Selon Georges Nachtergael, qui a écrit « La chevelure d’Isis », les monuments égyptiens mentionnent les cheveux de la déesse Isis bien avant la venue de Jésus sur la terre. Une formule magique de guérison contient les mots tresses d’Isis. Autres exemples, les deux rives du fleuve de l’au-delà sont symboliquement jointes par les cheveux d’Isis assemblés à ceux de la déesse Nephtys. D’autres part, les papyrus retrouvés auprès des momies égyptiennes parlent de tresses. Dans Le Livre des Morts, que les anciens égyptiens appelaient Sortir au Jour, les formules magiques à prononcer pour traverser le royaume d’Osiris dans la barque du dieu Soleil, mentionnent la tresse, symbole de la porte d’entrée du jour, c’est à dire, la porte d’entrée de la vie, de la lumière, de la course du soleil en journée, en d’autres mots, la porte du passage de la suite de la vie dans l’au-delà.

Au temps de Jésus et des apôtres

Les tresses réservées pour les cérémonies funéraires sont parfois appelées boucles et désignent une mèche particulière des prêtresses et déesses. Les tresses faisant partie de la coiffure normale sont différenciées de celle-ci. Il semblerait que le seul mot tresse suffira, petit à petit, dans les formules magiques et rituels, sans avoir besoin de préciser que ce sont celles d’Isis ou de l’une de ses prêtresses. Par la suite, cette déesse aux nombreux noms sera désignée à travers le monde par « boucle », dans les fêtes publiques. A l’époque d’Auguste (63 av JC à 14 ap JC) donc vers l’époque de Jésus et des apôtres, des chants parlent de la boucle d’Isis.

Source : www persee fr – La chevelure d’Isis – Georges Nachtergael – L’antiquité classique – Volume 50 – pp. 584-606. Les traducteurs ont des difficultés à faire la différence entre tresse et boucle.


La déesse aux multiples noms interdite (sources diverses)

Isis, la grande magicienne, la déesse mondiale aux 10’000 noms différents avait des pouvoirs démiurgiques (créateurs) et présidait sur toutes les villes. Elle était considérée, entre beaucoup d’autres choses, comme la lumière au-dessus de l’humanité, la déesse de la dualité, la déesse des forces du mal spirituel. Les statues et les représentations d’Isis nous donne une idée précise des ‘mèches’, si ce sont bien les cheveux qui entourent le visage, séparés des cheveux de l’arrière de la tête. Les prêtresses tressaient et apprêtaient leurs cheveux de façon particulière, avant de rendre un culte à Isis en 200-300 APRES Jésus-Christ encore. Il se pourrait que les tresses sur cheveux crépus, soient devenues des ‘anglaises’ sur cheveux droits, c’est à dire des boucles. « Boucle » utilisé dans les fêtes publiques, pourraient donc être ou avoir été « tresse » lors des fêtes.

Les statues des Isis  romaines, ont des boucles (des anglaises) sur cheveux droits.  Les Isis pharaonnes et autres prêtresses égyptiennes ont des tresses sur cheveux crépus.

Les grecs se faisaient des tresses sur cheveux droits, selon les statues de koures (homme) et de korè (femme) sculptées jusqu’à environ 500 AVANT JC.

Lorsque l’empereur Constantin imposa la religion chrétienne dans tout l’empire occidental, vers 300, le culte à Isis disparu, ainsi que tous les autres cultes. Invoquer même le nom d’un dieu ou d’une déesse sera interdit.

Sources diverses


Poème gravé sur les murs du temple de Philae en Nubie


Extrait d’un Hymne à Isis gravé dans le Mammisi de Philæ, repris tel quel à partir de wikipédia

Isis a mis au monde son fils Horus en roi sur le trône de son père. (…) La déesse qui s’est produite au commencement a rempli le ciel et la terre de sa perfection : diadème de Celui-qui-brille-en-or, auguste de son Seigneur résidant dans l’appartement divin souveraine des dieux du ciel, régente des dieux de la terre, fauconne aussi des dieux de la Douat, reine qui s’empare de la fonction royale grâce à ses plans (…) Puissante, Maîtresse du pays Maîtresse de la Nubie, Reine de Haute et Basse-Égypte, Isis, vénérable, Mère divine, faite régente, Dame de Philæ, régente de Senmout, vénérable, puissante, Maîtresse des dieux, dont le nom est distingué parmi les déesses (…)
(La Douât est le lieu de séjour de Rê (le roi Soleil) pendant les heures de la nuit, c’est à dire, les ténèbres)

Fin de l’extrait d’un Hymne à Isis gravé dans le Mammisi de Philæ, repris tel quel à partir de wikipédia


Extrait de l’article de wikipédia sur Isis

Face à la montée du christianisme, le culte d’Isis périclite puis disparaît au tournant des Ve et VIe siècles de notre ère.  (Ndlr : le christianisme étant devenu obligatoire, les temples en faveur d’Isis seront soit détruits, soit transformés en temples dédiés à Marie ou encore à Sainte-Anne, etc,).

Toutefois, le souvenir d’Isis ne disparaît pas car il est entretenu par la scolastique monacale et universitaire. La lecture des hiéroglyphes étant perdue, son image est cependant biaisée car uniquement perçue à travers le filtre des auteurs grecs et latins de l’Antiquité tardive.

Vers la fin du Moyen Âge, Isis devient un objet de curiosité de la part des érudits laïcs. Ce phénomène s’accentue durant la Renaissance. Nombreux sont alors les humanistes qui intègrent Isis à leurs objets d’études (…)

Depuis le déchiffrement des hiéroglyphes et la mise en place de la science égyptologique au XIXe siècle, les aspects purement égyptiens de la déesse ont été redécouverts et vulgarisés (rendus accessibles) par les savants auprès du grand public. La personnalité d’Isis ne s’est toutefois pas entièrement débarrassée de son aura ésotérique longuement élaborée depuis le XIVe siècle par les alchimistes et les mystagogues européens. Isis reste ainsi l’objet de réflexions théologiques et hermétiques au sein de cercles confidentiels. Depuis les années 1950, aux États-Unis surtout, Isis est particulièrement vénérée auprès des convents kémitistes de la Wicca où un culte païen moderne lui est adressé en tant que grande déesse originelle, maternelle et lunaire.

Fin de l’extrait de l’article de wikipédia sur Isis

Publicités