Marc 14 (et Matthieu 26) Luc 7 Jean 12
La fête de Pâque et des pains sans levain devait avoir lieu deux jours après. Les principaux sacrificateurs et les scribes cherchaient les moyens d’arrêter Jésus par ruse, et de le faire mourir. Car ils disaient: Que ce ne soit pas pendant la fête, afin qu’il n’y ait pas de tumulte parmi le peuple. Six jours avant la Pâque
Comme Jésus était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux Un pharisien pria Jésus de manger avec lui. Jésus entra dans la maison du pharisien, et se mit à table.
(NDLR : Plus loin dans le texte de Luc, Jésus appelle ce pharisien Simon.)
Jésus arriva à Béthanie, où était Lazare, qu’il avait ressuscité des morts. Là, on lui fit un souper; Marthe servait, et Lazare était un de ceux qui se trouvaient à table avec lui.
une femme entra, pendant qu’il se trouvait à table. Elle tenait Et voici, une femme pécheresse qui se trouvait dans la ville, ayant su qu’il était à table dans la maison du pharisien, apporta  Marie, ayant pris
un vase d’albâtre, qui renfermait un parfum de nard pur de grand prix, et, ayant rompu le vase un vase d’albâtre plein de parfum une livre d’un parfum de nard pur de grand prix
elle répandit le parfum sur la tête de Jésus. et se tint derrière, aux pieds de Jésus. Elle pleurait; et bientôt elle lui mouilla les pieds de ses larmes, puis les essuya avec ses cheveux, les baisa, et les oignit de parfum. oignit les pieds de Jésus, et elle lui essuya les pieds avec ses cheveux; et la maison fut remplie de l’odeur du parfum.
Marc 14 (et Matthieu 26) Luc 7 Jean 12
Ndlr: Matthieu dit exactement la même chose que Marc. Le texte de Matthieu n’a pas été repris.Il y aurait donc deux femmes différentes. Marie, la soeur de Lazare qui oignit les pieds de Jésus 2 jours avant Pâque et une deuxième femme qui oignit la tête de Jésus 6 jours avant Pâque. Et dans la colonne du milieu, la même femme que dans la colonne de gauche.
A moins que le texte précise 2 jours avant les pains sans levain et l’autre 6 jours avant La Pâque. La Pâque était précédée de la fête des pains sans levain. (Voir aussi tout en bas de cet article ce que dit Jean)Le village est celui de Béthanie dans Matthieu, Marc et Jean, et dans toutes les synoptiques, le souper a lieu chez un dénommé Simon, dans Jean, il est parlé du fils de Simon mais est-ce le même Simon ?

Par contre, dans Jean et Marc (et Matthieu), ils éprouvent la même indignation et disent exactement la même chose: on aurait pu vendre ce parfum pour trois cents deniers et les donner aux pauvres. De plus, Jésus leur répondra à tous ces trois mêmes choses: sa sépulture, les pauvres seront toujours là, mais pas Jésus. Donc, il y aurait une seule femme.

Marc 14 (et Matthieu 26) Luc 7 Jean 12
Quelques-uns exprimèrent entre eux leur indignation: Un de ses disciples, Judas Iscariot, fils de Simon, celui qui devait le livrer, dit:
Ndlr: Qu’une femme, de plus une pécheresse, accueille mieux l’invité (Jésus) que celui qui invite (Simon) était très humiliant pour celui qui accueillait.
Marc 14 (et Matthieu 26) Luc 7 Jean 12
A quoi bon perdre ce parfum? On aurait pu le vendre plus de trois cents deniers, et les donner aux pauvres. Et ils s’irritaient contre cette femme. Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum trois cents deniers, pour les donner aux pauvres? Il disait cela, non qu’il se mît en peine des pauvres, mais parce qu’il était voleur, et que, tenant la bourse, il prenait ce qu’on y mettait.
Le pharisien qui l’avait invité, voyant cela, dit en lui-même: Si cet homme était prophète, il connaîtrait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, il connaîtrait que c’est une pécheresse. Jésus prit la parole, et lui dit: Simon, j’ai quelque chose à te dire …- Maître, parle, répondit-il. – Un créancier avait deux débiteurs: l’un devait cinq cents deniers, et l’autre cinquante. Comme ils n’avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel l’aimera le plus? Simon répondit: Celui, je pense, auquel il a le plus remis. Jésus lui dit: Tu as bien jugé.
Mais Jésus dit: Laissez-la. Pourquoi lui faites-vous de la peine? Elle a fait une bonne action à mon égard; car vous avez toujours les pauvres avec vous, et vous pouvez leur faire du bien quand vous voulez, mais vous ne m’avez pas toujours. Elle a fait ce qu’elle a pu; elle a d’avance embaumé mon corps pour la sépulture. Mais Jésus dit: Laisse-la garder ce parfum pour le jour de ma sépulture. Vous avez toujours les pauvres avec vous, mais vous ne m’avez pas toujours.
Je vous le dis en vérité, partout où la bonne nouvelle sera prêchée, dans le monde entier, on racontera aussi en mémoire de cette femme ce qu’elle a fait.
(Jésus continue de parler) Simon: Vois-tu cette femme? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as point donné d’eau pour laver mes pieds; mais elle, elle les a mouillés de ses larmes, et les a essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as point donné de baiser; mais elle,depuis que je suis entré, elle n’a point cessé de me baiser les pieds. Tu n’as point versé d’huile sur ma tête; mais elle, elle a versé du parfum sur mes pieds. C’est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés: car elle a beaucoup aimé. Puis, se tournant vers la femme, il dit à Mais celui à qui on pardonne peu aime peu. Et il dit à la femme: Tes péchés sont pardonnés.
Ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux-mêmes: Qui est celui-ci, qui pardonne même les péchés? Mais Jésus dit à la femme: Ta foi t’a sauvée, va en paix
Marc 14 (et Matthieu 26) Luc 7 Jean 12

La question s’était posée car dans l’histoire, quelqu’un avait pensé que « la femme pécheresse » ne pouvait pas être « la sage soeur de Marthe » qui avait choisi la bonne part en s’asseyant aux pieds de Jésus.

Donc il a parfois été expliqué qu’il y avait deux actions différentes, celle d’une femme pécheresse et une autre de la part de la « sage » Marie, soeur de Marthe et de Lazare. Sans ce « détail », personne ne se serait jamais posé la question, je présume.

Luc 10:38b une femme, nommée Marthe, le reçut dans sa maison. 39 Elle avait une soeur, nommée Marie, qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. 40 Marthe, occupée à divers soins domestiques, survint et dit: Seigneur, cela ne te fait-il rien que ma soeur me laisse seule pour servir? Dis-lui donc de m’aider. 41 Le Seigneur lui répondit: Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses. 42 Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée.

Les repas se déroulaient sur plusieurs heures. Aussi, c’est un même événement que tous ont relevés sans parlé d’autres conversations. Forcement, il y a eu d’autres dialogues. Jésus aurait-il manger deux repas différents à quelques jours de Pâque, et il se serait passé quasiment la même chose. (Et cette unique chose aurait été relevée?)

L’évangile de Jean, au chapitre précédent, précise que la femme au parfum est la soeur de Marthe et de Lazare:

Jean 11:1-2 Il y avait un homme malade, Lazare, de Béthanie, village de Marie et de Marthe, sa soeur. C’était cette Marie qui oignit de parfum le Seigneur et qui lui essuya les pieds avec ses cheveux, et c’était son frère Lazare qui était malade.

Mais il l’indique aussi dans la description même, de cette action.

Jean 12: Jésus arriva à Béthanie, où était Lazare, qu’il avait ressuscité des morts. Là, on lui fit un souper; Marthe servait, et Lazare était un de ceux qui se trouvaient à table avec lui. Marie, ayant pris une livre d’un parfum de nard pur de grand prix oignit les pieds de Jésus, et elle lui essuya les pieds avec ses cheveux; et la maison fut remplie de l’odeur du parfum.

L’évangile de Jean n’a pas la volonté d’être chronologique. Bien que …

Les synoptiques l’ont certainement plus. Mais elles ne vont pas aussi loin que Jean dans les observations.

Jean aurait pu connaître et aimer Marie, plus qu’un Marc ou un Luc. Il avait aussi profondément conscience de l’amour de Jésus. Il souhaitait peut-être relever l’amour de Jésus pour Marie. Et son pardon et sa considération pour une femme pécheresse. C’est aussi Jean qui écrit que Jésus pleura en voyant Marie pleurer.

(Voir l’article Jésus pleura car il n’est pas forcement précisé que Jésus pleure de voir Marie pleurer. Il est parfois compris que c’est pour la mort de son ami Lazare que Jésus a pleuré. Pourtant, le texte est clair, ce sont les juifs qui ont pensé cela mais ce n’était pas la réelle raison.)

Béréenne attitude