Dans le catholicisme, lorsqu’une croyance était, et est encore, populaire et répandue, elle est alors considérée par le clergé comme la croyance à suivre,  la croyance de la majorité faisant foi, selon l’expression de saint Vincent de Lérins dans les années 400 : Il faut veiller avec le plus grand soin à tenir pour vrai ce qui a été cru partout, toujours et par tous.

Dans l’histoire, le clergé a toujours tenu compte de ce que la majorité croyait. Si dans une région du monde, la plupart des habitants avait une certaine croyance, soit elle devenait la croyance à suivre, soit elle était ‘ajoutée’ aux autres croyances. Premièrement dans les faits, dans la pratique. Des années, voir des siècles plus tard, elle devenait officielle, et était inclue dans les croyances catholiques.

Comme actuellement la Bible fait foi pour la majorité des chrétiens dans le contexte de la terre entière, le catholicisme ratifie ce qui a été cru partout, toujours et par tous. Si demain, la majorité se mettait à croire dans une autre chose qui se croit partout et par tous …

Dans l’histoire, petit à petit, le clergé catholique romain a ratifié ce que le peuple croyait. Le dernier dogme marial n’a pas été ratifié pour des raisons politiques, c’est à dire pour ses relations avec les protestants et les évangéliques, selon ses propres conclusions et analyses.  Mais ce dogme a été plusieurs fois énoncé du haut de la chair, en tout cas par Jean-Paul II.

Béréenne attitude

Question: je lisais une traduction française des écrits de Vincent de Lérin : Le Canon divin doit être interprété selon les traditions de l’Église universelle et les règles du dogme catholique. Dans les années 400, il existait déjà deux termes pour définir « Eglise universelle » ? Est-ce que quelqu’un connaitrait une autre traduction française (ou anglaise, si possible) de ses écrits?

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