N’avons-nous pas tous des réponses toutes faites devant les épreuves des autres? Des réponses comme: prie, lis ta bible, si tu avais fait cela, il aurait fallu que tu fasses ou encore l’église n’est pas faite pour répondre à cela.

C’est la pire réponse que l’on puisse donner. C’est faire le constat que l’église a démissionné de sa fonction de miséricorde.

Mais qui est l’église? C’est nous tous. Et nous tous sommes bien souvent démunis fasse à la souffrance des autres. Bien que, ceux qui ont soufferts savent ce qu’ils attendaient, ce dont ils avaient réellement besoin et savent les dégâts que peuvent faire des réponses « bateaux ». Est-ce nouveau? Déjà les premiers chrétiens écrivaient de ne pas accabler ceux qui souffrent:

Didachè V 3. – Qui sont loin de la bonté et de la patience, (…) qui n’ont pas compassion de l’être accablé(…) ceux qui se détournent de celui qui est dans le besoin, qui accablent celui qui est dans les tribulations(…) Enfants, fuyez tous ces gens-là.

Avons-nous le temps pour d’autres ? Prenons-nous le temps ? Ou bien prendre du temps pour d’autres serait-il combler un besoin personnel ? En clair, lorsque nous souhaitons prendre soin des autres, est-ce faux ?

Lorsque nous étions dans l’épreuve nous avons tous vécu le manque d’écoute des uns, l’écoute des autres, un sourire qui nous a réconfortés, un bonjour sonore et enjoué qui nous a redonné du courage, une invitation à manger qui nous a comblés. Nous avons tous aussi vécu une parole, un regard, un ton de voix qui nous a blessés. Donc nous savons donc tous ce qui est à faire et à ne pas faire.

Nous sommes tous « petits, faibles et limités », et il serait utopique de penser pouvoir faire mieux que les autres, et d’épauler tous les éprouvés de l’église. Croire que nous pourrions faire mieux que d’autres mène en droite ligne à l’orgueil. Évaluer ce que nous donnons ou pas, c’est déjà mettre une échelle de valeur sur nos agissements et donc les noter, et les comparer.

Croire que Dieu peut nous donner des forces, ses forces à lui, sa sagesse, sa miséricorde, son amour pour les autres, et alors donner un sourire, une parole de réconfort, un peu de notre temps. Comme cela vient de Dieu, c’est à lui que nous en donnons le mérite. Dieu qui ne se fatigue pas, Lui, au travers de nous, saura donner un sourire, une parole de réconfort, un repas, un thé, une attention.

Lorsque nous donnons de nos forces à nous, nous voyons de nous-mêmes qu’après avoir donné, nous sommes « vides et fatigués». Ou alors nous sommes fières d’avoir nous fait ceci et cela et nous pensons tout bas: moi au moins, j’ai agis! Pas comme ces chrétiens qui ne se préoccupent pas des autres. Bonjour l’orgueil!

Lorsque nous donnons l’amour que Dieu met en nous, les forces que Dieu met en nous, nous n’avons pas la fierté d’avoir accompli une chose. Nous ne la comptabilisons pas. Dieu prend soin de chacun 24h sur 24. Nous, nous donnons une goute d’eau, au passage, un échantillon de l’amour de Dieu. Nous n’avons pas besoin que cette goute d’eau soit vue, reconnue par d’autres. Nous avons fait les choses devant Dieu, dans le secret de notre cœur, imparfaitement, demandant à Dieu de Lui agir, de Lui pallier à nos maladresses, de Lui, bénir et prendre soin bien au-delà du peu que nous avons fait. Nous réalisons nos limites, nous réalisons le peu de temps que nous-mêmes accordons aux autres, et nous pardonnons à tous ceux qui ne donneraient pas ce même temps.

Et qu’en savons-nous? D’autres peut-être donnent de leur temps sans en faire l’étalage. D’autres prient, et certainement d’autres souffrent et peut-être ne le disent pas. Mais ils n’ont pas les forces d’en écouter d’autres. Tout comme nous-mêmes n’avons pas les forces d’écouter, de bien écouter, c’est-à-dire, de ne pas dispenser des conseils «tout fait», de ne pas répéter ce que nous avons appris, mais d’être pour l’autre, celui que nous aimerions qu’il soit pour nous. La première chose, qu’il nous aime tel que nous sommes, de l’amour dont nous sommes aimés de Dieu. Et cet amour là, plus nous le découvrons, plus nous réalisons que seul Dieu peut le dispenser parfaitement. Nous sommes si vite enclin à aimer conditionnellement.

Je te donne de mon temps car … j’aimerais que Dieu pense du bien de moi.
Je te donne de mon temps car … j’aimerais que Dieu m’aime.
Je te donne de mon temps car … j’aimerais que Dieu réponde à ma prière.
Je te donne de mon temps car … je dois le faire pour telle ou telle raison.
Je te donne de mon temps car … si peu de personne pensent aux autres, moi au moins je fais ceci, cela, moi, moi, moi, je, je, je, ….
Je te donne de mon temps pour …. mon propre salut.

D’où l’importance de savoir, de vivre, d’avoir réalisé que notre salut ne dépendait pas de nous. Aimer, agir, renoncer, donner dans le but d’être sauver, ce n’est pas de l’amour, c’est de l’égoïsme.

Moi, je veux être sauvé donc je t’aime.
Moi, je veux avoir une récompense dans les cieux donc j’agis.
Moi, je veux avoir une bénédiction donc je donne.
Moi, je sais mieux que les autres, moi au moins j’agis …
Moi je suis en colère contre tout ceux qui … et moi, et moi, et moi, je suis surtout orgueilleux!

L’amour de Dieu est très différent. Dieu souhaite le salut de chacun donc, Dieu agit pour le salut de tous les hommes. Aimer comme Jésus a aimé, c’est non pas souhaiter son propre salut et agir pour son propre salut, mais agir pour le salut des autres. Pour le salut du plus grand nombre.

1 Corinthiens 10:33 de la même manière que moi aussi je m’efforce en toutes choses de complaire à tous, cherchant, non mon avantage, mais celui du plus grand nombre, afin qu’ils soient sauvés.

L’amour est donc de penser premièrement au salut de tous. Et l’amour envers une personne dans l’épreuve est premièrement de penser à son salut. Sans l’asséner de versets bibliques pour autant. Mais l’envoyer vers un non-chrétien, pour être écouté, est-ce réellement penser premièrement à son salut? Et n’est-ce pas démontrer et même faire le constat que l’église (nous tous) avons échoué?
Oui, nous avons des médecins, des chirurgiens qui soignent des maladies dites physiques. Oui nous avons des psychiatres, des neurologues, qui soignent des maladies dites «psychologiques ». Bien que la séparation entre les deux n’est pas si évidente. Oui, comme un patient atteint d’une appendicite a besoin d’un chirurgien, un patient souffrant de certaines maladies, de réelles maladies a besoin d’un psychiatre ou d’un neurologue.

Mais une personne qui vit une épreuve, a-t-elle réellement besoin d’un psy ? N’a-t-elle pas tout simplement besoin de nous tous chrétiens ? De nos sourires, de nos encouragements, de notre écoute, de notre hospitalité, de nos prières ? D’un peu de notre temps? Sans parler de notre soutient matériel.

Avons-nous du temps à donner à nos frères et sœurs ?  Nous donnons souvent plus facilement « au loin », à des personnes que nous ne connaissons pas personnellement.
Pourquoi ? Serait-ce l’orgueil de penser: moi, je me suis battu pour avoir, lui aurait dû aussi, lui aurait pu aussi, etc. C’est indirectement et souvent même directement porter un jugement accusateur, « chez nous »,  il suffit d’agir, de faire, moi j’ai pu, ce pauvre n’avait qu’à être riche! Tous doivent pouvoir comme moi, mais « là-bas »…

Ce n’est pas partir de Dieu. Lui a béni mon pays, ma famille, Dieu m’a béni, lui fait pleuvoir sur les bons et les méchants, toute la gloire revient à Dieu.

1 Chroniques 29:11 car tout ce qui est au ciel et sur la terre t’appartient; à toi, Eternel.

1 Timothée 6:10 c’est la racine de tous les maux que la convoitise des richesses, de laquelle quelques-uns étant possédés, ils se sont détournés de la foi, et se sont enserrés eux-mêmes dans plusieurs douleurs

En remerciant Dieu pour ce que nous avons, nous prendrons conscience de ce que nous avons. Et nous réalisons avoir beaucoup, lorsque nos yeux se détournent de ce que nous n’avons pas.

Si nous sommes dans l’abondance, c’est car Dieu a béni notre région. Quoique, l’amour de l’argent de beaucoup, la corruption, les abus de toutes sortes peuvent tout autant être à la base des richesses … et de la pauvreté d’autres.

Dans les deux cas, pouvons-nous alors le revendiquer comme étant de « notre » ressors? Avons-nous choisi le pays de notre naissance, la famille de notre naissance ? Avons-nous choisi nos capacités physiques, intellectuelles ? Tout ne nous vient-il pas de Dieu ? Qu’as-tu que tu n’aies reçu de Dieu, écrivaient les apotres. Nous venons de Dieu « en entier ». Nous devons tout à Dieu. De la couleur de nos yeux, aux nombres de nos orteils, de notre capacité d’apprentissage, à toutes nos aptitudes. Oui, sans exercer nos muscles, oui, sans exercer notre mémoire, nous perdons des capacités. Mais même en exerçant quotidiennement nos facultés, nous ne faisons qu’utiliser quelque chose qui ne dépend absolument pas de nous.

Tout comme notre capacité à aimer. Elle nous vient entièrement de Dieu à la base. Comme nos facultés physiques, notre intelligence, notre mémoire, etc. Nous ne nous sommes pas inventés ou créés. Pas plus que nos parents qui n’ont rien fait pour que nos oreilles entendent ou que notre cerveau fonctionne.

L’amour que Dieu met en nous n’appelle aucun orgueil car il vient de Dieu. Il nous est impossible de produire cet amour par nous-mêmes. Nous pouvons le constater tous les jours. Combien nous sommes faibles et limités pour aimer. Combien si vite nous nous impatientons, nous jugeons, nous attendons en retour, nous aimons lorsqu’il est facile d’aimer. Aussi, si nous tous qui sommes l’église, si nous tous qui sommes chrétiens, aimons même vingt minutes par jour comme Jésus a aimé, combien l’église en sera édifiée. Nous en serons les premiers bénéficiaires. Car entourés d’autres chrétiens qui se sentent aimés, soutenus, entourés, les épreuves sont plus faciles à passer.

Aurons-nous encore besoin de payer un professionnel non-chrétien pour être écoutés ? Nous confions notre corps à la médecine. Nous confions notre cerveau à la médecine. Devons-nous aussi lui confier notre cœur ? Notre âme ? Ne devrions-nous pas nous tourner vers les frères et sœurs ? Et eux ? Ont-ils trouvé suffisamment d’écoute pour à leur tour en écouter d’autres ?

En toutes choses retenons ce qui est bon

Mais en toute chose aussi, ne retenons pas ce qui ne l’est pas. Informons-nous sur l’actualité de la psy et même sur son histoire ……..

Que trouvons-nous chez «le psy» que nous ne trouvons pas dans l’église ? Du temps ? Une écoute ? Bien souvent, c’est premièrement une personne qui ne nous culpabilise pas.

Étonnamment, alors que le message central de l’évangile, la bonne nouvelle est d’être entièrement déculpabilisé, lavé de l’intérieur, totalement blanchis par le sacrifice de Jésus à la croix, et donc de n’avoir plus aucune culpabilité (ce qui ne veut pas dire, plus de responsabilité, ce qui ne veut pas dire plus de conscience) …

… étonnamment, les accusations arrivent très vite sur nos lèvres, à nous chrétiens, parfois plus que la bonne nouvelle de l’évangile: vous êtes pardonnés, vous n’êtes pas coupables devant Dieu car Jésus-Christ en a payé le prix.

La Bible parle de l’ennemi en tant qu’accusateur des chrétiens. Il n’est pas écrit qu’il accuse les non-chrétiens. Nous faisons tous partie de cette même église, nous sommes tous de la même nature, et nous avons tous cette tendance à culpabiliser ceux qui sont en souffrance.

Peut-être car nous avons aussi cette tendance à nous culpabiliser nous-mêmes?

Nous chrétiens sommes tous, tous, dans le même bateau. Et nous sommes tous aux prises avec ce même accusateur qui nous pousse soit à accuser les autres soit à s’accuser soi-même, ou souvent même les deux ensemble.

Plus nous réalisons que nous sommes tous pécheurs et plus nous réalisons combien est grande la grâce en Jésus-Christ dont nous bénéficions, plus nous nous sentons aimé de Dieu, plus nous nous savons aimé de Dieu, plus nous pouvons transmettre son amour et sa grâce.

Et alors, nous pouvons sortir de cette spirale de déculpabilisation par  de «bonnes actions» qui nous donne faussement le sentiment d’être un «bon chrétien». Moi, j’ai accompli mon devoir de chrétien, donc je n’ai plus de culpabilité. Culpabilité qui arrivera si souvent par d’autres domaines, moi, je ne suis pas un assez bon chrétien, car dans ce domaine là …

A moins de se fermer à Dieu, et aux autres et de devenir insensible. La culpabilité ne nous atteint plus,  mais la souffrance ne nous atteint plus non plus. La notre, et celle de l’autre. Nous sommes alors emmuré dans un sentiment d’égoïsme et d’orgueil.

Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu (Hébreux 12:15)

Écouter une personne en souffrance, entourer une personne dans l’épreuve nous est donné par grâce et nous ne pouvons pas «faire faux» car nous réalisons que Dieu agit, Dieu donne, Dieu aime, Dieu pardonne et tellement plus et mieux que ce que nous pouvons faire nous-mêmes. Offrir un thé, faire un sourire, serrer une main avec chaleur, prendre un peu de temps pour l’autre, est donné à chacun. Avoir la sagesse de recommander dans certains cas une consultation médicale, nous est aussi donné. Oui, il y a eu dans l’église des maladresses et pas que des maladresses, envers les personnes en souffrance. Mais est-ce une raison pour envoyer chacun « chez le psy » dès qu’il est dans l’épreuve ? N’est-ce pas « normal » de vivre des épreuves dans différents domaines de nos vies ?

La France semble être le pays de l’Europe, le plus «axé psy». Dès qu’une personne expose un fait douloureux, on lui recommande de consulter. Les marchés des antidépresseurs et des somnifères sont extrêmement rentables, bien des observateurs dénoncent une  trop grande consommation de ces produits.

«La psy» et même ces différents médicaments sont entrés dans les habitudes de l’église.

Nous avons tous subi des injustices diverses et variées, des souffrances, des rejets. Oui, certains ont subi plus de peines que d’autres. Oui, nous ne pouvons pas d’un claquement de doigt tirer un trait sur notre passé.

NOUS ne le pouvons pas, mais Dieu Lui, le peut. Dieu le fera pour chacun différemment pour ne pas que nous nous attachions à une méthode mais à Dieu Lui-même. Pour ne pas donner gloire à une façon de faire, au « concepteur de la méthode », en pouvant dire: j’ai suivi tel ou tel processus et alors je suis dans la paix intérieure. Mais pour pouvoir donner gloire à Dieu, et recevoir sa Paix à Lui. Et cette Paix ne dépend pas de nous. Elle ne dépend pas de notre passé. Elle ne dépend pas non plus de ce que nous vivons actuellement. Pas plus qu’elle ne dépendrait des autres. Elle dépend uniquement de Dieu.

Et Dieu nous aime tant, son but est de nous donner Sa Paix. La psy pourra nous donner une certaine paix envers nous-mêmes. Mais pourra-t-elle nous donner la Paix de Dieu ?

Laquelle des deux est la plus grande ? La plus parfaite ? La plus puissante ? La plus … apaisante, la plus dé-culpabilisante ?

Laquelle des deux devons-nous rechercher ? Laquelle des deux devons-nous annoncer aux autres ? Laquelle des deux devons-nous souhaiter pour les autres ?

L’hospitalité

La psy, une invention récente qui n’a pas d’écho dans plusieurs régions du monde.

Dans nos sociétés individualistes, beaucoup ont recours à un professionnel pour être écouté, entouré.

Serait-il possible qu’à force de mettre de grandes distances entre les autres et nous-mêmes, nous aurions oublier de manger avec d’autres ? Manger comme Jésus et les disciples le faisaient, comme les premiers chrétiens qui mangeaient tous les jours ensemble, des longs repas donnant l’occasion d’avoir des contacts proches les uns avec les autres.

Serions-nous prêt à manger tous les jours avec d’autres ? Avec des chrétiens mais pas seulement. Jésus mangeait parfois avec des pharisiens et autres scribes, et souvent avec des « gens de mauvaise vie » …

Certainement, un couple avec enfant dont les deux conjoints travaillent à l’extérieur aura peine à imaginer recevoir régulièrement des personnes à sa table … dans certaines de nos façons de vivre, cela parait même totalement impossible. Dans d’autres familles, d’autres traditions, c’est une chose normale, banale.

Dans certaines régions/familles du monde, de nombreuses conventions sont à respecter, « politesses » souvent mises de coté par ceux qui ont l’habitude d’accueillir. Le coeur, la joie, l’amour, la simplicité prennent la place des apparences.

Le nombre de couvert diminue et donc la quantité de vaisselle, les nappes brodées restent dans les tiroirs, moins de repassage, etc, etc. Si les invités sont des habitués, bien souvent, ils participent aux différentes tâches, aident à préparer le repas, particulièrement s’ils arrivent à l’improviste.

Hébreux 13:2 N’oubliez point l’hospitalité 1 Pierre 4:9 Exercez l’hospitalité les uns envers les autres sans murmures. Luc 14:1314 Mais, quand tu feras un festin, convie les pauvres, les impotents, les boiteux et les aveugles. Et tu seras heureux de ce qu’ils ne peuvent pas te le rendre; car tu en recevras la récompense à la résurrection des justes.

Exercer l’hospitalité est une des qualités demandées aux anciens/anciennes. 1Timothée 3-2 Il faut donc que l’évêque soit (…) hospitalier 1Timothée 5-10 Qu’une veuve ne soit pas enrôlée à moins (…)  d’avoir exercé l’hospitalité (…) Tite 1:7-8 Car il faut que l’évêque soit irrépréhensible (…) hospitalier

Pierre avait transmis ce qu’il a reçu de Jésus à tous les anciens: « à ceux qui sont étrangers et dispersés dans le Pont, la Galatie, la Cappadoce, l’Asie et la Bithynie …aux anciens qui sont parmi vous, moi ancien comme eux … Paissez le troupeau de Dieu … en étant les modèles du troupeau … vous qui êtes jeunes, soyez soumis aux anciens. » 1Pierre 1:1 et 1Pierre 5:1-5

Généralement, le terme ancien signifiait avoir un certain age. Il signifie aussi: ne pas être un nouveau converti. Ce qui correspond à ce que dit Paul à Timothée, concernant la charge d’évêque: « Il ne faut pas qu’il soit un nouveau converti, de peur qu’enflé d’orgueil… » (1Timothée 3:6)

Les repas faisaient partie intégrante de la vie de tous, chrétiens et non-chrétiens. De nos jours, dans passablement de régions/familles du monde, l’hospitalité est encore au centre de leur culture. Et généralement, ce sont ces personnes qui ont le moins recours à la psy.

Est-ce que ceux qui ont des habitudes individualistes pourraient ne pas trouver autour d’eux à qui parler ? Ou encore rechercher une totale liberté en parlant à une personne neutre, à laquelle on peut tout dire, qui ne nous jugerait pas ? Et qui ne risquerait pas d’arriver à l’improviste, qui ne nous prendrait pas trop de temps, celui de faire les courses, de préparer un repas, de ranger après le repas, etc, etc ?

Aller chez le psy est très facile. On peut définitivement arrêter de le voir d’un jour à l’autre. Et le psy est à notre entière disposition dans les moments convenus. Pour un ami, on est normalement censé lui garder « à vie » notre porte ouverte ! 🙂

Rechercher La Personne avec laquelle parler, La Personne qui nous comprendra est une fausse recherche. Sur la terre, il n’existe pas La Personne qui nous comprend parfaitement, qui sait toujours que dire et quand, la rechercher est vain et inutile.

Par contre, croire que Dieu peut placer sur notre chemin, une fois quelqu’un, une fois quelqu’un d’autre, afin que nous comptions sur Dieu encore et encore.

Et parfois, nous nous attendons à ce que cela soit un ancien, une ancienne, et Dieu nous envoie un enfant pour nous réconforter et même parfois pour nous confirmer Sa Parole. Nous savons que Dieu nous a entendu et répondu, et notre reconnaissance va à Dieu. Bien évidement, nous sommes aussi reconnaissant envers la personne qui a pris du temps pour nous.

Nous avons souvent tous tendance à « penser à la place de Dieu » et lorsque nous nous trouvons en face d’une situation, car elle semble logique et sage, à nous dire : c’est Sa Réponse.
Alors que si souvent, c’est par une chose, ou par quelqu’un auquel nous ne nous attendions pas du tout que DIEU nous répond, nous encourage, nous entoure.
Bien que nous pouvons avoir des amis très proches, sages, bons, de bons conseils, qui savent écouter, avec lesquelles partager. Mais ils restent tout comme nous, des humains.

Ils sont un peu comme des échantillons du comportement et de l’amour de Dieu.

Je ne sais plus qui a écrit : « Tes amis comprennent ce que tu dis. Ton meilleur ami comprend ce que tu ne dis pas ».

Devenir le meilleur ami des autres, être pour eux ce que nous aimerions qu’ils soient pour nous et par l’amour de Dieu en nous, car nous débordons de l’amour reçu de Dieu, les aimer, est une des plus belle chose que nous puissions vivre sur la terre. Luc 6 31-34 Donne à quiconque te demande et si quelqu’un t’ôte ce qui est à toi, ne le redemande pas. Et ce que vous voulez que les hommes vous fassent, faites-le-leur aussi de même. Car si vous n’aimez que ceux qui vous aiment, quel gré vous en saura-t-on? Puisque les gens de mauvaise vie aiment aussi ceux qui les aiment. Et si vous ne faites du bien qu’à ceux qui vous font du bien, quel gré vous en saura-t-on? puisque les gens de mauvaise vie font la même chose. Et si vous ne prêtez qu’à ceux de qui vous espérez de recevoir, quel gré vous en saura-t-on? puisque les gens de mauvaise vie prêtent aussi aux gens de mauvaise vie, afin d’en recevoir la pareille.

Plus nous avons mis les méandres tortueux de notre coeur à la lumière de Dieu, plus nous nous savons connu de Dieu, moins il y a de choses nous séparant de Lui. Nous ne sommes alors plus connus en fonction de nos apparences/status/réussites/échecs mais en fonction du fond, du fond de notre coeur. Nous ne voyons donc plus non plus les autres par leurs apparences/status/réussites/échecs.

Être connu de Dieu, permet de connaitre les autres et d’être connu nous-mêmes par les autres.

David s’adressait encore et encore à Dieu, et ouvrait son coeur à Dieu, encore et encore. Ne nous appuyons pas sur les hommes mais sur Dieu, encore et encore.

Jérémie 17:5-12 Béni soit l’homme qui se confie en l’Éternel, dont l’Éternel est la confiance! Il sera comme un arbre planté près des eaux, qui étend ses racines le long d’une eau courante; qui, lorsque vient la chaleur, ne la craint point, mais dont la feuille est verte; il n’est point en peine dans l’année de sécheresse, et ne cesse pas de porter du fruit.

Dieu se retrouve aussi dans la Bible

Psaumes 1 Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, et qui ne se tient pas dans la voie des pécheurs, et qui ne s’assied pas au banc des moqueurs; Mais qui prend son plaisir dans la loi de l’Éternel, et médite sa loi jour et nuit. Il sera comme un arbre planté près des eaux courantes, qui rend son fruit dans sa saison et dont le feuillage ne se flétrit point; et dans tout ce qu’il fait, il réussira. Il n’en sera pas ainsi des méchants; mais ils seront comme la paille que le vent chasse au loin. C’est pourquoi les méchants ne subsisteront pas dans le jugement, ni les pécheurs dans l’assemblée des justes. Car l’Éternel connaît la voie des justes, mais la voie des méchants périra.

Béréenne attitude

Deux des premiers articles du blog, écrits en 2011 et rassemblés en un seul, ce jour.

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