Introduction de la modération

(Hébreux 13:17) Obéissez à vos conducteurs et ayez pour eux de la déférence, car ils veillent sur vos âmes comme devant en rendre compte; qu’il en soit ainsi, afin qu’ils le fassent avec joie, et non en gémissant, ce qui ne vous serait d’aucun avantage.  (Traduction Louis Segond 1910)

(Hébreux 13:17) Faites confiance à ceux qui vous dirigent et soyez-leur soumis ; en effet, ils sont là pour veiller sur vos âmes, ce dont ils auront à rendre compte. Ainsi, ils accompliront leur tâche avec joie, sans avoir à se plaindre, ce qui ne vous serait d’aucun profit. (Traduction Bible de la Liturgie)

Obéir, faire confiance ou se laisser convaincre, trois choses bien différentes, qui peuvent l’être plus encore dans leurs applications pratiques. Si la plupart des Bibles en français écrivent obéissez, la dernière Bible de la liturgie catholique a traduit  dans ce même verset, obéir par faire confiance.

(Voir le verset Hébreux 13:17 en 24 traductions françaises différentes)


Une bonne méthode

Un article de Patrick Galerneau

Face à la confusion dans les milieux chrétiens depuis des siècles concernant « l’obéissance aux conducteurs », je crois qu’il est important de bien comprendre ce que l’auteur de l’épitre aux Hébreux a voulu nous enseigner. Les Écritures se confirment et s’expliquent par les Écritures. Nos sentiments, nos émotions et nos conceptions ne doivent pas aller à l’encontre des Écritures. Dieu a transmis tout Son conseil par la Bible. Je crois que la bonne MÉTHODE d’une étude adéquate des Écritures consiste à suivre les étapes suivantes :

1- Prendre le verset que nous étudions dans son contexte.

Par exemple, il est évident que nous ne sommes pas en train de manger « physiquement » la chair de Jésus (Jn 6:50 à 63). Le verset 63 nous donne l’explication, dans le contexte, de ce que Jésus nous dit :

Jn 6:63 : C’est l’esprit qui vivifie; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont Esprit et Vie.

Le contexte d’un verset (ou d’un sujet) est souvent l’emplacement ou il se trouve dans les Écritures. Par exemple, quand on veut parler de l’Église, le Nouveau Testament est l’endroit approprié. Toutefois, même si un sujet comme l’Église doit se référer à toute la Bible, notre recherche va se concentrer dans le Nouveau Testament.

2- Le verset que nous étudions doit être confirmé, complété et équilibré par d’autres versets complémentaires.

En faisant cela, nous comprendrons mieux le PLEIN conseil de Dieu. Par exemple, dans notre présente étude sur « l’obéissance », nous allons voir que nous ne devons pas la même obéissance aux dirigeants dans le monde que dans l’Église. Nous allons voir aussi que notre définition courante de « l’obéissance aux conducteurs » n’est pas la même que celle de Dieu.

3- Il faut aussi DÉFINIR les mots qui sont employés afin de bien nous comprendre.

Cette partie est très importante et trop souvent négligée. En plus, sans être des spécialistes du Grec et de l’Hébreu, nous pouvons aujourd’hui avoir la vrai signification des mots grâce aux numéros Strong.

4- Accepter l’idée qu’il y ait des choses que nous ne comprendrons jamais pleinement.

La Bible appelle cela des « mystères ». Il y a des choses que nous pouvons comprendre avec notre intelligence et d’autres que nous devons comprendre « par la foi ». Nous ne pouvons pas « rationaliser » Dieu, ni Ses plans, ni Ses voies, ni Ses pensées. Celui qui étudie la Bible avec honnêteté finit toujours par dire : Dieu Tu es plus grand que ce que je peux comprendre !

Nous allons donc étudier le passage de Hébreux 13:17 dans cette perspective. Nous allons prendre les mots : « obéissez », « conducteurs », « déférence » et « ils veillent » et les étudier séparément, puis dans leur contexte, et enfin dans les Écritures au complet. Cela nous donnera une version plus complète de ce verset.

HÉBREUX 13:17 : Obéissez (« Peitho » (3982). Temps (5732). Voix moyenne) à vos conducteurs (« Hegeomai ». 2233) et ayez pour eux de la déférence (« Hupeiko ». 5226), car ils veillent (« Agrupneo ». 5258) sur vos âmes comme devant en rendre compte; qu’il en soit ainsi, afin qu’ils le fassent avec joie, et non en gémissant, ce qui ne vous serait d’aucun avantage.

PEITHO. OBÉISSEZ. (3982)

Le mot grec « Peitho » se trouve 55 fois dans le Nouveau Testament. C’est un mot « original », c’est à dire qu’il est le premier d’une série d’autres mots issus de lui. Pour bien comprendre ce principe, regardons la « progression » du mot « peitho » : « Peitho » signifie « persuader », ou « se laisser persuader », ou aussi « avoir confiance ».

Du mot « Peitho » sont issus plusieurs mots : 1- « Pistis » (4102) qui signifie « foi », faisant référence à la foi en Dieu. 2- « Pistos » (4103) qui signifie « fidèle », ou « être fidèle et loyal ». Ce mot parle encore de la foi en Dieu. 3- « Peithos » (3981) qui signifie « persuasifs ». Seulement trouvé dans 1 Cor 2:4.

De « Pistis » sont « sortis » 2 mots : 1- « Pisteuo » (4100) qui signifie : Croire, avoir confiance. 2- « Pistikos » (4101) qui signifie : Habile pour produire la croyance.

De « Pistos » est sorti 1 mot : 1- « Pistoo » (4104) qui signifie : Ce qui est reconnu et attesté comme étant sûr et certain.

« Peitho » a aussi été combiné avec d’autres mots comme dans : – « Peitharcheo » (3980) qui est composé du mot « Peitho » et du mot « Archo » (757). Peitharcheo signifie : Avoir confiance dans un souverain ou un supérieur.

Même si cela peut paraître un peu compliqué, je crois qu’il est nécessaire parfois de savoir creuser des puits profonds dans la Parole de Dieu. Le but de cette méthode de « forage » est de connaître et de comprendre CE QUE DIEU VEUT VRAIMENT DIRE. Il est donc important de constater que le mot « Peitho » signifie PREMIÈREMENT : Persuader, dans le sens « d’amener quelqu’un à croire quelque chose par des mots ».

C’est le mot ORIGINAL d’où est tiré le mot « FOI ».

Voila la manière dont ce mot est traduit au travers du NT : – Persuader (20 fois), – Se confier (11 fois. Avoir confiance), – Obéir (4 fois), – Apaiser (1 fois), suivre (2 fois), exhorter (1 fois), écouter (2 fois), se flatter (1 fois), avoir l’assurance (1 fois), rassurer (1 fois), chercher à convaincre (1 fois), croire (1 fois), désirer la faveur (1 fois),…

Pourtant, il est clair que le passage d’Hébreux 11:17 ne signifie pas : « Persuadez vos conducteurs » ! La « clé » de ce mot se trouve dans la manière dont il est conjugué. On parle ici de la voix active ou passive. Si je conjugue le verbe « persuader » à la voix active, je dis alors : JE persuade. C’est moi qui persuade. Si je conjugue ce verbe à la voix passive, je dis alors : JE SUIS persuadé PAR quelqu’un. Ce n’est PAS moi qui persuade mais je suis celui qui est persuadé.

Comme si cela n’était pas suffisamment compliqué, la voix qui est utilisé ici est la voix « moyenne », c’est à dire qu’elle se trouve ENTRE la voix active et la voix passive. La voix moyenne NE DIT PAS « je persuade quelqu’un », ni « je suis persuadé par quelqu’un » mais « JE ME PERSUADE MOI-MÊME ».

Ainsi, « Obéissez à vos conducteurs » devrait être traduit : Laissez-vous persuader par vos conducteurs, soyez ouverts et réceptifs à leurs enseignements, n’ayez pas une attitude « fermée » avec eux, et accepter de leur faire confiance. On est loin ici de « l’obéissance inconditionnelle » que certains dirigeants réclament des membres de leurs assemblées. Je mets ci-dessous quelques versets avec le mot Grec « peitho » dans lesquels il est traduit de manière différente.

Matthieu 27 : 20 : Les principaux sacrificateurs et les anciens persuadèrent (peitho) la foule de demander Barabbas, et de faire périr Jésus. Matthieu 27 : 43 : Il s’est confié (peitho) en Dieu; que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime. Car il a dit : Je suis Fils de Dieu. Matthieu 28 : 14 : Et si le gouverneur l’apprend, nous l’apaiserons (peitho), et nous vous tirerons de peine. Actes 5 : 40 : Ils se rangèrent (peitho) à son avis. Et ayant appelé les apôtres, ils les firent battre de verges, ils leur défendirent de parler au nom de Jésus, et ils les relâchèrent.

Ci-dessous quelques versets pour mieux comprendre la voix moyenne.

Matthieu 26 : 45 : Puis il alla vers ses disciples, et leur dit : Vous dormez maintenant, et vous vous reposez (Voix moyenne. Vous laissez le repos s’établir en vous)! Voici, l’heure est proche, et le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs. Marc 5 : 36 Mais Jésus, sans tenir compte de ces paroles, dit au chef de la synagogue : Ne crains (Voix moyenne. Ne laisse pas la crainte s’établir en toi) pas, crois seulement. Luc 12 : 15 : Puis il leur dit : Gardez-vous (Voix moyenne. Ne laissez pas l’avarice s’établir en vous) avec soin de toute avarice; car la vie d’un homme ne dépend pas de ses biens, fût-il dans l’abondance.

HEGEOMAI. A VOS CONDUCTEURS. (2233)

Voila un autre mot qui est mal compris et mal traduit ! Il est nécessaire de prendre quelques versets pour mieux comprendre le concept d’être un conducteur. Hegeomai a été trouvé dans 27 versets.

Un conducteur est : – Celui qui nourrit. – Celui qui gouverne, un chef. – Celui qui porte la parole, qui dit ce qui doit être dit. – Quelqu’un qui est considéré, estimé et apprécié pour ce qui émane de lui. – Celui qui juge. Celui qui regarde avec attention les situations, afin d’amener un jugement approprié basé sur la manière dont Dieu juge. – Celui qui aime, qui a de l’affection pour ceux que Dieu lui a confié.

Un conducteur nourrit ceux qu’il conduit. Il les enseigne et son enseignement les nourrit et les fait grandir. Ici c’est Jésus.

Matthieu 2 : 6 : Et toi, Bethléhem, terre de Juda, Tu n’es certes pas la moindre entre les principales villes de Juda, Car de toi sortira un chef (hegeomai) Qui paîtra Israël, mon peuple.

Un conducteur est un gouverneur, mais un gouverneur qui agit comme un serviteur et non comme un gouverneur qui domine. Le conducteur est en fait un SERVITEUR.

Luc 22 : 26 : Qu’il n’en soit pas de même pour vous. Mais que le plus grand parmi vous soit comme le plus petit, et celui qui gouverne (hegeomai) comme celui qui sert.

Un conducteur est celui qui amène la Parole. C’est à dire qu’il est « celui qui parle », et la Parole qu’il amène n’est pas la sienne mais celle qui vient de Dieu.

Actes 14 : 12 : Ils appelaient Barnabas Jupiter, et Paul Mercure, parce que c’était lui qui portait la parole (hegeomai).

Un conducteur est un homme normal et un frère, mais qui est considéré et apprécié par les frères et soeurs. Il ne s’établit pas lui même.

Actes 15 : 22 : Alors il parut bon aux apôtres et aux anciens, et à toute l’Eglise, de choisir parmi eux et d’envoyer à Antioche, avec Paul et Barnabas, Jude appelé Barsabas et Silas, hommes considérés (hegeomai) entre les frères.

Un conducteur juge ce qui est nécessaire pour l’édification du Corps de Christ.

2 Corinthiens 9 : 5 : J’ai donc jugé (hegeomai) nécessaire d’inviter les frères à se rendre auparavant chez vous, et à s’occuper de votre libéralité déjà promise, afin qu’elle soit prête, de manière à être une libéralité, et non un acte d’avarice.

Un conducteur considère les autres frères et soeurs comme supérieurs à lui et non inférieur. Un vrai conducteur ne considère pas les autres comme inférieur à lui. C’est la notion du serviteur.

Philippiens 2 : 3 : Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder (hegeomai) les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes.

Dans la même idée que le verset en-dessus, un conducteur ne veut pas être égal à Dieu, mais il se considère comme un serviteur.

Philippiens 2 : 6 : lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé (hegeomai) comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu,

Un conducteur regarde tous ses talents naturels et ses privilèges héréditaires comme une perte. Il veut que ce soit les talents de Christ qui grandissent en lui, et pour cela, il faut qu’il diminue et que Christ grandisse en lui.

Philippiens 3 : 7 : Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées (hegeomai) comme une perte, à cause de Christ. Philippiens 3 : 8 : Et même je regarde (hegeomai) toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout, et je les regarde (hegeomai) comme de la boue, afin de gagner Christ,

Un conducteur affectionne, c’est à dire qu’il aime, pardonne et a un vif intêret pour les frères et soeurs.

1 Thessaloniciens 5 : 13 : Ayez pour eux beaucoup d’affection (hegeomai), à cause de leur oeuvre. Soyez en paix entre vous.

Un conducteur ne considère pas les autres comme des ennemis, mais il est capable d’avertir.

2 Thessaloniciens 3 : 15 : Ne le regardez (hegeomai) pas comme un ennemi, mais avertissez-le comme un frère.

Un conducteur est capable de juger selon la Justice.

1 Timothée 1 : 12 : Je rends grâces à celui qui m’a fortifié, à Jésus- Christ notre Seigneur, de ce qu’il m’a jugé (hegeomai) fidèle, en m’établissant dans le ministère,

IL FAUT JUGER.

« Hegeomai » est parfois traduit par « juger » (2 Corinthiens 9 : 5, 1 Timothée 1 : 12). Cette notion de « jugement » doit être bien comprise afin de savoir et de comprendre la manière dont doivent juger les conducteurs. Il est évident qu‘un conducteur doit prendre des décisions. Les décisions qu’il prend sont prises avec SON jugement et son appréciation des situations.

Par exemple, pour qu’un conducteur DÉCIDE de favoriser telle chose ou d’interdire telle chose, il doit JUGER que l’une est BONNE alors que l’autre est MAUVAISE (ou moins bonne). Son jugement va alors influencer tous ceux qui l’ont pris comme référence. Il est donc de la plus haute importance que ses jugements soient établis SELON les Écritures.

Il y a beaucoup de mot, dans le Nouveau Testament, qui parlent de la notion de juger. « Hegeomai » en est un, mais nous avons 4 autres mots qui parlent du jugement.

– « Dokeo » (1380), « Phaino » (5316), « Oiomai » (3633), et Nomizo (3543).

Dokeo se réfère au jugement subjectif, qui peut ou non être conforme aux faits. Il s’agit d’un conducteur humain qui n’est pas soumis à Christ pour ses prises de décision. Ce conducteur écoute ses sentiments et ses émotions et prend ensuite des décisions. Phaino et Oiomai se réfèrent à l’apparence extérieure actuelle, généralement correcte, mais qui peut être trompeuse. Il s’agit d’un conducteur qui prend trop en considération les apparences humaines. Son jugement s’appuie sur l’apparence extérieure des gens qu’il conduit. Ce sont ses émotions qui conduisent ses décisions.

– Hegeomai (2233) et Nomizo (3543). Hegeomai dénote un jugement plus attentif et plus délibéré que Nomizo. Hegeomai « prend plus le temps » avant de prendre une décision, et analyse beaucoup plus les faits que Nomizo. Ces deux mots impliquent de juger, et de croire, en ne s’appuyant pas sur sa sensibilité ou ses sentiments, mais sur une bonne considération des éléments extérieurs, et la comparaison des faits. Il s’agit de conducteurs qui n’écoutent pas leurs émotions, mais qui cherchent sans cesse à écouter ce que Dieu dit. Ils analysent, selon les Écritures, si leur décisions vont être conformes à ce que Dieu dit.

HUPEIKO. LA DÉFÉRENCE. (5226)

Ne pas résister, laisser le chemin libre, et se rendre (comme un combattant). Vient de hupo (5259) et eiko (céder, être « faible »). Hupeiko n’a été trouvé que dans le verset de nore étude.

Hébreux 13 : 17 : Obéissez à vos conducteurs et ayez pour eux de la déférence (hupeiko),

« Hupeiko » vient confirmer ce que nous avons vu plus haut avec « Peitho ». On voit bien que l’auteur de l’épitre aux Hébreux insiste sur le fait de « faire confiance, être ouvert et ne pas opposer de résistance » à ceux qui nous enseignent.

AGRUPNEO. CAR ILS VEILLENT. (69)

Littéralement, « agrupneo » signifie : Ne pas dormir. On l’a traduit par : Veiller, être attentif et être prêt. Agrupneo a été trouvé dans 4 versets

Marc 13 : 33 : Prenez garde, veillez (agrupneo) et priez; car vous ne savez quand ce temps viendra. Luc 21 : 36 : Veillez (agrupneo) donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d’échapper à toutes ces choses qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l’homme. Ephésiens 6 : 18 : Faites en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez (agrupneo) à cela avec une entière persévérance, et priez pour tous les saints. Hébreux 13 : 17 : Obéissez à vos conducteurs et ayez pour eux de la déférence, car ils veillent (agrupneo)…

HEBREUX 13:17 « AMPLIFIÉ ».

Pour finir sur le verset d’Hébreux 13:17, je vous propose une version « amplifiée » qui essaie de tenir compte de ce que nous venons de voir

Hébreux 13: 17 :

Laissez-vous persuader par ceux qui amènent la Parole et qui vous nourrissent. Soyez ouverts et réceptifs à leurs enseignements, basés sur les Écritures. N’ayez pas une attitude « fermée » avec eux, et acceptez de leur faire confiance car leurs décisions et leurs jugements sont pris en recherchant la Sagesse qui vient de Dieu. Ne les combattez pas quand ils prouvent par leur amour et leur patience qu’ils sont comme des « veilleurs » qui ne prennent aucun repos jusqu’à ce que vous soyez parvenus à maturité. Rappelez-vous qu’ils devront rendre compte de la responsabilité que Dieu leur a confiée. Ainsi, vous ne les attristerez pas, et vous aurez mutuellement des relations harmonieuses.

Patrick Galerneau


Note de la modération: Hébreux 13:17 parle de la confiance faite aux chrétiens. (L’article ci-dessus)

Dans la lettre de Pierre, il est parlé de la soumission aux autorités « du monde », c’est à dire, des non-chrétiens. Comme le pouvoir législatif, exécutif et judiciaire et donc l’obéissance est envers les politiques et autres présidents, gouverneurs, juges, la police, etc.

1Pierre 2:11-17 Bien-aimés, je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs sur la terre, à vous abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre à l’âme. Ayez au milieu des païens une bonne conduite, afin que, là même où ils vous calomnient comme si vous étiez des malfaiteurs, ils remarquent vos bonnes oeuvres, et glorifient Dieu, au jour où il les visitera. Soyez soumis, à cause du Seigneur, à toute autorité établie parmi les hommes, soit au roi comme souverain, soit aux gouverneurs comme envoyés par lui pour punir les malfaiteurs et pour approuver les gens de bien. Car c’est la volonté de Dieu qu’en pratiquant le bien vous réduisiez au silence les hommes ignorants et insensés, étant libres, sans faire de la liberté un voile qui couvre la méchanceté, mais agissant comme des serviteurs de Dieu.

Ce qu’explique aussi Paul aux Romains au chapitre 13

Ce n’est pas pour une bonne action, c’est pour une mauvaise, que les magistrats sont à redouter. Veux-tu ne pas craindre l’autorité? Fais-le bien, et tu auras son approbation. Le magistrat est serviteur de Dieu pour ton bien. Mais si tu fais le mal, crains; car ce n’est pas en vain qu’il porte l’épée, (le pouvoir exécutif) étant serviteur de Dieu pour (pour manifester sa colère en punissant celui qui fait le mal) (traduction Segond 21). Il est donc nécessaire d’être soumis, non seulement par crainte de la punition, mais encore par motif de conscience. C’est aussi pour cela que vous payez les impôts. Car les magistrats sont des ministres-serviteurs de Dieu entièrement appliqués à cette fonction. Rendez à tous ce qui leur est dû: l’impôt à qui vous devez l’impôt, le tribut à qui vous devez le tribut, la crainte à qui vous devez la crainte, l’honneur à qui vous devez l’honneur. Ne devez rien à personne, si ce n’est de vous aimer les uns les autres; car celui qui aime les autres a accompli la loi. En effet, les commandements: Tu ne commettras point d’adultère, tu ne tueras point, tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, et ceux qu’il peut encore y avoir, se résument dans cette parole: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.0 L’amour ne fait point de mal au prochain: l’amour est donc l’accomplissement de la loi. I1 Cela importe d’autant plus que vous savez en quel temps nous sommes: c’est l’heure de vous réveiller enfin du sommeil, car maintenant le salut est plus près de nous que lorsque nous avons cru. La nuit est avancée, le jour approche. Dépouillons-nous donc des oeuvres des ténèbres, et revêtons les armes de la lumière. Marchons honnêtement, comme en plein jour, (C’est à dire, ne rien faire en cachette, en secret, de nuit, de façon dissimulée) loin des excès et de l’ivrognerie, de la luxure et de l’impudicité, des querelles et des jalousies. Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ, et n’ayez pas soin de la chair pour en satisfaire les convoitises.

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