• Connaître

Adam connu Eve, sa femme …

  • Les bijoux

Par la suite, les hommes ont parfois donnés des bijoux à leurs futures épouses.

Par exemple, lorsque Abraham envoie son serviteur chercher une femme pour son fils Isaac. Genèse 24:21 et 22  et 47″L’homme la regardait avec étonnement et sans rien dire, pour voir si l’Éternel faisait réussir son voyage, ou non. Quand les chameaux eurent fini de boire, l’homme prit un anneau d’or, du poids d’un demi-sicle, et deux bracelets, du poids de dix sicles d’or. » « Je l’ai interrogée, et j’ai dit : De qui es-tu fille ? Elle a répondu : Je suis fille de Bethuel, fils de Nachor et de Milca. J’ai mis l’anneau à son nez, et les bracelets à ses mains ».

L’anneau n’était pas une bague, une alliance, mais un anneau du nez.

  • Donner des richesses à la famille de l’épouse

Dans l’histoire du peuple hébreu, avant Moise, les hommes ont commencé d’offrir des richesses à la famille de leur épouse, la dote. Certains futurs époux, n’ayant pas suffisamment de richesses, ont donné à la place de leur temps et de leurs forces, à la famille de leur future épouse. Par exemple Jacob a travaillé gratuitement 14 ans pour son beau-père, pour marier Rachel, sa fille. Le père de cette dernière, Laban, a trompé Jacob et lui a premièrement donné Léa, sa fille ainée, avant de lui donner Rachel sa petite soeur.  Jacob a été considéré marié à l’instant où il a « connu » son épouse. (connaitre = avoir une relation intime)

  • Le contrat et le festin

De nos jours, cela parait « inconcevable » qu’un père donne ses deux filles au même homme.  Nous pouvons lire que Laban souhaitait le bonheur de ses filles. Il voulait pour chacune, le meilleur mari possible.

Genèse 29: 16- 30 Or Laban avait deux filles; le nom de l’aînée était Léa, et le nom de la plus jeune, Rachel. Et Léa avait les yeux délicats; mais Rachel était belle de taille et belle de visage. Et Jacob aimait Rachel, et il dit: Je te servirai sept ans pour Rachel, ta plus jeune fille. Et Laban dit: Mieux vaut que je te la donne que de la donner à un autre homme; demeure avec moi. Et Jacob servit pour Rachel sept années; et elles furent à ses yeux comme peu de jours, parce qu’il l’aimait. Et Jacob dit à Laban : Donne-moi ma femme; car mes jours sont accomplis, et je viendrai vers elle. Et Laban rassembla tous les gens du lieu, et fit un festin. Et il arriva, le soir, qu’il prit Léa, sa fille, et la lui amena ; et il vint vers elle. Et Laban donna Zilpa, sa servante, à Léa, sa fille, pour servante. Et il arriva, au matin, que voici, c’était Léa. Et il dit à Laban: Que m’as-tu fait? N’est-ce pas pour Rachel que je t’ai servi? et pourquoi m’as-tu trompé? Et Laban dit: On ne fait pas ainsi, dans notre lieu, de donner la plus jeune avant l’aînée. Accomplis la semaine de celle-ci, et nous te donnerons aussi celle-là, pour le service que tu feras chez moi encore sept autres années. Et Jacob fit ainsi, et il accomplit la semaine de celle-ci. Et Laban lui donna Rachel, sa fille, pour femme. Et Laban donna Bilha, sa servante, à Rachel, sa fille, pour servante. Et il vint aussi vers Rachel; et il aima aussi Rachel plus que Léa. Et il servit Laban encore sept autres années.

Le chapitre suivant explique que Rachel et Léa ont donné leurs servantes à Jacob pour qu’il leur fasse des enfants. Et les enfants ainsi conçus seront considérés comme les enfants de Rachel et de Léa …

  • Les richesses, le contrat (financier) et la nuit de noce

Par la suite, les mariages ont comporté trois choses:  les richesses offertes, le contrat de mariage, c’est à dire, la promesse entre le futur mari et le père de la mariée et la nuit de noce. D ‘une contrée à l’autre, la façon de se marier était différente.

Le laps de temps entre le contrat (la promesse de mariage) et la nuit de noce s’appellera fiançailles. Elles servaient uniquement à attendre le règlement de la dote.

  • L’alliance, la bague

Parmi les richesses offertes se trouvera parfois une bague à mettre au doigt. Elle s’appellera bien plus tard une alliance.

  • Conclusions

Différentes coutumes se pratiquaient lorsque Jésus est venu sur la terre. Le sanhédrin, c’est à dire les responsables du tribunal du temple de Jérusalem et des synagogues ne se mêlaient pas des mariages. L’état, les gouverneurs ou encore les empereurs, ne s’en mêlaient pas non plus.

Dans les recensements des populations,  qui sont aujourd’hui et depuis peu « l’état civil »,  les seules données enregistrées concernaient le nombre d’hommes capables de se battre (de former une armée) et les richesses des habitants dans le but de prélever des impôts. Les mariages se passaient uniquement en famille. Le mariage, dans les pays catholiques, sera sacralisé en 1215 ap JC. Les états catholiques soudain, réglementeront les mariages.

  • Dans le nouveau testament

En grec « coucher avec » est selon le dictionnaire de la concordance strong: uni, joint, littéralement collé.

Paul écrira, en parlant probablement des prostituées sacrées des temples païens: 1Corinthiens 6:16 « Ne savez-vous pas que celui qui est uni à une prostituée est un seul corps avec elle ? Car les deux, dit-il, seront une seule chair ». Paul considère « faire l’amour » comme former une seule chair.

  • De nos jours

Bien évidement se marier devant témoins est souhaitable, afin d’avoir des preuves « terrestres » du mariage. Généralement des lois sont instaurées suite à des conflits et des abus. Moise pensait déjà à protéger les femmes par des lois. Lorsqu’il écrit ce qui suit, les épouses étaient achetées à leur père par leur futur mari et la polygamie était courante. Première alliance: Exodes 21:10-11: « S’il prend une autre femme, il ne retranchera rien pour la première à la nourriture, au vêtement, et au droit conjugal. Et s’il ne fait pas pour elle ces trois choses, elle pourra sortir sans rien payer, sans donner de l’argent. »

Nous avons à notre époque dans passablement de pays des lois sur le mariage, lois qui servent presque exclusivement lors de conflits ou de divorce.

La plupart des couples qui se trahissent, se déchirent, s’ignorent, se disputent et même s’entretuent,  étaient  persuadés le jour de leur mariage que cela n’arrivait qu’aux autres !

… surtout parmi les couples mariés en temps que chrétiens, persuadés d’épouser l’élu(e) de leur coeur et parfois même  la personne que Dieu a choisie pour eux   …  les fautes, les erreurs, et même s’éloigner grandement de Dieu  nous guettant tous …

D’autres ont été manipulés et séduits par des mots doux ou des promesses bidons …

Nous sommes humains, c’est à dire faillibles. Si devant DIEU se marier est se connaître,  se marier devant les hommes est largement souhaitable.

Béréenne attitude

Source : Émission du dimanche matin: Judaïca,  Les origines du mariage juif (chaine de télévision France2)

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