Au Japon, les hommes regardaient la nuque des femmes dans la rue, il n’y a encore pas si longtemps. Dans d’autres régions du monde, une femme était appréciée pour la petitesse de ses pieds. Ailleurs, c’est d’autres parties du corps des femmes, que les hommes ont pris l’habitude de regarder.

Lorsque un enfant nait dans un contexte qui relève sans cesse une certaine partie du corps humain, l’enfant prend  l’habitude de faire attention à cette partie du corps. Si dès son enfance, c’est une autre partie du corps humain qui est mise en évidence, la personne fera attention à une autre partie du corps.

Tout dépend de la région du monde, les parties du corps à ne pas montrer changent. Sous certaines latitudes, ce sont les chevilles qu’il ne faut pas montrer, alors que les seins sont faits pour nourrir les petits enfants et ne sont pas perçus comme pouvant avoir une connotation sexuelle.

La décence

Louis Segond Bible (1910): Je veux aussi que les femmes, vêtues d’une manière décente, avec pudeur et modestie

Lorsque Paul écrivait ce verset,  il pouvait croiser dans la rue des femmes très, très peu couvertes. Nous avons retrouvé des statues et des fresques de reines et d’autres femmes de ces époques. Les femmes représentées sont très peu habillées, et souvent pratiquement pas du tout. Un voile très transparent leur couvre par exemple, uniquement les jambes. Elles ont souvent de nombreux et très gros bijoux par contre, bijoux qui ne couvrent pas leurs seins, et qui sont donc entièrement dénudés. (Ou encore l’un est dénudé et pas l’autre). Les femmes que Paul pouvait croiser dans la rue ont des coiffures parfois très sophistiquées, ornées de perles et d’or. Plus les coiffures étaient longues et très compliquées à réaliser, plus elles démontraient la richesse des femmes.

Nous savons d’autre part que les grecs et les romains ne couvraient que le gland des hommes  dans les gymnases (gymnase signifie nudité), et il était obligatoire d’être entièrement nu aux jeux olympiques (panhelléniques).  (776 avant  JC  à  393 après JC jusqu’à ce que l’empereur Théodose  interdisent les cultes païens et donc les jeux de la ville d’Olympe qui étaient dédiés aux dieux grecs et romains)

Il semble qu’il n’y ait qu’une seule partie du corps des femmes et des hommes qui est couverte dans toutes les cultures et dans tous les siècles. Par contre, le reste du corps dépend de l’importance qui y est donnée par une culture.

Nous sommes tous imprégnés de ce que nous connaissons. Si nous sommes nés dans une région froide, il y a des générations que nous voyons des femmes en pantalons.  Si nous sommes nés au bord d’une plage touristique, nous sommes habitués depuis petits à voir des hommes et des femmes en caleçon de bain, et en dehors de la plage, en tenues pour les grandes chaleurs. Bien que dans d’autres régions du monde, les tenues pour les grandes chaleurs correspondent à être presque entièrement couvert,  afin de protéger au maximum la peau du soleil. Pour certains d’entre-nous, voir des avants-bras dénudés est quotidien. Pour d’autres, voir la peau d’un avant-bras est déjà quelque chose d’inhabituel.

De ce fait, la décence dépend bien plus de  ce que nous avons l’habitude de voir et de considérer comme sensuel dans notre culture, que de critères communs à tous.

Réaliser ce que Paul voyait de ses yeux, lorsqu’il a écrit ce verset est important. Depuis, nous avons changé plusieurs fois de mode vestimentaire et d’un pays à l’autre, les habitudes sont différentes.

Béréenne attitude

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