Ci-dessous, 3 copies d’articles concernant le dogme en question et le point de vue de la Bible au sujet de Marie

  • Notre Dame de tous les peuples
  • Vers un cinquième dogme marial?
  • Le Vatican dément des rumeurs
  • Connaître Marie selon la Bible

Notre Dame de tous les peuples


Je me tiens comme Co-rédemptrice, Médiatrice et Avocate sur le globe, devant la croix du Rédempteur

34e Message de Notre Dame de tous les Peuples, donné le 2 juillet 1951 (Visitation)

Par un décret du 21 mars 1969, cette fête de la Visitation a été déplacée au 31 mai.

Une grande action pour Dieu

De nouveau, je vois la Dame debout dans une lumière crue. Elle sourit et dit en jetant un regard autour d’elle : « Je suis satisfaite. Veille à la diffusion. J’ai dit : d’ici partira une grande action pour Dieu et tous doivent y coopérer.

Explication du nouveau dogme

Regarde bien à présent et écoute. Ce qui suit est une explication du nouveau dogme. Je me tiens comme Co-rédemptrice, Médiatrice et Avocate sur le globe, devant la croix du Rédempteur. De par la volonté du Père, le Rédempteur est venu dans le monde. Le Père s’est servi de la Dame à cette fin. Le Rédempteur a donc reçu de la Dame seulement – et j’insiste sur le mot « seulement » – la chair et le sang, c’est-à-dire le corps. C’est de mon Seigneur et Maître que le Rédempteur a reçu sa divinité. C’est ainsi que la Dame est devenue la Co-rédemptrice.

J’ai dit : ce temps, c’est notre temps. Cela signifie que le Père et le Fils veut envoyer en ce temps et dans le monde entier la Co-rédemptrice, Médiatrice et Avocate.

L’amour de Dieu, l’amour du prochain

La Dame reste alors devant moi un long moment sans rien dire. Elle dit ensuite en regardant ses mains : « Regarde bien à présent mes mains. Il en jaillit les rayons de Grâce, de Rédemption et de Paix. Les rayons tombent sur tous les peuples, sur toutes les brebis.*

Parmi ces gens, il y en a beaucoup de bonne volonté. Être de bonne volonté, veut dire : observer le premier et principal commandement. Le premier et principal commandement, c’est l’Amour. Qui possède l’amour, honorera son Seigneur et Créateur dans sa création. Qui possède l’amour, ne commettra rien d’inconvenant envers son prochain. C’est ce qui manque en ce monde : l’amour de Dieu, l’amour du prochain.

Qui fut un jour Marie

Ce temps, c’est notre temps. Il faut que tous les peuples honorent le Seigneur et Maître dans sa création. Tous les peuples prieront le vrai et Saint Esprit. C’est pourquoi, j’ai donné cette prière brève et forte. Donc, je le dis une fois encore : on doit vite porter cette prière au monde. Le monde entier tombe dans la corruption. Que les hommes de bonne volonté demandent tous les jours que vienne le vrai Esprit ! Je suis la Dame de tous les Peuples. Ce temps, c’est notre temps.

“Qui fut un jour Marie” signifie : beaucoup de gens ont connu Marie en tant que Marie. Mais maintenant, en cette nouvelle époque qui s’ouvre, je veux être la Dame de tous les Peuples. Tout le monde comprend cela.

Dis cela à ton directeur spirituel. Dis-lui que je suis satisfaite de tout et je mets l’accent sur le mot “tout”. Et à toi, mon enfant, je dis de faire et de faire passer ce que je veux. Pas de crainte à avoir, il s’agit de transmettre!

Et la Dame, à présent, disparaît lentement.

avec lui la série des dogmes mariaux sera complétée

30e Message de Notre Dame de tous les Peuples, donné le 1er avril 1951 – 1ère partie : Marie Co-rédemptrice

Tous les Peuples

Je vois une lumière crue et j’entends une voix qui dit : «Mon enfant, la fois dernière, je suis venue uniquement pour te faire savoir que c’était moi.»

Puis je vois subitement la Dame sortir de cette lumière crue. Elle me dit : « Me voici à présent pour te donner de plus amples explications. Regarde bien et écoute bien ce que j’ai à te dire. Je me tiens ici et je veux être : la Dame de tous les Peuples, non pas d’un peuple en particulier, mais de tous !»

À ces mots, la Dame tend les mains et je vois une foule de gens différents, même des types humains dont j’ignorais l’existence.

Le dernier dogme marial

La Dame poursuit : « À présent, je vais te réexpliquer, écoute-moi bien. Essaie de comprendre le contenu de ce message. Je me tiens devant la croix, la tête, les mains et les pieds pareils à ceux d’un être humain. Mon corps comme appartenant à l’Esprit. Pourquoi est-ce que je me présente ainsi ? Mon corps a été élevé, pareillement au Fils.

Maintenant, je me tiens en offrande devant la croix. C’est que j’ai souffert avec mon Fils, spirituellement et plus encore physiquement. Ce sera un dogme très contesté.»

Je dis que ce message me fait peur. La Dame dit alors : «Mon enfant, transmets cela et dis : avec lui la série des dogmes mariaux sera complétée.» Tout en disant cela, la Dame fait une sorte de rond ou de cercle qu’elle ferme pour ainsi dire avec un cadenas.

« Tu n’as rien d’autre à faire qu’à transmettre cela. J’ai dit : il faut que la théologie cède le pas à la cause de mon Fils. Je veux dire par là : théologiens, pour sa cause, le Fils recherche toujours ce qui est petit et simple. Croyez-vous à ce qui est petit et simple, ainsi que vous l’enseignez vous-mêmes aux autres ? Une foi simple ! Nous n’avons pas le temps d’attendre longtemps. Ce temps, c’est notre temps.»

La Mère du Fils de l’Homme

À présent, la Dame reste un long moment devant moi sans rien dire ; elle me regarde en souriant. Puis, elle s’écarte de la croix et je ressens les mêmes vives douleurs qu’auparavant. D’abord, de terribles crampes dans tous les muscles du corps. Puis elles s’atténuent et je me sens spirituellement très étrange et lasse. Tout d’un coup, je vois la Dame qui se tient de nouveau devant la croix et les douleurs cessent. Je vois à présent la Dame comme dans le flou. Son corps est tellement transparent que je vois la croix clairement devant moi comme, pour ainsi dire, à travers lui. Les terribles douleurs me reprennent alors, d’un coup.

Elles durent un moment puis tout redevient normal et la Dame me dit : «Mon enfant, de même qu’Il a souffert, de même j’ai souffert en tant que Mère du Fils de l’Homme. Répète bien cela !»

Jésus n’a rien révélé de Sa Mère à Qui le temps de la fin est réservé. Toute la doctrine mariale est mise en lumière par le Magistère de l’Église, selon l’inspiration de l’Esprit Saint. Depuis deux mille ans, quatre Dogmes sur Marie ont été proclamés par l’Église:

  1. La Maternité divine – Lors du Concile d’Éphèse, en 431, le Pape Célestin Ier a défini et proclamé la Maternité divine, car Marie a enfanté le Fils de Dieu fait homme.
  2. La Virginité perpétuelle de Marie – Puis ce fut au Concile du Latran, en 649, par le Pape Martin Ier, la proclamation de la Virginité perpétuelle de Marie.
  3. L’Immaculée Conception – Le Pape Pie IX, le 8 décembre 1854, définit le Dogme de l’Immaculée Conception de Marie qui, par un privilège de Dieu le Père et en regard des mérites de Son Fils Rédempteur, fut préservée, dès sa conception, de la tache du péché originel. Quatre ans plus tard, soit le 25 mars 1858, voici que l’Immaculée va confirmer la formule théologique de Sa Sainteté Pie IX en confiant à Bernadette son identité : « Je suis l’Immaculée Conception », ce dont Bernadette, une fillette de quatorze ans, n’avait jamais entendu parler.
  4. L’Assomption de la Vierge Marie – Le 1er novembre 1950, le Pape Pie XII définit le Dogme de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie, que «les simples fidèles, les représentants des nations et des provinces ecclésiastiques, ainsi que de nombreux Pères» espéraient tant, surtout depuis la proclamation du Dogme de l’Immaculée Conception. L’Église était en liesse quand le Pape Pie XII déclara : « NOUS PROCLAMONS, DÉCLARONS ET DÉFINISSONS QUE C’EST UN DOGME DIVINEMENT RÉVÉLÉ QUE MARIE, L’IMMACULÉE MÈRE DE DIEU, TOUJOURS VIERGE, À LA FIN DU COURS DE SA VIE TERRESTRE, A ÉTÉ ÉLEVÉE EN ÂME ET EN CORPS À LA GLOIRE CÉLESTE. »
  5. Un dernier Dogme marial « Marie, Co-Rédemptrice, Médiatrice et Avocate » : un thème particulièrement présent dans les apparitions de la Vierge Marie à Amsterdam (1945-1959), à Ida Peerdeman à qui elle s’est présentée comme la Dame de tous les Peuples. Dès le mois d’avril 1951, après avoir donné Sa Prière et décrit Son Image qui doit être propagée à travers le monde, la Dame de tous les Peuples demande à la voyante d’Amsterdam que l’Église proclame un nouveau et dernier Dogme marial : « Marie, Co-Rédemptrice, Médiatrice et Avocate ».

31 mai 1951 : « Mes pieds sont solidement posés sur le globe de la terre, parce que le Père et le Fils “VEUT”, en ce temps-ci, dans ce monde-ci, m’envoyer en qualité de Co-Rédemptrice, Médiatrice et Avocate. Et tel sera l’objet du nouveau et dernier Dogme marial. (…) Cette Image doit précéder. Ce Dogme sera fortement controversé ; mais il sera promulgué».

4 avril 1954 : « Ce Dogme sera comme la clé de voûte du mystère marial».

31 mai 1954 : « Ma prophétie : “Tous les Peuples me diront bienheureuse”, sera tout entière accomplie quand le Dogme sera proclamé (…). Quand le Dogme, le dernier Dogme de l’histoire mariale, aura été promulgué, c’est alors que la Dame de tous les Peuples donnera la Paix au monde, la vraie Paix. (…) Mais avant cela, il faut que les peuples, en union avec l’Église, récitent ma Prière. Mais il faut qu’ils sachent que la Dame est venue en qualité de Co-Rédemptrice, Médiatrice et Avocate. Qu’il en soit ainsi

Une grande controverse : Mais la Dame a aussi prévenu Sa messagère de la grande controverse que suscitera ce Dogme. Toutefois, ce Dogme sera promulgué et marquera une ère nouvelle.

29 avril 1951 : «J’ai déjà dit combien ce Dogme susciterait des oppositions. Toutefois, l’Église de Rome, qui aura beaucoup à lutter pour cela, le promulguera enfin. L’Église de Rome saura faire face aux résistances. L’Église de Rome croîtra en force et en puissance dans la mesure même où elle affrontera ces résistances».

(Les titres sont de la modération)


Vers un cinquième dogme marial?


Point de vue de Arthur B. Calkins

Arthur B. Calkins est titulaire d’une licence en théologie, avec spécialisation en mariologie, de l’International Marian Research Institute de Dayton et d’un doctorat dans le même domaine de la Faculté Pontificale de Théologie « Saint Bonaventure » de Rome (le « Seraphicum »). Auteur de diverses publications en mariologie et spiritualité, il est membre de l’Académie Mariale Pontificale Internationale et de l’Académie Théologique Pontificale Romaine. Il est également représentant de la Commission Pontificale «Eccelsia Dei ».

Interview réalisée en 2002 par l’agence catholique de presse « KATH.NET »

  • KATH.NET : Le principal argument de ceux qui se prononcent contre l’opportunité d’une définition dogmatique de Marie comme Corédemptrice est que nos frères séparés devraient être consultés au sujet d’une telle définition et qu’un certain type de consensus devrait être atteint avec eux avant qu’une définition ne devienne possible. Qu’en pensez-vous ?
  • Mgr Calkins : Mon premier commentaire est qu’un œcuménisme catholique authentique ne devrait jamais être considéré comme une simple affaire de consensus ou compromis même si c’est parfois l’impression que cela donne aujourd’hui. Si nous, catholiques, devons avoir un authentique amour chrétien envers nos frères séparés et respecter leurs points de vue, nous ne devons pas avoir moins d’amour et de respect pour la « foi catholique qui nous vient des apôtres ». C’est pourquoi je ne crois pas que nous devions permettre à nos frères séparés ou au politiquement correct » de dicter la doctrine catholique ou de décider quand il est opportun de la proclamer.

1°La foi catholique qui nous vient des apôtres

  • KATH.NET : Mais est-ce qu’il ne paraît pas inutile, voire contre productif de promouvoir une définition de Marie comme Corédemptrice alors que la question soulève des objections à l’intérieur et à l’extérieur de l’Église et que tant d’autres sujets semblent beaucoup plus importants ?
  • Mgr Calkins : Si le rôle corédempteur de Marie soulève des objections à l’intérieur de l’Église, je crois que c’est parce qu’il y a souvent eu une tendance inconsciente de la part des catholiques ces derniers temps à accepter le dogme luthérien fondamental du  » Christ seul  » sans reconnaître que la doctrine catholique a toujours maintenu la centralité et primauté absolues du Christ tout en ne niant pas la nécessité de la collaboration de l’homme dans l’œuvre du salut.

Ndlr 1° Inconsciente?

Ndlr 2° Que signifie « centralité et primauté absolues »?

  • De plus, l’enseignement catholique à partir des Pères apostoliques a clairement soutenu que personne n’a autant pleinement collaboré à l’œuvre de salut que Marie, la « Nouvelle Ève ».

La foi catholique qui nous vient des apôtres
2° L’enseignement catholique à partir des Pères apostoliques

Ndlr 3° Quels pères apostoliques ont clairement soutenu que personne d’autre que Marie collabore aussi pleinement à l’oeuvre du salut? Dans lesquels de leur texte?

  • C’est là une « vérité salvatrice » qui en dit long du rôle de Marie dans l’économie du salut et dans nos vies. C’est une vérité qui explicite, à notre sujet, la valeur salvi-fique de la souffrance. Si d’autres sujets paraissent plus importants que ceux-ci, je crains que ce soit en réalité parce que nous avons perdu nos fondements philosophiques et théologiques,  et nous ne gardons pour seul repère que le pragmatisme « politique ».

1° La foi catholique qui nous vient des apôtres
2° L’enseignement catholique à partir des Pères apostoliques
3° Fondements philosophiques et théologiques [de la foi catholique]

1° La foi catholique qui nous vient des apôtres
2° L’enseignement catholique à partir des Pères apostoliques
3° Fondements philosophiques et théologiques [de la foi catholique]
4° Le seul repère gardé: le pragmatisme « politique »

  • KATH.NET : Certains disent que le titre de Corédemptrice n’a plus été employé depuis Pie XII, et que les papes ne le mentionnent plus afin précisément de ne pas créer des malentendus avec les protestants « . Que répondez-vous à cela ?
  • Mgr Calkins : La première mouture du document qui allait finalement devenir le chapitre 8 de Lumen Gentium reconnaissait explicitement la légitimité du terme de Corédemptrice appliqué à Notre Dame, mais la formulation ne fut pas retenu pour ne pas causer des problèmes excessifs avec nos frères et sœurs protestants. Je crois que nous sommes libres de discuter la sagesse d’une telle approche. Le fait est que le chapitre 8 de Lumen Gentium accorde plus d’attention à la collaboration tout à fait unique de Marie dans l’œuvre de notre salut que tous les autres conciles œcuméniques réunis, même si le mot « Corédemptrice » n’a pas été employé !
    Mais une clarification ultérieure s’impose aussi : le pape Jean-Paul II a parlé de Notre Dame en tant que Corédemptrice ou de son rôle corédempteur au moins six fois. Notamment lors de son l’homélie à Guayaquil, en Équateur, le 31 janvier 1985. Bien que certains mariologues qualifient tous ces emplois de « marginaux et dépourvus de poids doctrinal », je me permets de ne pas partager leur point de vue et je trouve leur jugement étrangement en désaccord avec la déclaration de Lumen Gentium 25 sur le magistère ordinaire du pape.
  • KATH.NET : Pourquoi appuyez-vous une définition de Marie en tant que Corédemptrice ?
  • Mgr Calkins : J’appuie une telle définition parce qu’il s’agit, je le redis, d’une « vérité salvatrice » que l’Église de notre temps a particulièrement besoin d’entendre et d’assimiler. Ce n’est pas une vérité « nouvelle », mais une vérité que l’Esprit Saint a mise en lumière avec toujours plus de précision au cours du dernier millénaire jusqu’aux allocutions du pape Jean Paul II (Cf. les audiences générales du 25 octobre 1995 et du 9 avril 1997).

Ndlr 4° Et d’assimiler?

  • De toute évidence, ce fut un objet d’attention pour le Concile Vatican II et, comme c’est le cas pour tant d’autres thèmes conciliaires, nous commençons à peine à saisir la richesse de ce qui a été dit, en particulier grâce à l’enseignement du pape Jean-Paul II. Bien sûr, le terrain doit être préparé pour une telle définition et, au cours des dernières années, d’excellentes études ont été consacrées à ce sujet, notamment en anglais et en italien. Le professeur Mark Miravalle a déjà publié quatre volumes d’études, les Frères Franciscains de l’Immaculée à Frigento, de nombreuses monographies et les Frères Américains de l’Immaculée, deux volumes d’études spécialisées. Des études sur la collaboration de Marie à l’œuvre de la rédemption ont aussi commencé à paraître en d’autres lieux comme la faculté de théologie de Lugano en Suisse.
  • KATH.NET : Quels seraient, selon vous, les avantages d’une telle définition?
  • Mgr Calkins : S’il est vrai que Dieu a attribué à Marie un rôle unique dans l’œuvre de notre rédemption, il nous faut le reconnaître, le célébrer et en recueillir les bienfaits. Les quatre premiers dogmes marials (maternité divine, virginité perpétuelle, Immaculée Conception, Assomption) ont à faire avec la personne de Marie et se sont déployés d’une manière providentielle. Maintenant, je crois qu’il est temps de mettre en lumière son rôle de principal collaborateur humain à l’œuvre de notre rédemption, son rôle de Médiatrice dont la médiation unique découle totalement de celle du Christ (cf. Lumen Gentium 60), son rôle d’Avocate (après le Christ et l’Esprit Saint) qui ne cesse jamais d’intercéder pour ses enfants jusqu’à ce que le dernier d’entre eux soit conduit dans la patrie céleste (cf. Lumen Gentium 62). Plus nous prenons conscience de son rôle, plus nous pouvons en être enrichis. Je crois que les avantages, ne serait-ce que par rapport à la clarification de la doctrine catholique, seraient incalculables.

Ndlr 5° concernant la clarification de la doctrine catholique, selon cet article de Kath.net, Mgr Calkins, il parle de:

1° La foi catholique qui nous vient des apôtres
2° L’enseignement catholique à partir des Pères apostoliques

3° Fondements philosophiques et théologiques [de la foi catholique]
4° Le seul repère gardé: le pragmatisme « politique »

Il était parti de la foi catholique qui vient des apotres, pour arriver sur les pères apostolique. Entre parenthèse, tous les pères apostoliques considéraient Marie comme la mère de Jésus homme dans les premiers siècles. Puis Mgr Calkins arrive sur les fondements philosophiques et théologiques pour aboutir à un pragmatisme politique. La seule chose gardée, en fait. Son but est précisé: ne pas froisser les protestants. La foi catholique qui vient des apotres est soudain toute relative, noyée par des considérations philosophiques. Puis les considérations philosophiques et théologiques passent elles aussi à la trappe. Il ne reste soudain que le critère pragmatique politique pour instaurer ou ne pas instaurer, le dogme marial en question.


Le Vatican dément des rumeurs


Rome, 21 juin 2007 (Apic)

Le pape ne promulguera pas de nouveau dogme sur la Vierge Marie. Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, le père Federico Lombardi, a démenti jeudi l’information.

Selon certaines rumeurs, Benoît XVI souhaiterait prochainement lancer une consultation en vue de proclamer le dogme de « Marie co-rédemptrice de l’humanité ». Intervenant dans la soirée du 21 juin 2007, le Père Lombardi a ainsi réagi à l’annonce faite un peu plus tôt par le nouveau site Internet catholique italien « Petrus ».

Le site Internet italien www papanews it a affirmé que Benoît XVI pourrait entrer dans l’histoire en proclamant le premier dogme de l’Eglise au 21e siècle. Selon ce site, le pape aurait envisagé d’envoyer une lettre aux évêques du monde entier, dès la fin de l’été prochain, pour recueillir leur avis. La proclamation du dernier dogme de l’Eglise catholique, celui de l’Assomption de la Vierge Marie, remonte à 1950, sous Pie XII (1939-1958).

Interrogé par la presse, le père Federico Lombardi a estimé que cette information était “sans fondement“. Un autre démenti a été fourni par le père Stefano De Fiores, un Italien spécialiste de mariologie.

Parmi tous les titres que la tradition chrétienne a attribués à la mère de Jésus, celui de « co-rédemptrice », né au 15e siècle, a connu ses heures de gloire dans la première moitié du 20e siècle.

En 1943, Pie XII déclara Marie « co-rédemptrice » avec le Christ. Il reconnaissait alors que la Vierge participe à l’expiation des péchés des hommes avec son fils. Mais ce titre fut délibérément abandonné par le Concile Vatican II (1962-1965) qui le jugeait « équivoque ».

Aujourd’hui, certains milieux catholiques conservateurs militent pour le retour de ce titre, avec celui de Marie « avocate et médiatrice ». Au milieu des années 1990, à la demande de Jean Paul II (1978-2005) et de la Congrégation pour la doctrine de la foi alors présidée par le cardinal Joseph Ratzinger, l’Académie pontificale mariale internationale s’était aussi penchée sur la question. Selon certains experts favorables à la proclamation d’un nouveau dogme, la Vierge Marie, qualifiée de « nouvelle Eve », a collaboré au salut de l’humanité. Ils rappellent que la Vierge était présente au moment de la crucifixion du Christ et soulignent que le salut de l’humanité n’aurait pas été possible sans elle. Mais l’Académie pontificale mariale a estimé, au terme de ses travaux, que ce sujet était “bien loin de faire l’unanimité théologique essentielle qui, pour ce qui est des questions doctrinales, reste la condition indispensable d’une définition dogmatique“.

Le dogme?

Un dogme est une vérité de foi contenue dans la Révélation et proposée par le magistère extraordinaire de l’Eglise à l’adhésion des catholiques. Outre les dogmes proclamés avant le schisme de 1054, 3 dogmes sont purement attachés à l’Eglise catholique romaine:

  • L’Immaculée conception de Marie, proclamé par Pie IX (1846-1878) en 1854;
  • l’infaillibilité pontificale, proclamé par Pie IX en à la fin du Concile Vatican I et
  • l’Assomption de la Vierge Marie, proclamé en 1950 par Pie XII.

Les deux dogmes mariaux – l’Immaculée conception et l’Assomption – sont sources de difficultés dans les rapports œcuméniques avec les Eglises issues de la Réforme. Quant au dogme de l’infaillibilité pontificale, il pose essentiellement problème dans les rapports avec les Eglises orthodoxes. Au tout début de son sacerdoce, à la fin des années 1950, le père Joseph Ratzinger, futur pape, a enseigné la dogmatique et l’histoire des dogmes dans différentes universités, à Bonn, Münster, Tübingen et Ratisbonne. (apic/imedia/ami/pr)

21.06.2007 – Apic


Connaître Marie selon la Bible


Les passages de la Bible mentionnant et parlant de Marie, la mère de Jésus, sont répertoriés dans un des sites du Top Chrétien : ConnaitreMarie com