Le conjoint idéal

Un enseignement explique que Dieu donne le conjoint idéal, si on le lui demande dans la prière. Comme Dieu a choisi le conjoint, une fois marié, il est impossible de même penser à divorcer.

Et si nous nous étions trompés?

Lors de difficultés de couple, il arrive que l’un ou l’autre ou même les deux conjoints pensent qu’au départ, il y a eu une erreur: ce conjoint là, n’était pas celui voulu par Dieu, le couple a dû mal comprendre, mal interprété le « signe » de Dieu. Et ce couple ne peut maintenant plus changer de conjoint pour que chacun retrouve « le bon », celui souhaité par Dieu.

Le couple pense se retrouver pris au piège et la situation sans issue. Cela crée plus de complications encore, et les difficultés rencontrées prouvent, confirment, que ce conjoint là n’est pas « le bon », celui désiré par Dieu.

Souvent, chacun des conjoints va se dire : si j’étais face au bon conjoint, alors j’aurais moi, un meilleur comportement, c’est à cause de cette situation que je me comporte mal. Les conjoints s’accusent l’un, l’autre, et parfois s’accusent eux-mêmes d’avoir mal prié, mal compris la volonté de Dieu avant leur mariage, et d’être maintenant, pris au piège.

D’une dénomination à l’autre, d’un pays à l’autre

Généralement, 4 lignes différentes se dessinent au sujet du divorce, avec des nuances entre ces grands axes :

  • un chrétien est marié à vie, il ne peut pas divorcer. Il n’est pas divorcé devant Dieu, même s’il est divorcé devant l’état civil
  • un chrétien peut divorcer (et se remarier) si son conjoint a couché avec une autre personne
  • un chrétien peut divorcer (et parfois se remarier) si son conjoint se comporte très mal
  • un chrétien est entièrement libre de divorcer lorsqu’il le souhaite, peu importe la raison

D’une dénomination à l’autre, et parfois d’un responsable à l’autre, les avis sont différents. Plusieurs commencent par écouter, prier, et par parler de pardon et de repentance (de retour complet à Dieu).

Dans d’autres dénominations, il est parfois parlé de punition (de Dieu, ou de punition de l’église). Prier et écouter sont accompagnés de nombreuses recommandations, d’une poignée de versets bibliques, voir de menaces. Certaines assemblées suppriment les responsabilités du couple dans l’église, et certaines privent l’un ou l’autre de sainte-cène.

D’autres assemblées recommandent aux couples en difficultés de suivre une thérapie de couple, « relation d’aide » basée actuellement souvent sur la psy, bien plus que sur la bible et la prière ou encore recommandent de faire de la délivrance. Plusieurs chrétiens passent par de nombreuses délivrances. Mais voient-ils de réels et profonds changements dans leurs coeurs et dans leurs pensées ?

Dans d’autres dénominations, il y a une véritable désignation du « coupable » par l’église entière.

Coupable d’adultère

Selon les enseignements reçus, la culpabilité de l’un peut être déterminée par « tout mauvais comportement », alors que selon d’autres enseignements, il n’est pris en compte qu’une unique chose: avoir couché avec une autre personne.

Ce qui peut entrainer des incohérences. Par exemple (les exemples sont fictifs):

  • Dans un couple marié depuis de nombreuses années, ce couple est heureux, l’un des conjoints se retrouve un jour dans une situation imprévue, spéciale, et trompe une fois son conjoint avec une autre personne. Sous l’effet de la douleur, de la colère, et de l’enseignement reçu, le (bon) conjoint pourrait divorcer et même devrait divorcer
  • Un des conjoints ne s’occupe pas du tout de sa famille depuis des années et (ou) se comporte mal dans son couple et avec ses enfants. Mais il n’a jamais couché avec une autre personne. L’autre ne pourra jamais divorcer, quoi que fasse de mal son conjoint.
  • Ou encore, l’autre conjoint prie, supporte et attend. Il a lui une conduite exemplaire depuis des années. Un jour, lui couche avec quelqu’un d’autre, peut-être même une unique fois. Et c’est lui qui sera désigné comme coupable dans son couple, désigné comme « le conjoint mauvais » de son couple, alors que son conjoint se comporte très mal très souvent et depuis longtemps
  • (Ce raisonnement entraine souvent le fait de ne pas souhaiter être vu en coupable) Exemple: un des conjoint provoque différentes situations afin de faire tomber l’autre. Il refuse de faire l’amour (ou simule d’être précoce, etc. ou bien d’avoir mal à la tête, etc.)  tout un temps, puis met sur la route de son conjoint une personne jolie, sympa, pour pousser l’autre à le tromper. Si cela ne fonctionne pas, celui qui souhaite quitter l’autre sans être désigné coupable trouvera d’autres stratégies, peut-être dans d’autres domaines premièrement. Il déstabilisera son conjoint, détournera son attention et seulement après, le fera rencontrer une charmante personne. Si cela réussi, le (bon) conjoint tombera (couchera avec une autre personne ou au travers de la pornographie Internet)  et le conjoint manipulateur sera vu (en apparence) comme « le bon dans son couple ».

Il existe certainement encore d’autres incohérences, d’autres non-sens, en plus des quelques exemples ci-dessus.

Paul, en 1 Corinthiens 7, écrivait: si l’un des deux conjoint est païen, le chrétien est libre. Païen, c’est à dire qui vénère des dieux-idoles-statues, leur offre des sacrifices ou couche avec les prêtres et les prêtresses sacrées des temples ou d’autres formes de débauche.

Paul dira en 2 Corinthiens 6: Ou quelle part le croyant a-t-il avec l’incroyant? Quel rapport peut-il y avoir entre le temple de Dieu et les idoles? En effet, vous êtes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit: J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple. C’est pourquoi, sortez du milieu d’eux et séparez-vous, dit le Seigneur; ne touchez pas à ce qui est impur. (L’impureté concerne les temples païens. Se séparer des idoles, des sacrifices et des prostitués-prêtres des temples païens)

Paul écrira aux Corinthiens en parlant de façon générale, sans parler spécifiquement des couples de ne pas manger avec celui qui se dit frère (celui qui se dit chrétien) mais qui se comporte en non-chrétien.

1Corinthiens5 Je vous ai écrit dans ma lettre de ne pas entretenir de relations avec ceux qui vivent dans l’immoralité sexuelle. (= qui couchent avec les prêtres-prostitués et les prêtresses-prostituées des temples païens) (…) tout en se disant votre frère (…) idolâtre, calomniateur, ivrogne ou voleur, de ne pas même manger avec un tel homme.

Dans Timothée, le presque même passage commence par le mot égoïsme. L’égoïsme pourrait-il être à la base de tout le reste? Penser à soi-même, sans penser aux autres? Ce passage se termine par le fait de pratiquer la religion sans aimer Dieu (Une autre traduction de la Bible en français écrit: en ne voulant rien savoir de Dieu). A nouveau, Paul recommande de se détourner de ces personnes. Paul souligne beaucoup le fait de se dire chrétien mais de se comporter en non-chrétien.

Paul écrit de façon générale, dans ces passages: 2Timothée3: Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, (vantards et prétentieux) blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Éloigne-toi de ces hommes-là. (Autre traduction française de ce dernier passage: Ils seront prêts à toutes les trahisons. Ils aimeront le plaisir plutôt que Dieu. Certes, ils resteront attachés aux pratiques extérieures de la religion mais, en réalité, ils ne voudront rien savoir de ce qui en fait la force. Détourne-toi de ces gens-là!)

Le conjoint parfait

Dieu peut-il garantir, lors d’un mariage, qu’un conjoint se comportera de façon exemplaire chaque heure de chaque jour, des 60 prochaines années ?

Et dans l’autre sens, Dieu peut-il garantir à notre conjoint, que nous-même allons avoir le meilleur comportement notre vie entière ?

Où en sommes-nous, de notre coté? Notre conjoint peut-il dire de nous, que depuis le premier jour, nous avons été parfait nous-même ?

Est-il possible d’attendre d’un conjoint qu’il soit parfait 24h00 sur 24, sur une durée de 3 ans, sur une durée de 10 ans, de 40 ans ? Est-ce que nous-mêmes nous pouvons garantir à notre conjoint que nous serons toujours « le meilleur des conjoints » à chaque heure et pendant des années ?

Pourquoi rester ?

Tout dépend des enseignements reçus, la peur de perdre son salut peut devenir l’unique raison de rester. Ou encore, la peur de ne plus être béni par Dieu.

Tout va mal, ce n’est pas « le bon conjoint » qui est en face de nous, mais il n’y a qu’une solution: endurer, serrer les dents et « tenir »pour que Dieu ne nous punisse pas. Notre comportement découlera de la peur de perdre notre salut ou (et) de l’orgueil de faire juste et bien en restant.

Nous étions pourtant si souvent sincèrement certain à notre mariage, que Dieu avait Lui, choisi notre conjoint.

Croyons que même si nous nous sommes trompés en cours de route, ou bien même au commencement de notre mariage, Dieu peut réparer nos erreurs. Toutes nos erreurs. Même si nous avons mal compris au départ, ou même si nous nous sommes détournés de Dieu en cours de route, il est toujours possible de repartir, toujours. Sans forcement changer de conjoint. Dieu a bien pu faire en sorte que nous devenions chrétiens! Nous avions été radicalement transformés au départ. Pourquoi, Dieu soudain, ne pourrait-il plus transformer radicalement une situation? Transformer radicalement notre propre coeur et celui de notre conjoint, même si le départ est une erreur? Dieu est-il soudain trop petit pour réparer nos erreurs? Pour nous pardonner?

Le piège est soudain moins grand

Si nous croyons que Dieu peut réparer toutes nos erreurs, ce n’est plus le mauvais conjoint que nous aimerions échanger contre un autre, mais il reste souvent encore quelques « oui, mais ».

Le conjoint doit changer, guérir, avant de pouvoir former un beau couple. Dieu doit premièrement changer l’autre, changer la situation, etc. Tout ira bien, lorsque l’autre aura été délivré, lorsque l’autre sera guéri, lorsque l’autre se mettra enfin à prier, lorsqu’il aura accepter de faire de la « relation d’aide-psy », lorsqu’il sera arrivé ceci et cela, alors tout ira bien. En attendant … ???

Nous pouvons penser aussi que d’autres choses empêchent notre couple d’aller bien, comme des attaques de l’ennemi, des épreuves, d’autres personnes, etc. Après, tout ira mieux ! En attendant … ???

Ou bien penser que nous devrions faire différentes choses ou que Dieu devrait premièrement intervenir dans notre coeur. Lorsque j’aurai prié et jeûné moi, lorsque j’aurai vécu tel ou tel événement moi-même, alors, je pourrai penser aux autres, à mes enfants, à mon conjoint. En attendant … ???

Nous mettons devant nous différentes choses qui doivent changer, avant de pouvoir … de pouvoir quoi en fait ?

La Bible parle sans cesse d’aujourd’hui. Si aujourd’hui, le Saint-Esprit … n’endurcissez pas votre coeur. A chaque jour suffit sa peine. Etc.

Dieu nous donne les forces (et même Sa Joie) pour vivre en Lui aujourd’hui. Avec les circonstances d’aujourd’hui.

Notre coeur est tortueux par dessus tout

La principale raison de nos difficultés de couple est souvent dans les pensées qui sont au fond du fond de notre coeur. Lorsque ces pensées viennent à la surface, nous découvrons ce que nous-mêmes sommes capables de penser, ce qui nous motive réellement, ce qui dirige nos actions. De notre égoïsme, à notre orgueil, en passant par différentes peurs, différentes colères, souvent liées au non-pardons et parfois par beaucoup de souffrance. Nous avons emmagasiné au cours de notre vie, même en dehors de notre couple, différentes paroles médisantes, humiliantes, ou même des actes méprisants. Ou encore des flatteries, des compliments, différentes « médailles », des récompenses, des bénédictions et nous sommes tributaires de ce passé. Il a été enfuit dans nos coeurs, et il provoque nos émotions dans la vie de tous les jours.

Le prophète et roi David a écrit de nombreux psaumes. Il connaissait bien le fond, du fond de son coeur. Il a écrit qu’il était tortueux. Nous savons tous, que lorsque nous souhaitons agir devant Dieu avec droiture, nous avons beaucoup d’imagination pour penser différentes choses pas très « justes et bonnes » et parfois même pour dire ou faire différentes choses pas très « justes et bonnes ». Nous recherchons des raisons à ces pensées, à l’intérieur de nous et à l’extérieur de nous. C’est forcement la faute de quelque chose ou de quelqu’un. Et très souvent la faute du conjoint.

Ou encore la faute à notre enfance, aux difficultés rencontrées à notre travail ou avec d’autres personnes.

Ou bien nous-mêmes, nous ployons sous un poids de culpabilité. Parfois aussi, nous nous laissons accuser pour presque rien, par notre conjoint ou d’autres personnes, généralement, par nous-mêmes en premier. Une seule phrase de quelqu’un d’autre, pouvant déclencher un grand sentiment de culpabilité, que nous alimentons en pensant beaucoup de mal de nous-mêmes.

Mais c’est bien le fond du fond de notre coeur, nos motivations cachées, bien enfuies au fond de nous-mêmes, qui sont le plus souvent la cause de nos conflits de couple. Nous oublions si vite que nous chrétiens, hommes et femmes, sommes tous de la même nature qu’Élie, c’est à dire que nous avons tous le même coeur, les mêmes tentations, les mêmes désirs, les mêmes peurs, les mêmes souffrances et bien souvent le même orgueil bien, bien caché tout au fond de nous et avec, souvent beaucoup de culpabilité. A moins d’avoir fermé notre coeur à double tour, et d’être devenu insensible à tout. Nous sommes alors totalement incapable d’aimer. Oui, nous admirons, parfois même nous adulons, nous adorons d’autres personnes pour leur capacité, leur beauté, etc. Et car elles augmentent notre taux d’adrénaline bien souvent. Mais les aimons-nous? Ou bien nous avons encore de la pitié pour certains, de la condescendance, ce qui n’est toujours pas de l’amour.

En Christ, toutes choses sont nouvelles

Chaque femme, chaque homme, renouvelé par Jésus-Christ est une nouvelle créature, portant le fuit de l’esprit, et agissant selon Dieu. C’est un fait. Bien que, des années après, lorsqu’on n’est plus si proche de Dieu que cela, il arrive que l’on doute de vivre encore « en nouveauté de vie ». Nos doutes créent en nous un retour en arrière bien souvent, et nous nous disons, oui mais, tout n’est pas si simple, oui mais, à tel moment j’ai loupé quelque chose, oui mais, à tel autre moment, j’ai fait cette erreur, oui mais, oui mais.

A notre conversion pourtant, nous avions vécu un changement radical et en profondeur. Le passé était passé. Dieu nous avait TOUT pardonné.

Le Saint-Esprit ne s’en va pas « comme cela ». Nous avons été scellé par le Saint-Esprit. Ce n’est pas nous-mêmes qui nous sommes scellés du Saint-Esprit tout seul. Donc nous marchons encore et toujours en nouveauté de vie et Jésus-Christ couvre ENCORE toutes nos fautes et encore toutes les fautes de notre conjoint.

Des échantillons ?

L’homme et la femme sont censés se démontrer l’un à l’autre l’amour de Dieu. De 15 à 100 ans ! Non par contrainte, non pour des raisons de patrimoine, de religiosité, d’apparence ou de conventions. Non par peur de perdre le salut ou la bénédiction de Dieu. Ou par peur de perdre sa place dans l’église ou dans la société.

Notre couple avait certainement commencé le chemin de l’amour. Nous avions appris à nous aimer de l’amour de Dieu. Jésus-Christ étant le fondement de notre couple et l’amour agapé étant entre nous, nous vivions Son amour. Bien que ce n’était souvent que des échantillons de l’amour de Dieu. Même si ce n’étaient que des échantillons, ils nous avaient fait réaliser ce que nous vivrons de façon abondante, permanente, intense, une fois « la-haut ». Notre espérance s’en était trouvée fortifiée. Il ne venait à aucun d’entre nous l’idée de « regarder ailleurs », une autre femme, un autre homme car nous avions connu l’amour que Dieu a pour nous au travers de notre conjoint, et l’amour que Dieu a déposé en nous pour notre conjoint.

Parfois, nous ne connaissons l’amour de Dieu qu’au travers de nous-même …

Peu de couple vivent de cet amour agapé. Ce qui n’empêche pas que cela soit le but vers lequel tendre. Cet amour là est le fruit de l’esprit que Dieu nous donne en abondance mais qu’aucun d’entre nous ne peut produire de lui-même. L’homme et la femme ont été créés pour se démontrer l’un à l’autre l’amour que Dieu a envers nous. Et cet amour nous pouvons chaque jour le démontrer à notre conjoint.

Il ne sait peut-être pas à quel point il est aimé de Dieu …

Nous tous, l’église

Coupable

Que l’enseignement aille dans le sens de tromper son conjoint uniquement ou encore dans le sens de n’importe quelle faute grave, ou mauvais comportement de façon générale, il n’existe pas de couple qui ne souffre pas avant, pendant et après son divorce. A moins d’avoir endurci son cœur. Et encore …

Nous chrétiens, nous l’église, sommes-nous préparés à entourer un couple en difficulté ? Ou sommes-nous préparés à rechercher qui est le coupable ? Et même si l’un des deux serait « beaucoup plus coupable que l’autre », Dieu le punira-t-il à vie ?

Et est-ce à nous de désigner quelqu’un comme coupable ? Serons-nous à l’affut d’informations, c’est à dire, à l’affut de cancans, voir de calomnies, afin de pouvoir juger qui est coupable et qui ne l’est pas dans un couple ? Allons-nous participer aux différentes conversations dans le dos d’un couple en difficulté ? Cela l’aidera réellement ?

La souffrance

Généralement lorsqu’un couple parle de divorce à d’autres, c’est qu’il y a déjà pensé longuement auparavant. A moins que se soit sous l’effet de la colère, suite à un événement ponctuel et douloureux comme de venir de découvrir qu’il y avait une 3ème personne.

Ce couple n’a en tout cas pas besoin d’investigations pour savoir lequel des deux serait le plus coupable. Il n’a pas plus besoin de pitié ou de condescendance. Pas plus qu’il n’a besoin de remarques désobligeantes ou encore de nos « bons conseils tout faits » … ni d’être bombardé de versets bibliques.

Quelle qu’en soit la ou les raisons, s’il y a séparation, il y a souffrance. Même s’il peut y avoir parfois le soulagement de ne plus avoir à trop supporter.

Les enfants

Si le couple a des enfants, les enfants vont, plus que les adultes encore, souffrir.

Les parents sont soudain confrontés à la souffrance de leurs enfants, à leur propre souffrance, confrontés aux avocats, aux tribunaux, ils doivent faire matériellement face à un deuxième appartement. Concrètement avoir en double, téléphone, voiture, lit, frigo, etc, etc.

Je ne connais pas de couple chrétien qui s’est divorcé avec légèreté. La plupart se sépare après avoir TOUT essayé. Et souvent, ils se séparent avec l’idée, avec le souhait, avec la foi que tout rentrera bientôt dans l’ordre.

Bien que l’un ou les deux a pu retourner « dans le monde ». Mais même sans être chrétien, un divorce est un échec, une souffrance, une difficulté. En plus du temps et des forces qu’un déménagement prend, du temps et des forces pour entourer les enfants en souffrance, du temps et des forces pour soudain assumer seul toutes les charges d’un ménage, en plus du temps et des forces pour rechercher différentes solutions pour le quotidien et l’avenir, et souvent sur des mois, sur des années, aucun couple n’a besoin d’avoir en plus « la pression de l’église », c’est à dire d’être accusé directement ou indirectement par plusieurs. Et l’église, c’est nous tous, nous chrétiens. C’est par contre, le diviseur qui est en même temps l’accusateur …

La culpabilité

Savoir, connaitre, comprendre l’amour de DIEU, son pardon, sa grâce n’enlève pas forcement la culpabilité. Culpabilité qui n’est pas repentance.

Se repentir, c’est réaliser nos erreurs et les mettre à la lumière de DIEU. C’est alors changer de façon de penser et donc de comportement et être entièrement déculpabilisé. Changer de direction, de chemin. Réaliser nos erreurs et savoir, connaitre, comprendre que JESUS par son sacrifice à la croix les a entièrement effacées enlève le poids de la culpabilité. Si nous avions perdu l’habitude de tout remettre à DIEU, d’être connu de lui, cette culpabilité disparaitra en lui ouvrant notre coeur, et ne nous séparera plus de DIEU. Se repentir c’est en même temps pardonner à l’autre, pardonner à tous et se savoir pardonné soi-même.

C’est à nous tous chrétiens de veiller à ce que personne ne se prive de la grâce de Dieu, de veiller à ce que du non-pardon ne puisse produire de l’amertume, des disputes, etc. C’est à nous tous de pardonner à tous et de veiller à ce que tous pardonnent à tous.

C’est à nous si souvent, de nous taire, devant la souffrance des autres. Lorsqu’un couple redémarre, ce que nous n’avons pas dit à d’autres ne pourra pas venir ternir ce redémarrage …

Béréenne attitude

Deux articles de 2012, fusionnés en un, ce jour. J’ai ajouté cette phrase: « couchera avec une autre personne ou au travers de la pornographie Internet » car la pornographie Internet est un des pièges actuels toujours plus important.

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