs Flaviens (69 – 96 après JC), les frisures formèrent l’élément essentiel de la coiffure. On aimait les grosses boucles ramenées sur le haut de la tête alors que sur la nuque, les cheveux étaient tirés en chignon. Julia, fille de l’empereur Titus (79 – 81 après JC), mit à la mode la célèbre coiffure en «diadème» constituée de boucles en «nid d’abeilles».
Les Antonins (96 – 476 après JC) virent l’avènement des nattes. Celles-ci étaient ondulées contournant la nuque en revenant sur le front. C’étaient des femmes déjà mûres, qui avaient renoncé sinon à l’élégance du moins à la coquetterie, qui portaient ces coiffures.
Sous les Sévères (193-235), les ondulations revinrent mais elles étaient orientées horizontalement. Ces princesses syriennes firent preuve largement d’originalité dans leurs coiffures.
(…)

Source

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