La population mondiale est estimée à 7,2 milliard (7200000000) de personne en 2014.  Les personnes nées avec les deux sexes représentent 7 ou 14 millions de personnes (7000000 ou 14000000) en considérant que 2 personnes sur mille naissent avec les 2 sexes.

Plus précisément,  il est impossible de déterminer le sexe du bébé. D’autre fois, le sexe à la naissance est physiquement clairement déterminé mais les hormones ne correspondent pas à l’adolescence au sexe de naissance.

Dans certains pays comme l’Inde, ces personnes, car ce sont bien des personnes aimées de Dieu, se regroupent entre elles, et se soutiennent entre elles. Elles passent une fois par années dans chaque village et demandent à voir les nouveaux-nés. Généralement, elles emportent avec elles les enfants nés avec les deux sexes,  qu’elles élèvent à l’abri de la société. Dans les pays fortement médicalisés, les bébés étaient la plupart du temps discrètement transformés uniquement ‘en fille’ à la naissance. Puis un traitement ‘de vitamines’ à l’adolescence, c’est à dire hormonal, complétait l’opération, sans informer l’adolescent de la véritable nature du traitement suivi. Les intersexués ne savent souvent pas qu’ils sont nés avec les deux sexes, puis ont été opérés à la naissance. Ces mutilations-opérations provoquent la plupart du temps la stérilité définitive de la personne. Le but de l’opération étant premièrement de donner une APPARENCE de fille (ou de garçon) sans se préoccuper de savoir si les organes fonctionneront une fois le bébé devenu adulte. Mais, plusieurs ‘transformés en fille’ étaient des garçons. Le sang parle dans le 80% des cas et les chromosomes permettent de déterminer si la personne est un garçon ou une fille. Certaines personnes ont découvert une fois adulte, que leur sang était celui d’un garçon, alors qu’elles étaient nés ‘fille’. (Soit-disant fille) La plupart de ces personnes auraient aimé pouvoir choisir à un age raisonnable, soit de garder les deux sexes, soit d’être émasculées et rendues uniquement fille, soit le contraire, subir une ablation des organes internes féminins. Souvent, les deux sexes sont peu développés, et même en pouvant choisir, ce sont des questions qui restent très délicates … peut-être plus encore, lorsque les chromosomes (le sang) ne permettent pas de déterminer le sexe de la personne.

Il y a encore différentes possibilités, lorsque l’apparence physique ne présente pas de questionnement mais que ce sont uniquement les hormones et (ou) les chromosomes qui sont touchés. Par exemple, ils ne correspondent pas avec le physique du bébé. La médecine passe donc à coté car cela ne se voit pas sans examens médicaux précis. Mais généralement à la puberté, il arrive que les hormones agissent de façon inattendue. L’enfant né physiquement fille (ou garçon) développe soudain des spécificités de l’autre sexe, comme la pilosité (la barbe) pour une fille ou des seins pour un garçon.

Accueillir ces personnes sans rejet et sans condescendance? Plusieurs vivent au milieu de nous … que leur dire … faut-il leur dire quelque chose  ? Peut-être commencer par connaître leur vécu, leur histoire …

Béréenne attitude

Le combat des hermaphrodites contre les opérations forcées

Ils sont nés avec des attributs sexuels à la fois masculins et féminins. Ils (elles?), ce sont les hermaphrodites, des personnes à qui l’on fait subir dès le plus jeune âge des opérations pour «corriger» cette anomalie. Une situation que dénonce Daniela Truffer.

«C’est un garçon!», «C’est une fille!»: l’exclamation post-natale qui fait le bonheur de tous les parents. Mais que se passe-t-il lorsque la vie ne se conforme pas aux traditionnelles cartes de voeux et que l’accouchement se transforme en une énigme insoluble?

Daniela Truffer est venue au monde hermaphrodite. Les médecins, eux, ont décidé d’en faire une femme. Cette Zurichoise de 44 ans milite contre les opérations forcées et les traitements hormonaux infligés aux enfants nés avec des organes sexuels indéterminés.

daniella

Pour Daniela Truffer, il faut donner le temps aux individus de grandir et de décider d’eux-mêmes s’ils veulent devenir un homme ou une femme. Ou alors rester à mi-chemin, un phénomène nommé intersexuation ou plus couramment hermaphrodisme. «Les opérations forcées ne sont pas une solution», estime-t-elle. Une affirmation qui se base sur plusieurs études médicales démontrant que la plupart des patients souffrent de frustration et de regrets durant toute leur vie. «Ces opérations sont douloureuses et irréversibles. La probabilité de réduire ou même d’anéantir le désir sexuel est très importante. Les opérations cosmétiques non-consentantes violent le droit à l’intégrité physique et à l’auto-détermination. Cela va à l’encontre des droits de l’homme», plaide Daniela Truffer. Près d’un enfant sur 2000 naîtrait hermaphrodite. Ce fait est connu des sociétés humaines depuis l’Antiquité. Mais avec le temps, les personnes de sexe ni totalement masculin ni totalement féminin sont devenues une minorité invisible, particulièrement depuis que la chirurgie «corrective» est devenue la norme au 20e siècle.

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Voir aussi  : Organisation internationale des personnes intersexuées ou encore Intersexuation

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